TCHÈQUE RÉPUBLIQUE, chronologie contemporaine

 

2019

16-17 novembre 2019
République tchèque – Slovaquie. Célébration du trentième anniversaire de la « révolution de velours ».

Le 16, deux cent mille Tchèques, et le 17, dix mille Slovaques célèbrent le trentième anniversaire de la « révolution de velours » – qui a conduit à la chute du régime communiste tchécoslovaque – en manifestant contre leurs gouvernements respectifs accusés de corruption et de populisme. […] Lire la suite

4-23 juin 2019
République tchèque. Manifestations contre le Premier ministre Andrej Babiš.

Le 4, cent vingt mille personnes, selon les initiateurs de la plateforme civique « Million de moments pour la démocratie », manifestent à Prague contre le Premier ministre Andrej Babiš qui est soupçonné de conflit d’intérêts et de fraudes aux subventions européennes. Bruxelles lui réclame le remboursement de 17,4 millions d’euros de subventions. Il s’agit du cinquième – et du plus imposant – rasse […] Lire la suite

2018

6-30 juin 2018
République tchèque. Nomination du deuxième gouvernement d’Andrej Babiš.

Le 6, le président Miloš Zeman nomme de nouveau Andrej Babiš au poste de Premier ministre. Nommé une première fois en décembre 2017, à la suite des élections législatives d’octobre remportées par son parti, l’Action des citoyens mécontents (ANO, populiste), il avait été victime d’une motion de censure en janvier. Chargé de former un nouveau gouvernement, il a conclu un accord de coalition avec le  […] Lire la suite

12-27 janvier 2018
République tchèque. Réélection du président Miloš Zeman.

Les 12 et 13 se tient le premier tour de l’élection présidentielle à laquelle le président pro-russe et anti-immigration Milos Zeman se présente comme candidat du Parti des droits civiques (centre gauche). Il obtient 38,6 p. 100 des suffrages, contre 26,6 p. 100 pour le candidat indépendant Jiří Drahoš, président de l’Académie des sciences, soutenu par deux formations pro-européennes de centre dro […] Lire la suite

2017

20-21 octobre 2017
République tchèque. Victoire du populiste Andrej Babiš aux élections législatives.

Les 20 et 21, l’Alliance des citoyens mécontents (populiste) d’Andrej Babiš, en fort progrès, remporte les élections législatives avec 29,6 p. 100 des suffrages et 78 sièges sur 200. Le Parti démocratique civique (conservateur) de Petr Fiala, également en progrès, obtient 11,3 p. 100 des voix et 25 élus. Le Parti pirate d’Ivan Bartoš – 10,8 p. 100 des suffrages et 22 députés – fait son entrée au P […] Lire la suite

2-5 mai 2017
République tchèque. Crise entre le Premier ministre Bohuslav Sobotka et son ministre Andrej Babiš.

Le 2, le Premier ministre social-démocrate Bohuslav Sobotka annonce la démission de son gouvernement de coalition. Il entend former un nouveau cabinet dont serait exclu le ministre des Finances, l’oligarque Andrej Babiš, qu’il soupçonne d’évasion fiscale. L’Alliance des citoyens mécontents (populiste), que dirige Andrej Babiš, est favorite dans les intentions de vote en vue des élections législati […] Lire la suite

2014

17-29 janvier 2014
République tchèque. Nomination d'un gouvernement de coalition centriste.

Le 17, le président Miloš Zeman nomme à la tête du gouvernement le chef du Parti social-démocrate Bohuslav Sobotka, victorieux des élections législatives d'octobre 2013.Le 29, le gouvernement de Bohuslav Sobotka entre en fonctions. Il regroupe le Parti social-démocrate, l'Alliance des citoyens mécontents (centre droit) du milliardaire Andrej Babiš, nommé premier vice-président du gouvernement, en  […] Lire la suite

2013

25-26 octobre 2013
République tchèque. Victoire du Parti social-démocrate aux élections législatives.

Les 25 et 26 se déroulent les élections législatives anticipées, organisées à la suite de la démission du gouvernement de Petr Nečas en juin 2013. Le Parti social-démocrate de Bohuslav Sobotka arrive en tête, avec 20,5 p. 100 des suffrages et 50 sièges sur 200. L'Alliance des citoyens mécontents (centre droit) du milliardaire Andrej Babiš, fondée en 2011, crée la surprise en obtenant 18,7 p. 100 d […] Lire la suite

7-20 août 2013
République tchèque. Dissolution de la Chambre des députés.

