BORZAGE FRANK (1893-1962)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Frank Borzage

Frank Borzage
Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

photographie

Désir, de Frank Borzage

Désir, de Frank Borzage
Crédits : Paramount Pictures Corporation/ Collection privée

photographie

Afficher les 2 médias de l'article


photographie : Frank Borzage

Frank Borzage

Le réalisateur Frank Borzage dirige Joan Crawford et Alan Curtis dans une scène de Mannequin (1938). 

Afficher

Représentant le plus caractéristique du mélodrame cinématographique américain né avec Griffith et De Mille, illustré par de nombreux films de Vidor, de Wellman, de King, de Stahl et, après la guerre, de Sirk et de Daves.

photographie : Désir, de Frank Borzage

Désir, de Frank Borzage

Marlene Dietrich et Gary Cooper dans Desire (Désir, 1936), de Frank Borzage. 

Afficher

Dans les années trente, le prestige de Borzage fut immense ; il reste grand aujourd'hui auprès des historiens du cinéma, bien que la plupart de ses films soient perdus, semble-t-il. Il connaît son premier succès en 1920 avec Humoresque. En 1927, c'est un triomphe que rencontre L'Heure suprême (Seventh Heaven), émouvante histoire d'amour dans une mansarde parisienne. L'érotisme de La Femme au corbeau (The River) fait sensation en 1929. En 1932, Borzage adapte L'Adieu aux armes (A Farewell to Arms) de Hemingway. Son chef-d'œuvre, que l'on peut encore voir dans les cinémathèques, Ceux de la zone (A Man's Castle, 1934), dénonce l'énorme chômage provoqué par la dépression de 1929, mais la critique sociale baigne dans un envoûtant climat poétique. Plus optimiste, Desire (1936) doit beaucoup à Lubitsch.

Sa carrière se poursuit après la guerre, mais rien ne permet plus de distinguer Borzage d'autres vétérans d'Hollywood : Frank Lloyd, Archie Mayo, Ray Enright, Bruce Humberstone, Richard Thorpe, John Cromwell... Borzage reste pour sa peinture du couple, « si délicate et si pure, note Henri Agel, qu'elle pourrait sembler désuète en un temps qui est marqué du sceau d'Antonioni et de Bergman, mais le sourire de Borzage, son réalisme intimiste, la chaleur de ses atmosphères préservent cette délicatesse de toute fadeur ».

—  Jean TULARD

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 1 page

Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-IV-Sorbonne

Classification

Autres références

«  BORZAGE FRANK (1893-1962)  » est également traité dans :

CIVEYRAC JEAN-PAUL (1964- )

  • Écrit par 
  • René PRÉDAL
  •  • 870 mots
  •  • 1 média

Né le 24 décembre 1964 à Firminy (Loire), Jean-Paul Civeyrac va au cinéma dès son enfance. Il lit également des bandes dessinées et des romans d’aventures comme Bob Morane . Ses premiers chocs cinématographiques seront les deux palmes d’or du festival de Cannes 1979, Le Tambour (V. Schlöndorff) et Apocalypse Now (F. F. Coppola). Pendant ses études de philosophie à Lyon (1982-1986), il fréquente […] Lire la suite

Pour citer l’article

Jean TULARD, « BORZAGE FRANK - (1893-1962) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/frank-borzage/