195239e Tour de France

Départ

Brest, 25 juin

Arrivée

Paris (Parc des Princes), 19 juillet

Nombre d'équipes au départ

12

Nombre de coureurs au départ

122

Nombre de coureurs classés

78

Nombre d'étapes

23

Distance totale

4 827 km

Moyenne du vainqueur

31,871 km/h

Podium

1. Fausto Coppi (Italie), 151 h 57 min 20 s 2. Constant Ockers (Belgique), à 28 min 17 s 3. Bernardo Ruiz (Espagne), à 34 min 38 s

Meilleur grimpeur

Fausto Coppi (Italie)

Classement par équipes

Italie

La course

Des absents de marque au départ de ce trente-neuvième Tour de France : les deux derniers vainqueurs, les Suisses Ferdi Kubler et Hugo Koblet, ainsi que le Français Louison Bobet. Mais une présence inédite dans le peloton, dont l'importance va grandir au fil des années : celle de la télévision. Placée sous l'autorité de Pierre Sabbagh, une équipe filme la course ; dès le lendemain, un résumé de l'étape, préparé et commenté par Georges de Caunes, est proposé lors du journal de la mi-journée de la R.T.F.

Durant la première semaine de course, l'équipe de France s'acharne à défendre le maillot jaune de Nello Lauredi (qui s'en est emparé au terme de la troisième étape, Le Mans-Rouen, 189 km), au grand dam de Raphaël Geminiani, le « Grand Fusil », qui estime qu'il s'agit-là d'une inutile dépense d'énergie. Le peloton aborde la montagne à l'occasion de la dixième étape (Lausanne - L'Alpe-d'Huez, 266 km) : pour la première fois, les coureurs sont invités à gravir les pentes de L'Alpe-d'Huez, dont les célèbres lacets deviendront plus tard un des hauts lieux de la Grande Boucle. L'Italien Fausto Coppi s'impose au sommet, devant le Français Jean Robic et le Belge Constant Ockers, et revêt le maillot jaune. La onzième étape, entre Bourg-d'Oisans et Sestrières, propose un menu copieux (Croix-de Fer, Télégraphe, Galibier, Montgenèvre et montée finale vers Sestrières, 182 km). Coppi porte son attaque à une dizaine de kilomètres du sommet du Galibier et s'en va seul : le deuxième, l'Espagnol Bernardo Ruiz, concède plus de 7 minutes à l'arrivée. Le campionissimo vient de réaliser l'un de ses plus beaux exploits, et le Tour est joué. Les organisateurs en ont conscience, au point qu'ils doublent le montant de la somme attribuée au deuxième du classement général !

Jean Robic, brillant dans le Ventoux, s'impose en Avignon (quatorzième étape), Raphaël Geminiani à Bagnères-de-Bigorre (dix-septième étape), Coppi à Pau (dix-huitième étape).

Le campionissimo réussit une ultime performance de choix lors de la vingt et unième étape (Limoges-le Puy de Dôme, 245 km) : dans la montée du Puy de Dôme, il accélère, rejoint les rescapés d'une échappée, les passe « tel un bolide ou plutôt une sorte de Martien monté sur un vélo » (Raphaël Geminiani) et s'impose. Cette année-là, Coppi était imbattable. Il réalise son second doublé Giro-Tour de France.

Le cyclisme cette année-là

Louison Bobet (France) gagne Paris-Nice et le Grand Prix des nations.

Rik Van Steenbergen (Belgique) remporte Paris-Roubaix pour la seconde fois.

Ferdi Kubler (Suisse) gagne Liège-Bastogne-Liège et la Flèche wallonne.

Sur le circuit de Luxembourg, un quasi-inconnu, l'Allemand Heinz Müller, devient champion du monde sur route.

—  Pierre LAGRUE

Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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Pour citer l’article

Pierre LAGRUE, « 1952 - 39e Tour de France », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/1952-39e-tour-de-france/