Le 7, la Chambre des députés refuse la confiance au Premier ministre Jiří Rusnok, nommé par le président Miloš Zeman en juin en remplacement de Petr Nečas, démissionnaire. Jiří Rusnok présente sa démission. Le 20, la Chambre des députés vote sa dissolution par 140 voix contre 7. Le chef de l'État annonce la convocation d'élections législatives anticipées en octobre.  […] Lire la suite

17-25 juin 2013
République tchèque. Démission du Premier ministre Petr Nečas.

Le 17, Petr Nečas, Premier ministre depuis juillet 2010, présente la démission de son gouvernement. Sa décision intervient à la suite de l'arrestation de sa directrice de cabinet Jana Nagyova, inculpée de corruption et d'abus de pouvoir pour avoir fait suivre l'épouse du Premier ministre – qui est en cours de divorce – en usant des services du renseignement militaire. Petr Nečas démissionne égalem […] Lire la suite

11-26 janvier 2013
République tchèque. Élection de Milos Zeman à la présidence.

Les 11 et 12 se déroule le premier tour de l'élection présidentielle, disputée pour la première fois au suffrage universel direct – le chef de l'État était auparavant élu par le Parlement. L'ancien Premier ministre pro-européen Milos Zeman (Parti social-démocrate, C.S.S.D.) arrive en tête avec 24,2 p. 100 des suffrages, devant le ministre des Affaires étrangères sortant, le conservateur Karel Schw […] Lire la suite

2010

27 juin 2010
République tchèque. Nomination du conservateur Petr Nečas au poste de Premier ministre.

Le président Václav Klaus annonce qu'il charge Petr Nečas, élu le 20 juin à la tête du Parti démocratique civique (conservateur), de former le gouvernement. L'ancien Premier ministre Mirek Topolánek avait été renversé en mars 2009 par une motion de censure. Le Parti démocratique civique, TOP 09 et Veci Verejne, qui disposent de 118 sièges sur 200 au Parlement, s'étaient entendus, à l'issue des éle […] Lire la suite

28-29 mai 2010
République tchèque. Victoire de la droite aux élections législatives.

Les 28 et 29 se déroulent les élections législatives à l'issue desquelles le Parti social-démocrate de l'ancien Premier ministre Jirí Paroubek arrive en tête, avec 22,1 p. 100 des suffrages et 56 sièges sur 200, tout en subissant un grave revers. Le Parti démocratique civique (conservateur) de Petr Nečas enregistre un recul encore plus net avec 20,2 p. 100 des voix et 53 élus. La droite sort major […] Lire la suite

2009

29 octobre-3 novembre 2009
République tchèque – Union européenne. Difficile ratification du traité de Lisbonne.

Le 29, réunis à Bruxelles lors d'un Conseil européen, les chefs d'État et de gouvernement des Vingt-Sept acceptent la dérogation à la Charte des droits fondamentaux réclamée par le président tchèque eurosceptique Václav Klaus avant de signer le traité de Lisbonne. Au lendemain du référendum irlandais du 3 octobre, le président Klaus demandait une « exemption similaire » à celle qui a été accordée  […] Lire la suite

6 mai 2009
République tchèque – Union européenne. Approbation du traité de Lisbonne.

Le 6, le Sénat approuve le traité de Lisbonne destiné à réformer les institutions européennes par 54 voix sur 81, après les députés – 125 voix pour et 61 voix contre – en février. La République tchèque, qui préside l'Union européenne de janvier à juin 2009, est le dernier pays à se prononcer sur le texte. Celui-ci doit encore être signé par le président Václav Klaus, eurosceptique, qui laisse plan […] Lire la suite

26 mars-9 avril 2009
République tchèque. Chute du gouvernement de Mirek Topolánek.

Le 26, alors que la République tchèque préside l'Union européenne jusqu'à la fin de juin 2009, le Premier ministre Mirek Topolánek présente sa démission deux jours après le vote d'une motion de censure au Parlement qui sanctionne sa gestion passive de la crise économique. Le chef du gouvernement de coalition, au pouvoir depuis janvier 2007, est critiqué pour n'avoir approuvé un plan de relance d'u […] Lire la suite

2007

19 janvier 2007
République tchèque. Investiture d'un gouvernement de coalition.

