ENFER, marché en banque

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Le montant total des effets de commerce escomptés par un établissement bancaire et que ce dernier a le droit de présenter à la Banque de France pour les faire réescompter ne peut dépasser une certaine limite, ou « plafond ». Le réescompte des effets présentés en dépassement de celui-ci ne pouvait être admis que moyennant le paiement d'un taux très supérieur au taux normal en vigueur. La situation faite à de tels effets a été surnommée « enfer », en raison de son caractère exceptionnellement onéreux. Le terme était également utilisé pour désigner le taux d'escompte lui-même appliqué en pareil cas. Il y avait deux cercles dans cet enfer : au-delà d'un certain montant d'effets admis à l'enfer s'ouvrait en effet un « super enfer », où les taux étaient encore plus élevés. Progressivement, cependant, et notamment depuis le début des années 1970, la volonté des autorités de développer le marché monétaire a conduit les banques à se détourner de ces recours. Il suffit à la Banque de France de fixer le taux d'escompte au-dessus du taux du marché monétaire pour inciter les établissements à se refinancer sur ce dernier.

—  Georges BLUMBERG

Écrit par :

  • : licencié en droit, diplômé de l'École nationale des langues orientales vivantes, professeur à la faculté libre, autonome et cogérée d'économie et de droit, Paris

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Pour citer l’article

Georges BLUMBERG, « ENFER, marché en banque », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/enfer-marche-en-banque/