195037e Tour de France

Départ

Paris, 13 juillet

Arrivée

Paris (Parc des Princes), 7 août

Nombre d'équipes au départ

14

Nombre de coureurs au départ

116

Nombre de coureurs classés

51

Nombre d'étapes

22

Distance totale

4 775 km

Moyenne du vainqueur

32,778 km/h

Podium

1. Ferdi Kubler (Suisse), 145 h 36 min 56 s 2. Constant Ockers (Belgique), à 9 min 30 s 3. Louison Bobet (France), à 22 min 19 s

Meilleur grimpeur

Louison Bobet (France)

Classement par équipes

Belgique

La course

Un forfait d'importance au départ du Tour : celui de l'Italien Fausto Coppi, victime d'une chute au cours du Giro, qui lui a occasionné une fracture du col du fémur. À trente-six ans, Gino Bartali endosse donc une nouvelle fois les habits de leader de la Squadra Azzurra.

Le Français Bernard Gauthier connaît l'honneur de porter le maillot jaune pendant sept jours, avant que la course n'aborde la montagne.

Un incident important se produit lors de la onzième étape, Pau - Saint-Gaudens (230 km) : dans la montée du col d'Aspin, Gino Bartali, Louison Bobet et Jean Robic sont victimes d'une chute provoquée par des spectateurs ; certains, ivres, profèrent des menaces envers l'Italien, qui se sent agressé et craint pour sa sécurité. Cela ne l'empêche pas de remporter l'étape, alors que Fiorenzo Magni, le leader des Cadetti italiens, s'empare du maillot jaune. Bartali, furieux, décide de quitter la course. Sa santé, sa vie sont en jeu, déclare-t-il. Certains penseront qu'il craignait surtout de voir Fiorenzo Magni remporter le Tour... Malgré les efforts d'Alfredo Binda et de Jacques Goddet, le Toscan demeure intraitable. Il ne prendra pas le départ à Saint-Gaudens et tous les Italiens devront se retirer. Y compris Magni, qui abandonne son maillot jaune. Dans ce climat, les organisateurs décident que la quinzième étape, qui devait pousser jusqu'à San Remo, en Italie, s'achèvera à Menton.

Si le Suisse Ferdi Kubler, chevaleresque, refuse de porter le maillot jaune entre Saint-Gaudens et Perpignan, il est bien le nouveau leader de la Grande Boucle. Entre Perpignan et Nîmes (treizième étape, 215 km), sous la canicule, Ferdi Kubler et le Belge Constant Ockers déclenchent l'offensive, Louison Bobet et Raphaël Geminiani, les deux leaders de l'équipe de France, concèdent plus de 10 minutes. Dès avant les Alpes, ils ont perdu le Tour. Geminiani s'imposera à Gap et Saint-Étienne (dix-septième et dix-neuvième étapes), Bobet à Briançon (dix-huitième étape, par l'Izoard), mais leur retard était trop important.

Ferdi Kubler confirme sa supériorité dans le contre la montre entre Lyon et Saint-Étienne (vingtième étape, 98 km), et remporte le Tour de France.

Le cyclisme cette année-là

Gino Bartali (Italie) gagne Milan-San Remo (pour la quatrième fois).

Fausto Coppi (Italie) remporte Paris-Roubaix et la Flèche wallonne.

Le Suisse Hugo Koblet est le premier non-Italien vainqueur du Giro.

À Moorslede (Belgique), Alberic Schotte (Belgique) est champion du monde sur route pour la seconde fois.

—  Pierre LAGRUE

Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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Pour citer l’article

Pierre LAGRUE, « 1950 - 37e Tour de France », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 août 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/1950-37e-tour-de-france/