Sept mois après les élections législatives qui n'avaient pas départagé la droite et la gauche, le Parlement investit le gouvernement de coalition de Mirek Topolánek, chef du Parti démocratique civique (O.D.S., droite libérale) et Premier ministre provisoire depuis août 2006. L'investiture, qui lui avait été refusée une première fois en octobre 2006, est obtenue grâce à la décision de deux transfug […] Lire la suite

2006

3-28 octobre 2006
République tchèque. Renforcement des libéraux.

Le 3, le gouvernement libéral de Mirek Topolánek, formé en septembre, n'obtient pas la confiance du Parlement, où la droite et la gauche détiennent chacune 100 sièges sur 200 depuis les élections législatives de juin. Le président de la République Václav Klaus décide de maintenir le gouvernement en fonction jusqu'aux élections municipales et sénatoriales de la fin du mois. Le 28, l'O.D.S. (droite  […] Lire la suite

4 septembre 2006
République tchèque. Nomination d'un gouvernement libéral minoritaire.

Le 4, le président Václav Klaus nomme le gouvernement de transition dirigé par Mirek Topolánek, chef du Parti de l'action civique (O.D.S., droite libérale). Ce cabinet est le premier, depuis le retour du pays à la démocratie en 1989, à ne pas disposer de majorité parlementaire, la droite et la gauche disposant du même nombre de sièges au Parlement depuis les élections législatives de juin.  […] Lire la suite

2-3 juin 2006
République tchèque. Victoire de l'opposition libérale aux élections législatives.

Les 2 et 3 se déroulent des élections législatives marquées par un changement d'équilibre politique. Le Parti démocratique civique (O.D.S., droite), formation fondée par le président Václav Klaus, remporte le scrutin avec 35,4 p. 100 des suffrages et 81 sièges sur 200 (+ 23 par rapport au scrutin de juin 2002). Il devance le Parti social-démocrate du Premier ministre Jiří Paroubek, au pouvoir depu […] Lire la suite

2004

26 juin 2004
République tchèque. Démission du Premier ministre.

À la suite de l'échec du Parti social-démocrate (C.S.S.D.) lors des élections européennes, Vladimír Špidla, contesté au sein même de sa formation, démissionne de ses fonctions de Premier ministre, qu'il exerçait depuis juin 2002, et de président du C.S.S.D.Le 26 juillet, le président Václav Klaus nommera le ministre de l'Intérieur sortant, Stanislav Gross, également président par intérim du C.S.S. […] Lire la suite

1er mai 2004
Union européenne. Naissance de l'Europe des Vingt-Cinq.

Les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'Union européenne participent, à Dublin, à la cérémonie marquant l'entrée officielle de dix nouveaux membres dans l'Union: Chypre, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Slovénie. Intervenant au terme d'un processus long de quinze ans, ce cinquième élargissement, sans précédent p […] Lire la suite

2003

7-14 juin 2003
Union européenne – Pologne – République tchèque. Référendums sur l'adhésion à l'Union en Pologne et en République tchèque.

Les 7 et 8, les électeurs polonais approuvent par référendum, avec 77,5 p. 100 des suffrages, l'adhésion de leur pays à l'Union européenne, comme le pape Jean-Paul II les y avait encouragés lors de sa visite, en mai. Le taux de participation atteint 59 p. 100.Les 13 et 14, les électeurs tchèques se prononcent à leur tour, par 77,3 p. 100 des voix, en faveur de l'adhésion de leur pays à l'Union eur […] Lire la suite

16 avril 2003
Union européenne. Signature du traité d'adhésion des dix nouveaux membres.

Les chefs d'État et de gouvernement des Quinze, réunis à Athènes, signent le traité d'adhésion à l'Union européenne de l'Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Hongrie, de la Pologne, de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Slovénie, de Chypre et de Malte. Décidées au sommet de Copenhague en décembre 2002, ces adhésions seront effectives le 1er mai 2004. Les […] Lire la suite

28 février 2003
République tchèque. Élection de Václav Klaus à la présidence.

