PANAMÁ, chronologie contemporaine

 

2019

5 mai 2019
Panamá. Élection de Laurentino Cortizo à la présidence.

Le candidat du Parti révolutionnaire démocratique (social-démocrate), Laurentino Cortizo, est élu président, avec 33,4 p. 100 des suffrages. Il l’emporte de peu sur son principal adversaire Rómulo Roux, candidat du Parti du changement démocratique (droite), qui recueille 31 p. 100 des voix. Le taux de participation est de 73 p. 100. Aux élections législatives qui se déroulent le même jour, le Part […] Lire la suite

2017

12 juin 2017
Panamá – Chine – Taïwan. Rupture des relations diplomatiques entre Panamá et Taipei.

Adhérant à la politique de la « Chine unique », le Panamá annonce la rupture de ses relations diplomatiques avec Taïwan, dont il était un partenaire historique, et la reconnaissance de la République populaire de Chine. Pékin est le deuxième client du canal de Panamá et une société chinoise a acheté en 2016 le plus grand port de conteneurs du pays, sur la façade atlantique. Seuls vingt pays reconna […] Lire la suite

2016

27 octobre 2016
Panamá. Signature de la convention multilatérale d’échange de renseignements en matière fiscale.

À la suite de la révélation en avril des « Panama papers » relatifs aux sociétés offshore domiciliées dans le pays, les autorités signent la Convention multilatérale concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale élaborée par le Conseil de l’Europe et l’OCDE en 1988, et depuis lors ouverte à tous les pays. Le pays s’engage ainsi à répondre aux demandes déposées par d’autres sig […] Lire la suite

4-15 avril 2016
Panamá. Révélation des « Panama papers ».

Le 4, des journaux de plusieurs pays publient des informations issues des archives du cabinet de conseil panaméen Mossack Fonseca, spécialisé depuis 1977 dans la création et la domiciliation de sociétés dans les paradis fiscaux. Près de 11,5 millions de documents, datés de 1977 à 2015, ont été remis anonymement au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, lequel a fait appel au C […] Lire la suite

2014

4 mai 2014
Panamá. Élection de Juan Carlos Varela à la présidence.

Le vice-président Juan Carlos Varela, candidat du parti Panameñista (P.P., opposition de droite), remporte l'élection présidentielle avec 39,1 p. 100 des suffrages. Candidat du Parti du changement démocratique (P.C.D., droite) au pouvoir et dauphin du président Ricardo Martinelli qui ne pouvait pas se représenter, José Domingo Arias obtient 31,4 p. 100 des voix. Juan Carlos Navarro, candidat du Pa […] Lire la suite

2010

7 juillet 2010
France – Panamá. Condamnation de l'ancien dictateur panaméen Manuel Noriega.

Le tribunal correctionnel de Paris condamne à sept ans de prison l'ancien dictateur de Panamá Manuel Noriega, pour blanchiment d'argent issu du trafic de drogue. Il autorise la saisie de 2,3 millions d'euros bloqués sur des comptes détenus en France par le condamné. L'ex-général doit également verser 1 million d'euros de dommages et intérêts au Panamá. Renversé par l'armée américaine en décembre 1 […] Lire la suite

2009

3 mai 2009
Panamá. Élection du conservateur Ricardo Martinelli à la présidence.

Le candidat conservateur Ricardo Martinelli, magnat de la grande distribution, remporte l'élection présidentielle avec 61 p. 100 des voix contre 37 p. 100 pour la candidate du parti au pouvoir, le Parti révolutionnaire démocratique, Balbina Herrera. Ricardo Martinelli avait formé avant le scrutin une coalition de quatre partis de droite, l'Alliance pour le changement; il est favorable à la poursui […] Lire la suite

2004

2 mai 2004
Panamá. Élection de l'opposant de gauche Martin Torrijos à la présidence.

Au terme d'une campagne électorale axée sur la question de l'élargissement du canal, Martin Torrijos, chef du Parti révolutionnaire démocratique (P.R.D., social-démocrate) et fils de l'ancien dictateur Omar Torrijos, est élu à la présidence de la République avec 47,4 p. 100 des suffrages. Ses principaux rivaux étaient l'ancien président Guillermo Endara, qui obtient 30,9 p. 100 des voix, et le min […] Lire la suite

1999

14-31 décembre 1999
Panamá – États-Unis. Rétrocession au Panamá de la Zone du canal par les États-Unis.

