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CONCORDIA ET BELLUM (P. Puvis de Chavannes)

Concordia (La Paix) et Bellum (La Guerre) sont à l’origine du premier grand ensemble de peintures murales décoratives réalisé par Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898), entre 1861et 1882, et l’un des plus significatifs. L’artiste avait exécuté ces deux tableaux sans destination précise lorsqu’il les exposa au Salon de 1861. L’État acheta Concordia et Puvis, pour ne pas séparer les deux toiles, lui fit don de Bellum. Deux ans plus tard, il présenta deux allégories comparables, Le Travail et Le Repos, qu’il ne réussit pas à vendre. C’est alors que le conservateur du nouveau musée de Picardie que l’on bâtissait à Amiens demanda pour décorer sa galerie d’apparat les deux toiles possédées par l’État, qui s’adaptèrent sans difficulté au cadre architectural. Puvis fit alors don au musée des deux toiles qui étaient restées en sa possession, pour décorer son escalier d’honneur. On demanda au peintre plusieurs figures allégoriques destinées à compléter le décor de la galerie et de l’escalier (1864), et, pour ce dernier, un nouveau panneau, Ave Picardia Nutrix (Salut, Picardie nourricière). Enfin, des transformations architecturales ayant modifié l’éclairage, Puvis exécuta de lui-même, en 1882, une dernière composition qui fut acceptée, Ludus Pro Patria (Les Jeux pour la patrie) et mise en place en 1888.

— Barthélémy JOBERT

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Écrit par

  • : ancien élève de l'École normale supérieure, professeur à l'université de Paris-IV-Sorbonne

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Pour citer cet article

Barthélémy JOBERT. CONCORDIA ET BELLUM (P. Puvis de Chavannes) [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Article mis en ligne le et modifié le 10/02/2009