Le 28, après deux tentatives infructueuses en janvier, le Parlement, réuni en Congrès, élit l'ancien Premier ministre libéral Václav Klaus au poste de président de la République en remplacement de Václav Havel, dont le mandat a expiré au début du mois. Le chef du Parti démocratique civique, principale formation de l'opposition, l'emporte devant le candidat de la coalition gouvernementale, le philo […] Lire la suite

2002

14-15 juin 2002
République tchèque. Victoire des sociaux-démocrates aux élections législatives.

Les 14 et 15 se déroulent les élections législatives que remporte le Parti social-démocrate de Vladimir Spidla, avec 30,2 p. 100 des suffrages et 70 sièges sur 200 au Parlement (— 4 par rapport aux élections de juin 1998). Le Parti démocratique civique de l'ancien Premier ministre Václav Klaus subit un revers, avec seulement 24,5 p. 100 des suffrages et 58 députés (— 5). Le Parti communiste – non  […] Lire la suite

2001

3-11 janvier 2001
République tchèque. Mobilisation en faveur de l'indépendance de la télévision publique.

Le 3, des dizaines de milliers de personnes manifestent, à Prague, en faveur de l'indépendance de la télévision publique. Les journalistes sont en grève et occupent les locaux depuis décembre 2000 à la suite de la nomination d'une nouvelle direction inféodée au Parti démocratique civique de Václav Klaus. Ce dernier soutient le Parti social-démocrate du Premier ministre Milos Zeman, qui est minorit […] Lire la suite

1999

12 mars 1999
O.T.A.N. Adhésion à l'O.T.A.N. de trois membres de l'ancien pacte de Varsovie.

Les ministres des Affaires étrangères de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque remettent à leur homologue américain, gardien du traité de l'Atlantique nord, à Independence (Missouri), les instruments de ratification de leur adhésion votés par leurs Parlements respectifs. La décision de leur adhésion à l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (O.T.A.N.) avait été prise en juill […] Lire la suite

1998

3-22 juillet 1998
République tchèque. Formation du gouvernement de Milos Zeman.

Le 3, le social-démocrate Milos Zeman, pressenti pour former le gouvernement après les élections législatives anticipées de juin, et l'ancien Premier ministre libéral Václav Klaus annoncent, contre toute attente, un « accord de coopération » en vue de stabiliser la vie politique. L'accord, qui doit permettre au premier de former un gouvernement minoritaire, prévoit l'élection de Václav Klaus à la  […] Lire la suite

19-22 juin 1998
République tchèque. Victoire relative des sociaux-démocrates aux élections législatives.

Les 19 et 20 se déroulent les élections législatives anticipées organisées à la suite de la chute du gouvernement libéral de Václav Klaus, en novembre 1997. Le Parti social-démocrate de Milos Zeman, chef de file de l'opposition de gauche, arrive en tête avec 32,3 p. 100 des suffrages (+ 5,9 p. 100 par rapport au précédent scrutin de juin 1996) et 74 sièges sur 200. Mais le centre droit améliore gl […] Lire la suite

20-28 janvier 1998
République tchèque. Réélection du président Václav Havel.

Le 20, le Parlement réélit Václav Havel à la présidence de la République, au deuxième tour de scrutin, pour un second et dernier mandat.Le 28, le Parlement vote la confiance au gouvernement de centre droit de Josef Tosovsky, nommé en décembre 1997 après la démission de Václav Klaus un mois plus tôt. Le nouveau Premier ministre s'est engagé à organiser des élections législatives anticipées en juin. […] Lire la suite

1997

8-30 décembre 1997
République tchèque. Nomination de Josef Tosovsky au poste de Premier ministre.

Le 8, le président Václav Havel charge Josef Lux, chef de l'Union chrétienne-démocrate qui participait à la coalition sortante, d'engager des consultations en vue de mettre un terme à la crise provoquée par la démission, en novembre, à la suite de la révélation d'un scandale financier, du Premier ministre ultralibéral Václav Klaus.Le 9, devant les deux chambres réunies du Parlement, le président H […] Lire la suite

27-30 novembre 1997
République tchèque. Démission du Premier ministre Václav Klaus.