Le 14 se déroulent les cérémonies marquant la rétrocession à l'État panaméen de la Zone du canal occupée par les États-Unis depuis 1903, en application d'un traité signé en septembre 1977 par les présidents Tomas Torrijos et Jimmy Carter. Ni le président Bill Clinton ni aucun autre dirigeant américain de premier plan n'est présent aux cérémonies.Le 31, le dernier soldat américain quitte la Zone du […] Lire la suite

2 mai 1999
Panamá. Élection de la candidate de l'opposition Mireya Moscoso à la présidence.

La candidate de l'opposition, Mireya Moscoso, remporte l'élection présidentielle avec 44,9 p. 100 des suffrages devant Martin Torrijos, candidat du Parti révolutionnaire démocratique (P.R.D., chrétien-démocrate) au pouvoir, qui recueille 37,6 p. 100 des voix. Chef du Parti arnulfiste, Mireya Moscoso est la veuve de l'ancien président Arnulfo Arias. Elle avait échoué face à Ernesto Pérez Balladares […] Lire la suite

1994

18-27 juillet 1994
Argentine – Panamá – Royaume-Uni. Attentats contre des objectifs juifs ou israéliens.

Le 18, un attentat à la voiture piégée contre l'immeuble de l'Association mutuelle israélite argentine, à Buenos Aires, cause la mort d'au moins 96 personnes. En mars 1992, déjà, un attentat meurtrier, revendiqué à Beyrouth par un groupe islamique, avait détruit l'ambassade d'Israël dans la capitale argentine.Le 19, une bombe détruit en vol un avion transportant des hommes d'affaires juifs, à Colo […] Lire la suite

8-17 mai 1994
Panamá. Élection d'Ernesto Perez Balladares à la présidence.

Le 8, Ernesto Perez Balladares, candidat du Parti révolutionnaire démocratique (P.R.D., gauche populiste), remporte l'élection présidentielle avec 33,3 p. 100 des suffrages, contre 29,1 p. 100 pour Mireya Moscoso, candidate de l'Alliance démocratique, le parti de l'ancien caudillo Arnulfo Arias. Le taux de participation est de 73,67 p. 100. Il s'agit du premier scrutin présidentiel libre depuis la […] Lire la suite

1990

3-25 janvier 1990
Panamá. Reddition de Manuel Noriega et fin de l'opération Juste Cause.

Le 3, le général Noriega accepte de se rendre aux forces américaines qui encerclent l'ambassade du Vatican, où il est réfugié depuis le 24 décembre. Auparavant, des dizaines de milliers de Panaméens avaient manifesté autour de la nonciature pour exiger que l'ancien homme fort du pays soit livré à la justice.Le 4, le général Noriega arrive sur une base militaire de Floride. Il est inculpé de trafic […] Lire la suite

1989

15 décembre-3 janvier 1990
Panamá – États-Unis. Intervention militaire des États-Unis au Panamá.

Le 15, le Parlement panaméen déclare le pays en état de guerre contre les États-Unis et attribue au général Manuel Antonio Noriega, homme fort du pays et chef des forces armées, les fonctions de « chef de gouvernement » jusqu'à ce que cesse « l'agression américaine contre le Panamá ».Le 16, un officier américain appartenant aux troupes stationnées dans la Zone du canal est tué lors d'un incident a […] Lire la suite

3-5 octobre 1989
Panamá. Échec d'une tentative de coup d'État contre le général Noriega.

Le 3, à Managua, environ deux cents rebelles menés par le commandant Moïses Giraldi s'emparent de la caserne de la Chorillo, quartier général de Manuel Antonio Noriega, et réclament sa destitution ainsi que la tenue de nouvelles élections. Après six heures de combats, les troupes loyalistes mettent fin à la mutinerie. Le général Noriega dénonce l'implication des États-Unis, dont il s'avère que les […] Lire la suite

1er-12 septembre 1989
Panamá. Désignation d'un nouveau président.

Le 1er entre en fonction le nouveau président de la République, Francisco Rodriguez, désigné la veille par le conseil d'État composé des membres du gouvernement et des responsables des forces armées, dont le général Noriega, l'homme fort du pays. Choisi, selon le démocrate-chrétien Ricardo Arias Calderón, principal dirigeant de l'opposition, pour sa « docilité », Francisco R […] Lire la suite

7-17 mai 1989
Panamá. Annulation du résultat des élections et tension avec les États-Unis.

