200289e Tour de France

Départ

Luxembourg, 6 juillet

Arrivée

Paris (Champs-Élysées), 28 juillet

Nombre d'équipes au départ

21

Nombre de coureurs au départ

189

Nombre de coureurs classés

153

Nombre d'étapes

20

Distance totale

3 276 km

Moyenne du vainqueur

39,909 km/h (moyenne de Lance Armstrong)

Podium

1. Pas de vainqueur (Lance Armstrong, équipe U.S. Postal, États-Unis, premier en 82 h 5 min 12 s, a été disqualifié en 2012 et sa victoire n’a pas été réattribuée) 2. Joseba Beloki (équipe Once, Espagne), à 7 min 17 s 3. Raimondas Rumsas (équipe Lampre, Lituanie), à 8 min 17 s

Classement par points

Robbie McEwen (équipe Lotto, Australie)

Meilleur grimpeur

Laurent Jalabert (équipe C.S.C.-Tiscali, France)

Classement par équipes

Once

La course

C'est en immense favori que l'Américain Lance Armstrong, vainqueur des trois précédentes éditions, se présente au départ du Tour. L'Allemand Jan Ullrich, qui fut le seul à tenter de contester sa domination en 2000 et en 2001, blessé et de plus suspendu en raison d'un contrôle antidopage positif qui a révélé qu'il avait absorbé des amphétamines, est absent. Les autres concurrents semblent évoluer un cran au-dessous.

Lance Armstrong remporte le prologue. La victoire de la formation Once dans la quatrième étape (Épernay - Château-Thierry, 67,5 km contre la montre par équipes) permet à l'Espagnol Igor Gonzalez de Galdeano de revêtir le maillot jaune, qu'il conservera jusqu'au terme de la dixième étape. La neuvième étape (Lanester-Lorient, 52 km contre la montre) réserve une surprise : pour la première fois depuis 1999, Lance Armstrong est battu lors d'un grand contre la montre individuel dans le Tour ; le Colombien Santiago Botero le devance de 11 secondes. L'Américain faiblirait-il ?

Il apporte la réponse dès la première étape pyrénéenne (onzième étape, Pau-La Mongie, 158 km) : un de ses coéquipiers, l'Espagnol Roberto Heras, imprime un train sévère dans la montée finale, Lance Armstrong accélère encore et remporte l'étape devant l'Espagnol Joseba Beloki (à 7 s). Le lendemain, entre Lannemezan et le plateau de Beille (199,5 km), l'Américain s'impose de nouveau. Si son avance sur le deuxième du classement général, Beloki, ne se monte encore qu'à 2 min 28 s, son quatrième succès dans la Grande Boucle ne fait plus guère de doute.

Dès lors, les autres concurrents ne se disputent plus que les accessits : le Français Laurent Jalabert, qui a annoncé le 16 juillet que sa retraite sportive interviendrait à la fin de l'année, assure son maillot à pois de meilleur grimpeur et peut mesurer son immense popularité ; son compatriote Richard Virenque remporte un beau succès au mont Ventoux (quatorzième étape) ; le Colombien Santiago Botero en fait de même aux Deux-Alpes (quinzième étape). Lance Armstrong met un point d'honneur à gagner le dernier contre la montre (dix-neuvième étape, Régnié-Durette - Mâcon, 50 km), devant le surprenant Lituanien Raimondas Rumsas (à 57 s).

Lance Armstrong remporte le Tour de France pour la quatrième fois consécutivement. Jamais sa domination ne fut aussi nette. Malheureusement, une affaire de dopage, mettant en cause le Lituanien Raimondas Rumsas, troisième de l'épreuve, gâte une nouvelle fois la fête.

En octobre 2012, à la suite du rapport de l’Agence américaine antidopage (Usada) démontrant que Lance Armstrong s’était dopé, l’Américain sera disqualifié par l’U.C.I. et sa victoire ne sera pas réattribuée.

Le cyclisme cette année-là

Mario Cipollini (Italie) gagne Milan-San Remo et, à Zolder (Belgique), devient champion du monde sur route.

Paolo Bettini (Italie), vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, remporte la Coupe du monde.

Michele Bartoli (Italie) gagne l'Amstel Gold Race et le Tour de Lombardie.

—  Pierre LAGRUE

Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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Pour citer l’article

Pierre LAGRUE, « 2002 - 89e Tour de France », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/2002-89e-tour-de-france/