BALKAR

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Membres d'une ethnie habitant le centre nord du Caucase — principalement dans les défilés de Baksan, de Tcheguem, de Tcherek (ou Balkar) et de Khoulam-Bezengui —, ainsi que d'autres régions de la république autonome de Kabardino-Balkarie. Les contrées où l'on trouve les Balkar en plus grand nombre sont celles de l'Elbrouz, de Tcheguem, de Sovietski et de Zol. Leur histoire est liée à celle de leurs voisins, les Karatchavaï, avec lesquels ils constituaient autrefois un seul peuple. Un document géorgien du xive siècle parle pour la première fois d'une entité balkar.

Au nombre de 85 000 d'après le recensement de 1993, les Balkar se nomment eux-mêmes Tahoulou (« montagnards »). Les habitants des gorges de Bahihan s'appelaient depuis longtemps Bahtant, ceux des gorges de Tcheguem, Theguemli (ou Tcheguemli), ceux de Terek, Holamli.

La langue balkar (kardtcho-balkar) fait partie, dans la sphère des langues turques, du groupe kiptchak (ou qipchak). Elle n'est écrite à l'aide de l'alphabet cyrillique que depuis 1924, après un court essai en caractères latins. La langue littéraire a pour base le dialecte baktchano-tcheguem, enrichi d'un grand nombre de termes russes.

Les Balkar sont essentiellement pasteurs (éleveurs de moutons, de gros bétail et de chevaux). Mais le manque de pâturages entrave le développement de l'élevage, pour lequel ils pratiquent la transhumance de mai à octobre.

Leur habitat est de type essentiellement montagnard. Ils avaient fixé leurs agglomérations dans des sites qui, inutilisables pour l'agriculture, comportaient cependant l'avantage de les prémunir contre d'éventuelles attaques. Les villages (aoul) s'étendaient sur les versants de montagnes abruptes, en terrasse et dans les vallées, le long des rivières. Des maisons de pierre à demi souterraines, d'une superficie d'environ cent mètres carrés, constituaient le centre d'une vie familiale patriarcale. Au cours des migrations saisonnières, les Balkar occupaient des campements. Avant la révolution de 1917, ils n'avaient pas de population urbaine. Depuis lors, ils on [...]


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Dans le chapitre « Les peuples non indigènes »  : […] Les autres acteurs de l'histoire et de l'espace caucasiens y sont intervenus dès le début de l'ère chrétienne pour les uns, beaucoup plus tard pour d'autres, et au xviii e  siècle pour les derniers, les Russes. Les Scythes et les Sarmates – des Iraniens qui n'ont jamais atteint l'Iran –, puis surtout leurs successeurs, les Alains, ont été repoussés vers les hautes vallées du Caucase septentriona […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/caucase/#i_37960

Pour citer l’article

Charles URJEWICZ, « BALKAR », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/balkar/