Le 27, l'ancien ministre des Affaires étrangères Josef Zieleniec révèle que le Parti démocratique civique (O.D.S.) du Premier ministre libéral Václav Klaus aurait accepté, en 1995, un don équivalent à 1,5 million de francs de la part d'un homme d'affaires, Milan Srejber, en échange d'avantages accordés à celui-ci lors de la privatisation d'une aciérie. En désaccord avec le Premier ministre sur la  […] Lire la suite

8-9 juillet 1997
O.T.A.N. Adhésion de trois anciens membres du pacte de Varsovie à l'O.T.A.N.

Les 8 et 9 se tient à Madrid le sommet atlantique consacré à l'élargissement de l'O.T.A.N. vers l'Est, auquel la Russie reste hostile. Sous la pression des États-Unis, les seize membres de l'Alliance limitent l'ouverture de celle-ci à trois candidats, la Pologne, la Hongrie et la République tchèque, anciens membres du pacte de Varsovie. Le communiqué final place la Roumanie et la Slovénie, dont l' […] Lire la suite

25 avril 1997
République tchèque. Visite du pape Jean-Paul II à Prague.

Le pape Jean-Paul II se rend en visite à Prague, pour la troisième fois depuis avril 1990, à l'occasion de la célébration du millénaire du martyre de saint Adalbert, évêque de la ville et grande figure du christianisme en Europe centrale, où il se fit le médiateur entre les Slaves et les Latins. Le geste de Jean-Paul II veut faire oublier la controverse suscitée par la canonisation de Jan Sarkande […] Lire la suite

2-3 avril 1997
France – République tchèque. Visite du président Jacques Chirac à Prague.

Les 2 et 3, le président Chirac se rend en visite à Prague. Le 3, comme il l'a déjà fait en Pologne, en Hongrie et en Roumanie depuis septembre 1996, le chef d'État français exprime, devant les deux chambres du Parlement réunies, son souhait de voir la République tchèque rejoindre rapidement l'Alliance atlantique – dans la première vague de l'élargissement, prévue pour 1999 – ainsi que l'Union eur […] Lire la suite

21 janvier 1997
Allemagne – République tchèque. « Déclaration commune » sur la question des Sudètes.

Après plus de dix-huit mois de négociations, le chancelier allemand Helmut Kohl et le Premier ministre tchèque Václav Klaus signent, à Prague, une « déclaration commune » destinée à régler le contentieux historique relatif à la région tchèque des Sudètes, annexée au Reich en 1938 et dont la plupart des trois millions d'habitants allemands furent chassés au lendemain de la défaite nazie. Le documen […] Lire la suite

1996

22-23 novembre 1996
République tchèque. Victoire de la coalition gouvernementale aux élections sénatoriales.

La coalition conservatrice minoritaire du Premier ministre Václav Klaus remporte les premières élections sénatoriales au suffrage universel organisées dans le pays. Elle conquiert 52 des 81 sièges à pourvoir, dont 32 reviennent au Parti démocratique civique de Václav Klaus. Le Parti social-démocrate de Milos Zeman, qui avait fait perdre la majorité absolue au Premier ministre lors des élections lé […] Lire la suite

1er-27 juin 1996
République tchèque. Perte de la majorité parlementaire pour la coalition sortante.

Le 1er, les résultats des élections législatives, qui se déroulent depuis la veille, sont défavorables à la coalition sortante, qui perd la majorité parlementaire : le Parti démocratique civique (centre droit) du Premier ministre Václav Klaus arrive en tête, avec 29,61 p. 100 des voix et 68 sièges sur 200, le Parti chrétien-démocrate de Josef Lux obtient 8,07 p. 100 des suff […] Lire la suite

23 janvier 1996
République tchèque – Union européenne. Demande d'adhésion de Prague à l'Union européenne.

Prague dépose officiellement sa demande d'adhésion à l'Union européenne. La République tchèque était le dernier pays du groupe de Visegrad – qui comprend aussi la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie – à ne pas l'avoir fait. Le Premier ministre libéral Václav Klaus a une réputation d'« eurosceptique ». […] Lire la suite

1995

28 novembre 1995
République tchèque. Admission à l'O.C.D.E.

Le 28, pour la première fois, un pays ayant fait partie de l'ancien bloc socialiste d'Europe de l'Est est admis dans l'Organisation de coopération et de développement économiques : la République tchèque devient ainsi le vingt-sixième membre de l'O.C.D.E., qui regroupe les principaux pays industriels et, depuis 1994, le Mexique. […] Lire la suite

20-30 mai 1995
Vatican – République tchèque – Pologne. Visite du pape Jean-Paul II en République tchèque et en Pologne et publication d'une encyclique sur l'œcuménisme.

