WEYERGANS FRANÇOIS (1941- )

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À travers l'expression à la fois fragmentée et nonchalante de la difficulté à être soi, grâce au cinéma puis à la littérature, les passions artistiques ont conduit François Weyergans à l'Académie française, où il a été élu le 26 mars 2009.

Né le 2 août 1941 à Etterbeek en Belgique, François Weyergans rejoint l'équipe des Cahiers du cinéma, dans sa vingtième année.En 1962, il réalise un documentaire consacré au chorégraphe Maurice Béjart, puis un court-métrage sur le peintre flamand Jérôme Bosch et un premier long-métrage de fiction, Aline (1965), d'après le roman de Ramuz. Suit un téléfilm néerlandais sur Baudelaire. En 1968, le cinéaste commence un roman, Salomé, qui ne sera publié qu'en 2005. À partir de 1972, quatre longs-métrages lui permettent de s'affirmer comme réalisateur : Un film sur quelqu'un à propos du compositeur Pierre Henry, puis Je t'aime, tu danses, enfin Maladie mortelle (1977) et Couleur chair (1978) avec Laurent Terzieff.

Peu à peu, François Weyergans va se détourner du cinéma pour ne se consacrer qu'à la littérature. Dès 1973, il a publié un premier roman, Le Pitre, inspiré par la cure qu'il a suivie avec le psychanalyste Jacques Lacan. Il obtient de nombreux prix pour Macaire le Copte (1981), Le Radeau de la méduse (1983), La Démence du boxeur (1992, prix Renaudot) et Trois Jours chez ma mère (2005, prix Goncourt). Ce dernier livre est le deuxième volet – l'auteur s'y invente un double, François Weyergraf – d'une trilogie commencée avec Franz et François (1997) – le récit de sa relation tourmentée avec son père, Franz Weyergans – et achevée avec une histoire d'amour, Royal Romance (2012).

La difficulté d'écrire et d'honorer les contrats avec les éditeurs, le temps qui file entre les doigts, la relation privilégiée avec la mère, les aventures féminines – il imagine écrire un ouvrage au titre éloquent, Coucheries –, le sentiment de solitude, autant de thèmes autour desquels il articule l'œuvre de l'écrivain. Ainsi, en une mise en abyme dont il est coutumier, Weyergraf, le narrateur de Trois Jours chez ma mère, annonce que le récit plus ou moins a [...]

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Pour citer l’article

Véronique HOTTE, « WEYERGANS FRANÇOIS (1941- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-weyergans/