COMMERCIALISATION DES PREMIERS ORDINATEURS

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En Grande-Bretagne, une grande machine développée à l'université de Manchester, M.A.D.M. (Manchester Automatic Digital Machine), sert de prototype au Mark-1, ordinateur mis au point par la firme Ferranti et commercialisé dès 1951. En même temps, aux États-Unis, John P. Eckert et John W. Mauchly, qui avaient achevé la réalisation de l'E.N.I.A.C. (Electronic Numerical Integrator and Computer) en 1945, quittent l'université de Pennsylvanie et fondent leur entreprise pour construire et commercialiser des ordinateurs Univac (Universal Automatic Computer). Ces derniers sont conçus non seulement pour le calcul, mais aussi pour la gestion : si l'on transcrit les cartes perforées sur des bandes magnétiques, un ordinateur peut effectuer le travail des machines mécanographiques avec une vitesse bien supérieure. Toutefois, les clients sont d'abord des centres de recherche, civils ou militaires. Ces machines à tubes électroniques et aux technologies de mémoire incertaines sont en effet coûteuses (85 000 livres sterling pour le Mark-1, plusieurs centaines de milliers de dollars pour l'Univac) et peu fiables, mais elles permettent d'entreprendre des calculs inabordables auparavant.

—  Pierre MOUNIER-KUHN

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Pierre MOUNIER-KUHN, « COMMERCIALISATION DES PREMIERS ORDINATEURS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/commercialisation-des-premiers-ordinateurs/