Du 20 au 22, le pape Jean-Paul II se rend en République tchèque dans un climat de relative indifférence dû à la désaffection religieuse que connaît le pays. Il canonise le prêtre Jan Sarkander, un artisan de la « recatholisation » de la Moravie au XVIIe siècle, avant de demander pardon aux non-catholiques pour les excès de la Contre-Réforme.Le 22, il effectue une visite rapi […] Lire la suite

1993

24-26 août 1993
Russie – Europe de l'Est. Visite du président Boris Eltsine à Varsovie, Prague et Bratislava.

Du 24 au 26, le président russe Boris Eltsine effectue son premier voyage officiel en Pologne, un peu plus d'un an après la visite à Moscou du président polonais Lech Wałęsa. Le principal résultat de cette visite est la signature d'un accord sur la construction d'un gazoduc à travers la Pologne, qui reliera le gisement de la région de Iamal, en Sibérie, à l'Allemagne. Ce projet suscite de nombreus […] Lire la suite

1er janvier-2 février 1993
Tchécoslovaquie. Partition du pays en deux États.

Le 1er, après soixante-quatorze ans d'existence et au terme de six mois de négociations entre les dirigeants tchèques et slovaques, sans consultation des populations, la république fédérale de Tchécoslovaquie cède la place à deux États distincts, la Slovaquie (49 000 km2 et 5,3 millions d'habitants) et la République tchèque (78 800 km2 […] Lire la suite

1992

16-25 novembre 1992
Tchécoslovaquie. Adoption de la loi sur la partition du pays.

Le 16, Václav Havel, dernier président de la République fédérée, qui a démissionné de ses fonctions le 20 juillet, annonce officiellement sa candidature à la présidence de la future République tchèque.Le 25, le Parlement fédéral adopte finalement la loi de partition après l'avoir repoussée, une première fois, le 1er octobre, et, une seconde fois, le 18 novembre. Ni référendu […] Lire la suite

1er-26 octobre 1992
Tchécoslovaquie. Vers la partition.

Le 1er, le projet de loi constitutionnelle sur la partition du pays, adopté le 26 août par les Premiers ministres tchèque et slovaque Václav Klaus et Vladimír Mečiar, n'obtient pas la majorité requise des trois cinquièmes devant le Parlement fédéral. Favorables à l'organisation d'un référendum, la gauche tchèque et les anti-indépendantistes slovaques – chrétiens-démocrates e […] Lire la suite

26 août 1992
Tchécoslovaquie. Accord sur le processus de partition.

Le 26, à Brno, les Premiers ministres tchèque et slovaque, Václav Klaus et Vladimír Mečiar, parviennent à un accord sur le processus de partition du pays engagé au lendemain des élections législatives de juin. Le remplacement de l'État fédéral par deux États indépendants, qui sera adopté à la majorité des trois cinquièmes par le Parlement fédéral et non soumis à référendum, sera effectif le 1 […] Lire la suite

3-30 juillet 1992
Tchécoslovaquie. Démission du président Václav Havel et accord sur le principe d'une partition.

Le 3, Václav Havel, candidat unique, n'est pas réélu à la présidence fédérale par le Parlement tchécoslovaque en raison de l'opposition des députés slovaques du Mouvement pour une Slovaquie démocratique de Vladimír Mečiar, du Parti de la gauche démocratique (ex-communiste) et des formations indépendantistes, ainsi que de celle des députés républicains tchèques (extrême droite). Ce vote est l'about […] Lire la suite

5-25 juin 1992
Tchécoslovaquie. Accélération du processus de partition après les élections.

Les 5 et 6, les Tchèques et les Slovaques élisent, pour la seconde fois depuis la « révolution de velours » de 1989, leurs Parlements respectifs ainsi que l'Assemblée fédérale. Assombrie par la publication anonyme de listes de collaborateurs de l'ancien régime, la campagne électorale a porté sur le maintien de l'État unitaire et sur les conséquences du passage à l'économie de marché. Le taux de pa […] Lire la suite

27 février 1992
Allemagne – Tchécoslovaquie. Signature d'un traité d'amitié et de coopération.

