ANTANANARIVO, anc. TANANARIVE

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Capitale de Madagascar et chef-lieu de la province du même nom, Antananarivo (anciennement Tananarive) est située dans la plaine du Betsimitatatra, à 1 250 mètres d'altitude, au cœur de l'Imerina dans les hautes terres.

Madagascar : carte administrative

Carte : Madagascar : carte administrative

Carte administrative de Madagascar. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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L'agglomération prit son essor à la fin du xviiie siècle, en même temps que le royaume merina, et on y dénombre, dès 1828, 30 000 habitants groupés autour du palais (le Rova) et du marché. La ville s'est développée et comptait, en 1948, 160 000 habitants. La colonisation lui donna une impulsion nouvelle en entreprenant des travaux d'urbanisme. La Commune urbaine d'Antananarivo (C.U.A.), qui a été créée en 1995 dans le cadre de la décentralisation, regroupe six arrondissements qui comptent 1,1 million d'habitants (2005), auxquels il faut ajouter une couronne de trente communes avec 650 000 habitants. L'ensemble constitue le Grand Antananarivo. La population y est jeune, la moitié ayant moins de vingt-cinq ans.

S'il convient de rappeler l'image emblématique de la haute ville, la place prise par la ville basse et son extension sont frappantes. La haute ville garde, en effet, son caractère symbolique avec, d'une part, la restauration du palais de la reine et, d'autre part, l'installation de la résidence du président de la République dans le quartier historique de Faravohitra. La ville basse, qui a pu être perçue comme « sans âme » avec la disparition du Zoma (marché du vendredi) en 1997, a bénéficié d'importants aménagements qui ont renforcé son rôle et modifié les représentations dont elle fut l'objet. L'avenue de l'Indépendance, lieu de toutes les manifestations et principale artère de la ville, a été embellie ; l'infrastructure routière dans la plaine a permis de décongestionner l'accès au centre-ville ; et des lieux, comme le palais des sports de Mahamasina, ont affirmé l'identité de la ville.

Au fil des quartiers se côtoient monuments d'un passé ancien et bâtiments récents, rizières et maisons de brique, petites échoppes traditionnelles et centres commerciaux, gargotes et restaurants. En périphérie, le développement des zones franches, à partir des années 1990, a donné à la ville un nouvel essor.

Antananarivo associe, dans un subtil mélange, la ville et la campagne. Les rizières forment aujourd'hui encore les limites de la ville. Occupé à 40 p. 100 d'espaces naturels (lacs, jardins, etc.), Antananarivo accueille le parc de Tsarasaotra, un site classé Ramsar (zones humides), propice à la nidification des oiseaux migrateurs, et le jardin botanique de Tsimbazaza, l'un des plus importants d'Afrique subsaharienne.

Depuis le milieu des années 1990, le paysage urbain subit de profondes mutations en raison des grands projets menés pour améliorer la gestion des services urbains (eau, assainissement et voiries). Le plan vert de la C.U.A. a été lancé en 2005 afin d'œuvrer pour la préservation de l'environnement, mais aussi pour organiser le développement économique et le tourisme dans la capitale.

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  • Marie Pierre BALLARIN, 
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  • David RASAMUEL
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Dans le chapitre « La mise en valeur de la colonie (1907-1946) »  : […] Les gouverneurs généraux successeurs de Gallieni (il y en aura dix-huit entre 1905-1946, dont certains joueront un rôle important) ont eu surtout en vue la mise en valeur de la Grande Île et son développement économique. Ce qui supposait d'abord une structuration administrative efficace. On hésitera entre le système des « petites provinces » (une vingtaine), puis celui d'un véritable régionalisme […] Lire la suite

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Chantal BLANC-PAMARD, Hervé RAKOTO RAMIARANTSOA, « ANTANANARIVO, anc. TANANARIVE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 décembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/antananarivo-tananarive/