T'SERSTEVENS ALBERT (1886-1974)

le 20 septembre 1886 à Uccle en Belgique d'un père flamand et d'une mère provençale, Albert t'Serstevens, après un voyage en Égypte, s'installe en France en 1910 ; il est successivement employé de librairie, puis secrétaire d'un banquier, avant de publier en 1911 son premier ouvrage Poèmes en prose. En 1913 il rencontre Blaise Cendrars dans l'atelier du peintre Robert Delaunay : ce sera le début d'une longue amitié entre ces deux hommes qui, échangeront une correspondance au terme de laquelle, en 1972, t'Serstevens publiera L'homme que fut Blaise Cendrars.

En 1919 au sortir de trois années de mobilisation, 1e jeune écrivain fait paraître son premier roman : Les Sept parmi les hommes. Par la suite, sa production littéraire suit le rythme incessant de ses voyages : Italie, Espagne, Portugal, Équateur, Colombie, Yougoslavie, États-Unis, Chili, Mexique, îles Éoliennes, etc. À chacune de ces pérégrinations, la littérature française s'enrichit de récits : Le Vagabond sentimental (1923) ; L'Itinéraire espagnol (1933) L'Itinéraire portugais (1940) ; Mexique, pays à trois étages (1955).

Chargé de mission en 1939, t'Serstevens part pour l'Espagne, puis les Balkans et la Turquie.

Ce pèlerin passionné va ensuite vivre trois années à Tahiti, au retour desquelles il écrit les trois volumes de Tahiti et sa couronne (1950). Sa passion pour les grands aventuriers et la flibuste lui inspire également des romans comme Les Corsaires du roi (1930), L'Or du Cristobal (1936), Ceux de la mer (1937).

t'Serstevens appartient à cette génération d'écrivains de l'aventure et du voyage (Édouard Peisson, Luc Durtain, Henry de Monfreid, Blaise Cendrars) qui selon sa propre définition allaient « les mains dans les poches regarder les femmes dans les ports, les navires, les matelots, les marchandises du monde entier et la mer qui les porte, fiers d'être des hommes libres au sein du vaste monde ». Pourtant cet homme, dont les ouvrages qui appartiennent à des genres très divers (romans, récits, nouvelles, préfaces, essais, poèmes) sont toujours remarquables par la chaleur du style et la puissance de l'imagination, se défendit toujours d'être un homme de lettres.

—  Paul MORELLE

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Paul MORELLE, « T'SERSTEVENS ALBERT - (1886-1974) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/albert-t-serstevens/