Le 7, lors des élections présidentielle et législatives, de nombreuses fraudes sont constatées par les observateurs internationaux. Organisées par les partisans de Carlos Duque, candidat de la Coalition de libération nationale au pouvoir (Colina), qui a le soutien du général Manuel Noriega, « homme fort » du pays et « bête noire » des États-Unis, elles ont pour but d'empêcher la victoire prévisibl […] Lire la suite

1988

4-29 mars 1988
Panamá. Possible départ du général Noriega

Le 4, les banques panaméennes ferment leurs portes en raison du blocage des actifs panaméens et de l'embargo monétaire décidés par les États-Unis à la suite de la destitution, le 26 février, du président Eric Delvalle par le général Manuel Antonio Noriega, homme fort du pays.Le 18, le général Noriega, après avoir échappé le 16 à une tentative de coup d'État, décrète l'état d'urgence sur tout le te […] Lire la suite

5-26 février 1988
Panamá. Destitution du chef de l'État Eric Delvalle

Le 5, les tribunaux fédéraux américains de Tampa et de Miami (Flo.) inculpent le général Manuel Antonio Noriega, chef des forces armées panaméennes et homme fort du pays, de trafic de drogue. Le général aurait touché des pots-de-vin des producteurs colombiens de cocaïne du « cartel de Medellín » pour faciliter l'acheminement de la drogue vers les États-Unis. Washington, qui a déjà supprimé toute a […] Lire la suite

1987

9-30 juin 1987
Panamá. Troubles à la suite de graves accusations contre le général Noriega

Les 9 et 10, les forces de l'ordre répriment sévèrement des manifestations demandant la destitution du général Manuel Antonio Noriega, commandant en chef des forces armées et « homme fort » du pays, accusé de corruption et de fraude électorale à l'élection présidentielle de mai 1984, ainsi que d'implication dans l'assassinat, en septembre 1985, d'un opposant, Hugo Spadafora, et dans l'accident d'a […] Lire la suite

1985

27-28 septembre 1985
Panamá. Démission du président Nicolas Ardito Barletta

Le 27, Nicolas Ardito Barletta, chef de l'État depuis le 11 octobre 1984, après avoir été élu le 6 mai précédent, remet sa démission. Son départ était prévisible depuis que, au début d'août, le général Manuel Antonio Noriega, commandant en chef de la Force de défense, l'avait publiquement accusé d'« incapacité ».Le 28, l'Assemblée législative désigne Eric del Valle, premier vice-président, pour su […] Lire la suite

1984

6-15 mai 1984
Panamá. Résultats contestés de l'élection présidentielle

Le 6, a lieu à Panamá la première élection présidentielle depuis 1968. Après seize ans de régime militaire, le pouvoir va revenir le 11 octobre aux civils. Deux candidats sont en présence : Nicolas Ardito Barletta, âgé de quarante-cinq ans, ancien ministre de la Planification du général Torrijos, est vice-président de la Banque mondiale pour l'Amérique latine et les Caraïbes depuis 1978. Il est so […] Lire la suite

13 février 1984
Panamá. Remplacement de Ricardo de la Espriella par le vice-président Jorge Illueca à la tête de l'État

Ricardo de la Espriella, qui, en tant que vice-président, avait succédé, le 30 juillet 1982 à Aristides Royo, annonce sa démission. Jorge Illueca, vice-président, devient le chef de l'État, jusqu'à l'entrée en fonctions du candidat vainqueur des élections présidentielles prévues pour mai. Ces remaniements à la tête de l'État sont les séquelles de la lutte pour le pouvoir qui oppose les politiciens […] Lire la suite

1983

2-9 mars 1983
Vatican – Amérique latine. Visite du pape Jean-Paul II en Amérique centrale

Le 2, Jean-Paul II quitte Rome pour une visite dans sept pays d'Amérique centrale et en Haïti. Ce voyage présente des risques importants aussi bien en raison du climat de violence dans cette région que des possibilités de manipulation à des fins politiques comme l'affirme l'Osservatore romano, journal du Vatican. Dès ses premières allocutions, à San José de Costa Rica, Jean-Pau […] Lire la suite

1982

30 juillet 1982
Panamá. Démission du président Aristides Royo

Aristides Royo, chef de l'État depuis octobre 1978, annonce qu'il renonce à ses pouvoirs pour « raisons de santé ». Ricardo de la Espriella, vice-président, lui succède aussitôt. Le président Royo aurait en fait été victime de ses prises de position progressistes et tiers-mondistes et de ses déclarations anti-américaines qui auraient déplu aux chefs de la garde nationale, seule force militaire du  […] Lire la suite

— Universalis