BIRNEY EARLE (1904-1995)

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La contribution de l'écrivain et éducateur canadien Earle Birney à la littérature – en particulier à la poésie – de son pays natal montre un amour profond et constant de la langue qui s'exprime à travers une œuvre riche en expérimentations.

Alfred Earl Birney naît le 13 mai 1904 à Calgary, dans les Territoires du Nord (auj. province d'Alberta). Au terme d'un cursus ponctué par de nombreuses interruptions, dictées par la nécessité de gagner sa vie et par son engagement politique (trotskiste, il sera un moment à la tête de la Socialist Workers League), il passe un doctorat à l'université de Toronto en 1936. Alors qu'il enseigne dans cet établissement de 1936 à 1942, ce poète influencé par son compatriote Edwin John Pratt, publie « David » (1942, David and Other Poems), un des sommets de son œuvre. Ce poème, qui figure dans de nombreuses anthologies, est le premier d'une longue série d'écrits qui recourent à de multiples techniques de versification pour explorer l'inquiétante nature de l'humanité et du cosmos. Earle Birney s'enrôle dans l'armée canadienne, dans laquelle il sert de 1942 à 1945. Démobilisé, il enseigne la littérature anglophone à l'université de la Colombie-Britannique de 1946 à 1962, puis occupe plusieurs postes dans l'éducation et l'édition.

Parmi les autres recueils de Birney, citons Now Is Time (1945), The Strait of Anian (1948), Near False Creek Mouth (1964) et Rag & Bone Shop (1971). Ses derniers poèmes sont marqués par un désir croissant d'expérimentation. Dans la pièce en vers Trial of a City and Other Verse (1952, révisée pour être jouée sur scène sous le titre The Damnation of Vancouver, 1977), la moderne Vancouver se voit mise en accusation par les figures héroïques qui marquèrent le passé de la ville. Earle Birney publie également deux romans : Turvey (1949), un récit picaresque centré sur la Seconde Guerre mondiale, et Down the Long Table (1955), ouvrage en partie autobiographique. Également essayiste et critique, il dirige la publication de l'anthologie Twentieth-Century Canadian Poetry (1953). Ses Collected Poems paraissent en 1975. Parmi les dernières œuvres de Birney figurent les recueils Ghost in the Wheels (1977), The Mammoth Corridors (1980), Copernican Fix (1985) et Last Makings (1991), ainsi que plusieurs pièces radiophoniques. Earle Birney meurt le 3 septembre 1995 à Toronto, en Ontario.

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Dans le chapitre « L'invention d'un paysage »  : […] Au début du xx e  siècle, les poètes canadiens se trouvaient encore sous l'influence des modèles impériaux issus des mouvances romantique et victorienne. Les vers de Bliss Carman, Charles G. D. Roberts, Duncan Campbell Scott, et Pauline Johnson chantent de façon lyrique la grandeur des paysages canadiens. Ils sont souvent imprégnés d'une spiritualité transcendantaliste. Pauline Johnson (1861-1913 […] Lire la suite

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« BIRNEY EARLE - (1904-1995) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 mai 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/earle-birney/