197259e Tour de France

Départ

Angers, 1er juillet

Arrivée

Paris (La Cipale, Vincennes), 23 juillet

Nombre d'équipes au départ

12

Nombre de coureurs au départ

132

Nombre de coureurs classés

88

Nombre d'étapes

20

Distance totale

3 846 km

Moyenne du vainqueur

35,514 km/h

Podium

1. Eddy Merckx (équipe Molteni, Belgique), 108 h 17 min 18 s 2. Felice Gimondi (équipe Salvarani, Italie), à 10 min 41 s 3. Raymond Poulidor (équipe Gan-Mercier, France), à 11 min 34 s

Classement par points

Eddy Merckx (équipe Molteni, Belgique)

Meilleur grimpeur

Lucien Van Impe (équipe Sonolor-Lejeune, Belgique)

Classement par équipes

Gan-Mercier

La course

Ce cinquante-neuvième Tour de France se présente comme un duel entre le Belge Eddy Merckx et l'Espagnol Luis Ocaña. Le premier a vécu son troisième succès dans la Grande Boucle, en 1971, avec une certaine frustration, en raison de l'abandon du second, lequel estime de son côté que, sans sa chute, il se serait imposé.

Lors de la première semaine de course, dans la plaine, le véritable adversaire d'Eddy Merckx est le Français Cyrille Guimard, vainqueur de la première étape (Angers-Saint-Brieuc, 235,5 km), ce qui lui permet de ravir le maillot jaune au Belge, qui avait remporté le prologue. Merckx reprend son bien à l'issue de la troisième étape (un circuit de 16,2 km contre la montre par équipes autour de Merlin-Plage remporté par sa formation, Molteni), mais le Français s'impose le lendemain à Royan, et retrouve le maillot jaune, qu'il conserve jusqu'au pied des Pyrénées.

Cyrille Guimard est un sprinter, et son aventure devrait prendre fin dès que la route va s'élever. Mais il montre d'autres qualités lors de la première étape pyrénéenne (septième étape, Bayonne-Pau, 220,5 km), remportée par le Français Yves Hézard : il suit les meilleurs dans les cols, se classe deuxième, et conserve son maillot jaune. De son côté, Luis Ocaña, retardé par une chute, a perdu 1 min 45 s sur les favoris. Le lendemain, entre Pau et Luchon (163,5 km), Eddy Merckx, vainqueur de l'étape, reprend le maillot jaune. Il le conservera jusqu'à Paris.

Eddy Merckx et Cyrille Guimard se partagent les étapes alpestres : le premier s'impose à Briançon (treizième étape) et Valloire (premier tronçon de la quatorzième étape, alors que Luis Ocaña abandonne dans le Galibier) ; le second, à Aix-les-Bains (second tronçon de la quatorzième étape) et au mont Revard (quinzième étape). Les positions semblent dès lors bien établies : Eddy Merckx tient son quatrième succès dans la Grande Boucle ; Cyrille Guimard fera un brillant dauphin, et se verra remettre le maillot vert du vainqueur du classement par points. Malheureusement, ce dernier, victime d'une tendinite, est contraint à l'abandon deux jours avant l'arrivée. Sur le podium du Tour, Eddy Merckx, entouré de l'Italien Felice Gimondi, deuxième, et du Français Raymond Poulidor, troisième, remet symboliquement le maillot vert dont il a hérité à Cyrille Guimard.

Le cyclisme cette année-là

Raymond Poulidor (France) gagne Paris-Nice pour la première fois.

Eddy Merckx (Belgique) remporte Milan-San Remo, Liège-Bastogne-Liège, la Flèche wallonne et le Tour de Lombardie. Il s'impose également dans le Giro, réalisant pour la deuxième fois le doublé Giro-Tour de France. Le 25 octobre, à Mexico, il bat le record de l'heure (49,431 km).

Roger De Vlaeminck (Belgique) gagne Paris-Roubaix.

À Gap (France), Marino Basso (Italie) devient champion du monde sur route.

À Munich, Daniel Morelon (France) est champion olympique de vitesse pour la seconde fois.

—  Pierre LAGRUE

Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

Classification

Pour citer l’article

Pierre LAGRUE, « 1972 - 59e Tour de France », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 août 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/1972-59e-tour-de-france/