GANDOLFINI JAMES (1961-2013)

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L'acteur américain James Gandolfini est surtout connu pour le rôle de Tony Soprano, parrain de la mafia et père de famille, dans la série The Sopranos (Les Soprano) diffusée sur la chaîne H.B.O. de 1999 à 2007.

Les Soprano, D. Chase

Photographie : Les Soprano, D. Chase

Variation drolatique sur le film de mafia, Les Soprano, une série de David Chase (1999-2007), a marqué l'histoire du genre avec son ton innovant. Les temps ont changé, l'affrontement violent entre clans n'est plus si évident, les troubles interfamiliaux s'accumulent et le parrain est... 

Crédits : HBO/ Getty Images

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Fils d'immigrés italiens, James Gandolfini naît le 18 septembre 1961 à Westwood (New Jersey). En 1983, il obtient un diplôme en communication à l'université Rutgers de New Brunswick (New Jersey). Après avoir travaillé dans des boîtes de nuit new-yorkaises comme videur, barman et gérant, il se laisse convaincre par un ami d'assister à un cours d'art dramatique au célèbre Actors Studio. Intrigué, il décide de prendre des cours à son tour.

Avant de faire carrière au cinéma, James Gandolfini se produit à Broadway, et se fait remarquer en 1992 dans une production de la pièce de Tennessee Williams, Un tramway nommé désir, qui réunit également Alec Baldwin et Jessica Lange. La même année, il décroche ses premiers petits rôles au grand écran. En 1993, Gandolfini interprète Virgil, un mafieux qui bat sa femme dans True Romance de Tony Scott, et se spécialise par la suite dans des rôles de « durs ».

S'il poursuit une carrière au cinéma, notamment avec Dans l'ombre de Manhattan (Night Falls on Manhattan, 1996) de Sidney Lumet et Préjudice (A Civil Action, 1998) de Steven Zaillian, James Gandolfini accède au rang de star grâce à ce qui va devenir le rôle de sa vie dans Les Soprano, à partir de 1999. La série décrit la vie de deux mondes en crise : une famille et un syndicat du crime ; au cœur de ces deux mondes, le protagoniste Tony, un gangster qui ressemble à un chef d'entreprise, expose devant sa psychiatre sa nature profondément ambivalente. Oscillant entre fureur et rêverie, respectabilité et perversion, tendresse et cruauté, ce père aimant est également un époux aux infidélités à répétition. Le personnage de Tony, que sert admirablement le jeu de Gandolfini, tout en nuances, a marqué la télévision, et notamment l'histoire des séries télévisées. À trois reprises, il a remporté avec ce rôle l'Emmy Award du meilleur acteur de série dramatique. La sixième et dernière saison des Soprano s'achève en 2007.

Parallèlement, Gandolfini continue de travailler pour le cinéma. Il montre toute l'étendue de son talent dans les trois rôles très différents qu'il incarne en 2001 : un tueur à gages homosexuel dans Le Mexicain (The Mexican) de Gore Verbinski, un gardien de prison militaire nerveux dans Le Dernier Château (The Last Castle) de Rod Lurie et la victime d'un chantage dans The Barber : l'homme qui n'était pas là (The Man Who Wasn't There) des frères Coen. Il poursuit sa carrière cinématographique avec la comédie musicale Romance & Cigarettes (2006) de John Turturro, L'Attaque du métro 123 (The Taking of Pelham 123, 2009) de Tony Scott, la satire politique In the Loop (2009) d'Armando Iannucci, ou encore Max et les Maximonstres (Where the Wild Things Are, 2009) de Spike Jonze, adaptation de l'ouvrage pour enfants de Maurice Sendak.

Dans Welcome to the Rileys (2010) de Jake Scott, Gandolfini incarne un père endeuillé qui prend sous son aile une adolescente rebelle. Il interprète par la suite un producteur de documentaires télévisés des années 1970 dans le téléfilm Cinema Verite (2011) diffusé sur H.B.O., avant de revenir au grand écran avec des seconds rôles dans deux thriller à l'humour noir, Violet & Daisy (2011) de Geoffrey Fletcher et Cogan. Killing Them Softly (Killing Them Softly, 2012) d'Andrew Dominik. Gandolfini apparaît ensuite dans Not Fade Away (2012), film sur un groupe de rockeurs adolescents dans le New Jersey des années 1960, réalisé par le créateur des Soprano, David Chase, puis endosse le rôle de Leon Panetta, directeur de la C.I.A., dans Zero Dark Thirty (2012) de Kathryn Bigelow, long-métrage sur l'opération militaire américaine visant à éliminer Oussama ben Laden. Dans The Incredible Burt Wonderstone (2013) de Don Scardino, comédie sur les magiciens de Las Vegas, il tient le rôle d'un propriétaire de casino.

Gandolfini revient à Broadway en 2009 : il s'attire les éloges de la critique pour sa prestation dans God of Carnage (Le Dieu du carnage), comédie satirique et cruelle écrite par Yasmina Reza, qui fait s'affronter deux couples après une bagarre entre leurs jeunes fils.

James Gandolfini meurt le 19 juin 2013, à Rome.

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« GANDOLFINI JAMES - (1961-2013) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/james-gandolfini/