THURBER JAMES (1894-1961)

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Né à Colombus, dans l'Ohio. Une longue série d'échecs a déterminé sa double activité d'écrivain et de dessinateur humoristique. James Thurber suit les cours de l'université d'Ohio de 1913 à 1918, sans parvenir à obtenir de diplôme. Il se résigne alors à devenir employé du Chiffre au Département d'État, ce qui lui vaut d'être envoyé à Paris. De retour aux États-Unis, il embrasse la profession de reporter, activité qu'il abandonne pour retourner à Paris en 1924. Il espérait naïvement, comme nombre de ses compatriotes, trouver en France le climat favorable à l'éclosion de son talent d'écrivain. Il était tout juste parvenu à travailler aux éditions de Paris et de la Côte d'Azur du Chicago Tribune. Au bout de deux ans, il revient aux États-Unis, découragé, et il reprend son métier de reporter pour le compte de l'Evening Post de New York. Le premier écrit qui attire l'attention sur lui est un ouvrage qui porte un titre provocateur, Is Sex Necessary ? Il est publié en 1929.

Auparavant, la création du New Yorker, en 1927, avait joué un rôle décisif dans sa carrière. D'abord membre de l'équipe de direction, il avait fini par s'enhardir jusqu'à donner, en 1931, son premier dessin. Sa réputation d'écrivain et de dessinateur devait grossir à tel point que, de son vivant, il fut considéré comme le Mark Twain du xxe siècle. Si le fait qu'il ait finalement réussi, après tant d'efforts, à s'imposer comme écrivain ne surprend guère, son triomphe comme dessinateur humoristique apparaît comme un paradoxe. Thurber ne possédait aucune technique et cependant son style maladroit devait faire école. C'était précisément cette manière « pataude » de traiter personnages et bêtes qui a séduit les lecteurs du journal. Ce style participait étroitement du comportement maladroit de ses personnages. James Thurber mettait souvent en scène un ménage à trois : un homme, une femme et... un chien. Le caractère acariâtre de la femme justifie que l'homme reporte son affection sur l'animal. L'inspiration de Thurber repose, de toute [...]

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ROMAN GRAPHIQUE

  • Écrit par 
  • Dominique PETITFAUX
  •  • 2 283 mots

Dans le chapitre « Un genre attrape-tout ? »  : […] Mémoires de monsieur Coupandouille (1931) ; la « parabole en images » de James Thurber La Dernière Fleur (1939, conte pacifiste traduit par Albert Camus en 1952) ; les « romans hypergraphiques » ou « métagraphiques » du poète Isidore Isou, comme Les Journaux des dieux (1950). Plus près de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-graphique/#i_93018

Pour citer l’article

Marc THIVOLET, « THURBER JAMES - (1894-1961) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/james-thurber/