194936e Tour de France

Départ

Paris, 30 juin

Arrivée

Paris (Parc des Princes), 24 juillet

Nombre d'équipes au départ

13

Nombre de coureurs au départ

120

Nombre de coureurs classés

55

Nombre d'étapes

21

Distance totale

4 808 km

Moyenne du vainqueur

32,119 km/h

Podium

1. Fausto Coppi (Italie), 149 h 40 min 49 s 2. Gino Bartali (Italie), à 10 min 55 s 3. Jacques Marinelli (équipe Île-de-France, France), à 25 min 13 s

Meilleur grimpeur

Fausto Coppi (Italie)

Classement par équipes

Italie

La course

Le sort du Tour de France se joua peut-être cette année-là... le 16 juin à Milan, et le grand vainqueur de cette édition se nomme sans doute Alfredo Binda. Fausto Coppi a remporté le Giro pour la troisième fois, mais, sur le Tour, Gino Bartali demeure le tenant du titre. Alfredo Binda, le patron de la Squadra Azzurra, réussit donc la performance de faire cohabiter les deux campionissimi, alors au plus fort de leur rivalité, au sein de l'équipe italienne : ce 16 juin, les deux hommes signent un document précisant les droits et devoirs de chacun, une « paix armée ».

Mais Coppi, novice sur la Grande Boucle, est dérouté par les événements : entre Rouen et Saint-Malo (cinquième étape, 293 km), il est décroché ; malgré l'aide de Bartali, il concède quelque 18 minutes et se trouve relégué à plus d'une demi-heure de l'étonnant Français Jacques Marinelli au classement général.

Au sortir des Pyrénées, où le Français Jean Robic s'est illustré en remportant la onzième étape (Pau-Luchon, 193 km, avec au programme les cols d'Aubisque, du Tourmalet, d'Aspin et de Peyresourde), le maillot jaune est sur les épaules de Fiorenzo Magni, de l'équipe des Cadetti italiens.

C'est dans les Alpes que la décision va se faire. Entre Cannes et Briançon (seizième étape, 275 km), Coppi et Bartali prennent les devants dès les premières pentes de l'Izoard ; il semble que Coppi aurait pu distancer Bartali. Mais, en vertu du « pacte » de Milan, il n'attaque pas son aîné, qui fête ses trente-cinq ans ce 18 juillet, et lui laisse à l'arrivée victoire et maillot jaune. Le lendemain, entre Briançon et Aoste (257 km), les deux hommes s'échappent dans le col du Petit-Saint-Bernard ; Bartali est victime d'une crevaison et chute ; Binda autorise Coppi à forcer son allure. Ce dernier triomphe à Aoste avec plus de 5 minutes d'avance sur Bartali, alors que tous leurs opposants concèdent plus de 10 minutes. Coppi s'impose encore dans le contre la montre entre Colmar et Nancy (vingtième étape, 137 km). Il remporte la Grande Boucle avec plus de 10 minutes d'avance sur Bartali. Pour la première fois, un champion réalise le doublé Giro-Tour de France.

Le cyclisme cette année-là

En plus du Giro et du Tour, Fausto Coppi remporte Milan-San Remo (pour la troisième fois), le Tour de Lombardie (pour la quatrième fois) et est champion du monde de poursuite.

François Mahé (France), premier sur le vélodrome mais qui n'a pas emprunté le bon parcours en raison d'une erreur des commissaires, et Serse Coppi (Italie), vainqueur du sprint du peloton, sont classés premiers ex aequo de Paris-Roubaix.

À Copenhague, Rik Van Steenbergen (Belgique) devient champion du monde sur route.

—  Pierre LAGRUE

Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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Pour citer l’article

Pierre LAGRUE, « 1949 - 36e Tour de France », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/1949-36e-tour-de-france/