Le chancelier Helmut Kohl se rend à Prague où il signe, avec le président Václav Havel, le traité d'amitié et de coopération germano-tchécoslovaque paraphé le 8 octobre 1991. En choisissant d'enterrer – plutôt que de régler – le problème lié à l'annexion de la Tchécoslovaquie par l'Allemagne nazie en 1938 et à l'expulsion de 2,9 millions d'Allemands en 1945, ce traité relance le contentieux. En ra […] Lire la suite

1991

22 novembre 1991
C.E.E. – Hongrie – Pologne – Tchécoslovaquie. Accords d'association entre la C.E.E. et trois pays d'Europe de l'Est.

Au terme de négociations engagées depuis 1990, la Tchécoslovaquie, la Hongrie et la Pologne paraphent des « accords européens » les liant à la C.E.E. et constituant une étape sur la voie de l'adhésion, dont la perspective est mentionnée. Ces nouveaux accords d'association comportent un volet commercial, avec la réduction des droits de douane, et un volet politique, avec l'harmonisation progressive […] Lire la suite

1er-8 octobre 1991
Tchécoslovaquie. Signature de traités avec la France ; l'U.R.S.S., l'Allemagne et la Pologne.

Le 1er, le président Václav Havel se rend à Paris pour une brève visite afin de signer un traité d'amitié et de coopération franco-tchécoslovaque.Le 3, le gouvernement fédéral approuve la signature de trois nouveaux traités d'amitié et de bon voisinage, respectivement avec l'U.R.S.S., l'Allemagne et la Pologne. Il s'agit de régler non seulement des contentieux frontaliers né […] Lire la suite

1990

9 décembre 1990
Tchécoslovaquie. Volkswagen préféré à Renault pour la reprise de Skoda.

Volkswagen est choisi pour reprendre le constructeur automobile Skoda. La firme allemande, qui a été préférée au constructeur français Renault, allié dans cette opération au suédois Volvo, s'est engagée à investir 9,5 milliards de deutsche Mark (32,5 milliards de francs) en dix ans. […] Lire la suite

13-14 septembre 1990
France – Tchécoslovaquie. Visite d'État du président François Mitterrand à Prague.

Les 13 et 14, François Mitterrand se rend en visite d'État en Tchécoslovaquie. Reçu à l'Assemblée fédérale par son président Alexander Dubček, l'homme du Printemps de Prague, et au château dominant la ville par le président-écrivain Václav Havel, François Mitterrand propose d'organiser à Prague, dès 1991, des « assises » chargées de réfléchir sur l'avenir de l'Europe élargie sous forme de confédér […] Lire la suite

8-27 juin 1990
Tchécoslovaquie. Victoire du Forum civique aux premières élections législatives libres.

Les 8 et 9, les électeurs tchèques et slovaques se rendent aux urnes. Pour ce premier scrutin libre depuis 1946, ils sont appelés à désigner leurs représentants aux deux chambres de l'Assemblée fédérale (Chambre du peuple et Chambre des nations) ainsi qu'aux parlements tchèque et slovaque. Malgré la complexité du vote et les vingt-deux listes en présence, la participation atteint 96 p. 100 des ins […] Lire la suite

21-22 avril 1990
Vatican – Tchécoslovaquie. Visite du pape Jean-Paul II en Tchécoslovaquie.

Le 21, deux jours après le rétablissement des relations diplomatiques entre le Vatican et la Tchécoslovaquie, Jean-Paul II arrive à Prague où il effectue son premier voyage à l'Est, à l'exception de sa Pologne natale. En choisissant la Tchécoslovaquie, qui compte environ 70 p. 100 de baptisés, mais où la société est largement déchristianisée, le pape entend honorer une des Églises les plus persécu […] Lire la suite

19-20 mars 1990
Tchécoslovaquie – France. Visite du président Václav Havel à Paris.

Les 19 et 20, Václav Havel se rend à Paris pour une visite d'État en France, la première d'un chef d'État tchécoslovaque depuis celle du président Masaryk en 1923. Après des entretiens politiques avec François Mitterrand, Michel Rocard et Jacques Chirac, Václav Havel se déclare particulièrement « touché » par l'accueil chaleureux et amical qu'il a reçu de ses interlocuteurs. […] Lire la suite

26-27 février 1990
Tchécoslovaquie – U.R.S.S. Visite officielle de Václav Havel à Moscou.

