MIŁOSZ CZESŁAW (1911-2004)

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Né à Szetejni, en Lituanie, Miłosz passe toute sa jeunesse à Wilno (aujourd'hui Vilnius). Au cours de ses études de droit, il se lie avec le groupe poétique Tisons, dont le programme est axé sur l'engagement social et la responsabilité morale. Il publie en 1933 son premier recueil poétique, Poèmes sur le temps figé. Deux séjours successifs à Paris (1931, puis 1934-1935) lui donnent l'occasion de s'approcher d'un autre poète, son lointain cousin Oscar V. de Lubicz-Milosz. En 1936, il travaille à la radio polonaise, d'abord à Wilno, puis à Varsovie ; un deuxième recueil voit le jour : Trois Hivers. Au moment de la guerre, il entre dans la Résistance. Les poèmes écrits durant cette période sont réunis en 1945 dans Le Salut. À la fin de 1945, Miłosz est nommé conseiller culturel à Washington, puis en 1949 à Paris, où il choisit l'exil en 1951. Les années qui suivent vont être marquées par de nombreuses publications : La Pensée captive (1952), La Prise du pouvoir (1955), Sur les bords de l'Issa (1955), Traité poétique (1957), Une autre Europe (1959). En 1961, il s'installe en Californie où il enseigne la littérature et les langues slaves à l'université de Berkeley. Cette dernière période apporte plusieurs recueils poétiques : Le Roi Popiel (1962), Gustave enchanté (1965), Ville sans nom (1969), Où se couche le soleil et où il se lève (1974), ainsi que de nombreux récits ou essais : Visions de la baie de San Francisco (1969), Devoirs privés (1972), La Terre d'Ulro (1977), Le Jardin des enseignements (1979). En outre, Miłosz s'est fait connaître en tant que traducteur d'écrivains français (S. Weil, O. de Lubicz-Milosz), de poètes anglais (J. Milton, W. Blake, T. S. Eliot), et même de textes de la Bible (directement traduits du grec ou de l'hébreu). D'autres ouvrages enfin rappellent son activité de critique et d'historien de la littérature : Postwar Polish Poetry (1965), History of Polish Literature (1969) — dont il existe depuis 1986 une version française — et un recueil d'essais consacrés à Dostoïevski (Emperor of the Earth. Modes of Eccentric Vision, 1977). La consécr [...]

Milosz Czeslaw

Milosz Czeslaw

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«Siècle mien, bête mienne, qui saura / Plonger les yeux dans tes prunelles... », écrivait Ossip Mandelstam en 1923. À travers poésie, essai ou roman, l'œuvre de Milosz se veut une réponse à un tel défi. Ici, l'écrivain pendant une lecture des ses poèmes, à Cracovie. 

Crédits : Hulton Getty

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Maria DELAPERRIÈRE, « MIŁOSZ CZESŁAW - (1911-2004) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/czeslaw-milosz/