GISORS

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Au confluent de l'Epte, de la Troesne et du Révillon, Gisors n'est au xe siècle qu'un petit château féodal, sous la suzeraineté du diocèse de Rouen. Ce château occupe cependant une forte position stratégique au débouché des trois vallées. En 1097, le duc de Normandie, Guillaume le Roux, fils de Guillaume le Conquérant, entreprend sa reconstruction. Cette forteresse et la bourgade qui se développe à ses pieds constituent l'enjeu principal de la lutte qui oppose au xiie siècle les Capétiens et les Plantagenêts. Louis VII, en 1144, parvient à se faire céder Gisors et les châteaux de la vallée de l'Epte. La ville est reprise par les Normands en 1160. Philippe Auguste, profitant de la captivité de Richard Cœur de Lion, s'empare de Gisors en 1193.

Gisors : le château

Gisors : le château

Photographie

Le château de Gisors date du début du XIIe siècle et fut construit sur l'emplacement d'une motte fortifiée en 1097 par Guillaume le Roux, roi d'Angleterre et duc de Normandie. Il se compose d'une muraille d'enceinte circulaire protégée par neuf tours et d'un donjon central (Eure,... 

Crédits : L. Romano/ DeAgostini/ Getty Images

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Les traités d'Issoudun et de Louviers lui assurent la possession de la ville. C'est au centre d'une enceinte munie d'une douzaine de tours, qu'un donjon octogonal, haut d'une vingtaine de mètres, domine une motte artificielle. Il comportait quatre étages, bien marqués encore par le tracé des planchers qui les séparaient. La plate-forme de la motte est ceinturée par une chemise polygonale légèrement talutée, renforcée à chaque angle par des contreforts assez plats. Des poutres, noyées dans le blocage, assurent la cohésion de la maçonnerie. Philippe Auguste, lorsqu'il fut maître du château, fit renforcer les défenses de l'enceinte extérieure du côté de la ville. C'est à lui qu'il faut sans doute attribuer la construction de la tour du Prisonnier, gros donjon cylindrique haut de 28 mètres, qui rappelle quelque peu le donjon de Dourdan, postérieur de quelques années. Ses murs, fortement talutés, mesurent 3,90 mètres d'épaisseur. Il comporte trois étages voûtés sur croisée d'ogives ; l'étage inférieur, haut de 6 mètres, éclairé par quatre meurtrières, servait de prison ; l'étage médian, de mêmes dimensions, était armé de trois archères ; au dernier étage, la grande salle, haute de 11 mètres, présent [...]

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Thérèse CHARMASSON, « GISORS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gisors/