Le 26, le président Václav Havel entame, à Moscou, une visite officielle de quarante-huit heures. Le jour même où est signé l'accord sur le rapatriement, avant le 30 juin 1991, des soixante-treize mille cinq cents soldats soviétiques installés en Tchécoslovaquie, il s'entretient longuement avec Mikhaïl Gorbatchev, avant de rencontrer, le lendemain, un groupe d'anciens dissidents soviétiques, dont  […] Lire la suite

2-30 janvier 1990
Tchécoslovaquie. Fin de la domination communiste au Parlement.

Le 2, le nouveau président Václav Havel se rend, pour son premier voyage officiel, en R.D.A. puis en R.F.A. Il s'entretient successivement, et dans la même journée, avec le Premier ministre Hans Modrow à Berlin-Est, puis avec le chancelier Kohl à Munich, ville où le 30 septembre 1938 la France et la Grande-Bretagne abandonnèrent la Tchécoslovaquie à Hitler.Le 16, les autorités commémorent officiel […] Lire la suite

1989

3-29 décembre 1989
Tchécoslovaquie. Formation d'un gouvernement pluraliste, Václav Havel président de la République.

Le 3, Ladislav Adamec présente son nouveau gouvernement au président de la République, Gustáv Husák : seize des vingt et un membres sont communistes. L'opposition, menée par le Forum civique, le rejette immédiatement comme non représentatif, et donne une semaine au pouvoir pour en former un autre, menaçant d'appeler à la grève générale.Le 4, les pays du pacte de Varsovie, dont les dirigeants sont  […] Lire la suite

17-29 novembre 1989
Tchécoslovaquie. Prague gagnée par la révolte.

Le 17, trente mille étudiants et lycéens, auxquels se joignent des personnes plus âgées, défilent à Prague pour célébrer le cinquantième anniversaire du soulèvement universitaire antinazi. En réponse aux cris de « Liberté » et de « Prague, soulève-toi ! », la police réprime avec brutalité cette manifestation, la plus importante contre le régime depuis vingt ans. La rumeur de la mort d'un étudiant, […] Lire la suite

28 octobre 1989
Tchécoslovaquie. Manifestation pour la liberté à Prague.

À l'occasion du soixante et onzième anniversaire de la fondation de la République, traditionnellement célébré par l'opposition, plusieurs milliers de manifestants se regroupent place Venceslas aux cris de « Liberté », « Élections libres » et « Jakeš dehors ». Les forces de l'ordre, qui n'ont pas bloqué l'accès à la place, interpellent 355 manifestants (dont 149 seront poursuivis). […] Lire la suite

21 août 1989
Tchécoslovaquie. Anniversaire de l'écrasement du Printemps de Prague.

Malgré l'arrestation préventive de plusieurs dizaines de dissidents, la coupure de lignes téléphoniques et le déploiement massif de policiers dans le centre de la capitale, environ deux mille manifestants parviennent à se regrouper place Venceslas pour célébrer le vingt et unième anniversaire de l'intervention des forces du pacte de Varsovie contre le Printemps de Prague. La police les disperse à  […] Lire la suite

21 février 1989
Tchécoslovaquie. Condamnation de l'opposant Václav Havel.

Au terme d'un procès éclair se déroulant à huis clos, le dramaturge Václav Havel, un des principaux animateurs de la Charte 77, est condamné à neuf mois de prison ferme. Depuis son arrestation, le 16 janvier, lors d'une manifestation interdite, des intellectuels tchécoslovaques, ainsi que plusieurs pays, non seulement occidentaux mais aussi la Pologne et la Hongrie, avaient tenté de faire pression […] Lire la suite

15-27 janvier 1989
Tchécoslovaquie. Manifestations sévèrement réprimées.

Le 15, malgré un important dispositif policier, plusieurs milliers de manifestants tentent de se rassembler place Venceslas à Prague, pour célébrer, à l'appel de cinq mouvements d'opposition, le vingtième anniversaire du suicide par le feu de Jan Palach, qui protestait ainsi contre l'invasion de son pays par les forces du pacte de Varsovie en août 1968. Les manifestants sont dispersés sans ménagem […] Lire la suite

— Universalis