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ÉRADICATION DE LA VARIOLE

En 1948, la première réunion de l'Assemblée mondiale de la santé décide de mettre au premier plan de son programme la lutte contre la variole. En 1952, l'O.M.S. réunit à Genève un comité de quatre experts : une expérimentation internationale est entreprise. Seul le vaccin sec (c’est un produit lyophilisé) peut permettre l'éradication de la variole dans les pays tropicaux où elle est endémique.

L'œuvre entreprise par l'O.M.S. à l'échelle mondiale mobilisa des moyens considérables tant en matériel qu'en personnel. Le vaccin, thermostable, était soumis à un contrôle de conservation de la virulence très rigoureux. Le triomphe de l'O.M.S. fut éclatant. On pouvait estimer le nombre de cas de variole par an dans le monde, en 1967, à dix ou douze millions. En 1971, le dernier cas de variole sur le continent américain était observé au Brésil ; en 1975, la variole était chassée d’Asie. En 1976, on compte 915 cas en Éthiopie et 39 en Somalie ; en 1977, 5 cas au Kenya et 3 229 en Somalie ! À l'O.M.S. à Genève, la réaction est immédiate et particulièrement énergique. L'O.M.S. obtient un supplément très important de crédits exceptionnels et, le 26 octobre 1987, se déclare en Somalie le dernier cas connu de variole au monde. En mai 1980 cependant, était proclamée solennellement l'éradication mondiale de la variole.

— Robert FASQUELLE

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Écrit par

  • : professeur de microbiologie aux facultés de médecine de Paris, membre de l'Académie nationale de médecine

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

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