MAURITANIE, chronologie contemporaine

 

2019

22 juin 2019
Mauritanie. Élection de Mohamed Ould Ghazouani à la présidence.

Le général à la retraite et ancien ministre de la Défense Mohamed Ould Ghazouani, candidat de l’Union pour la République, la formation du président sortant Mohamed Ould Abdelaziz, remporte l’élection présidentielle dès le premier tour avec 52 p. 100 des suffrages. Ses deux principaux adversaires étaient les candidats indépendants Biram Dah Abeid – 18,6 p. 100 des voix – et Sidi Mohamed Ould Boubac […] Lire la suite

2018

1er-15 septembre 2018
Mauritanie. Élections législatives.

Les 1er et 15 se déroulent les deux tours des élections législatives. Avec 97 sièges sur 157, l’Union pour la République du président Mohamed Ould Abdel Aziz renforce sa majorité absolue sans atteindre la majorité des deux tiers qui lui permettrait de modifier seule la Constitution. Le Rassemblement national pour la réforme et le développement de Mohamed Jemil Ould Mansour o […] Lire la suite

2014

24 décembre 2014
Mauritanie. Condamnation à mort pour apostasie.

La cour criminelle de Nouadhibou condamne à mort Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir pour apostasie. Celui-ci avait été arrêté en janvier pour avoir, dans un article publié sur Internet, critiqué le Prophète et accusé son pays de perpétuer la « marginalisation au nom de l'islam » de certaines catégories sociales comme les forgerons, les descendants d'esclaves et les griots. Cette condamnation pour a […] Lire la suite

21 juin 2014
Mauritanie. Réélection du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Avec 81,9 p. 100 des suffrages, le chef de l'État sortant Mohamed Ould Abdel Aziz, candidat de l'Union pour la République, au pouvoir depuis 2008, remporte l'élection présidentielle boycottée par les principaux partis d'opposition. Le militant anti-esclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid, qui a fait campagne sur les discriminations dont sont victimes les populations noires, arrive en deuxième posit […] Lire la suite

2013

21 décembre 2013
Mauritanie. Victoire de l'Union pour la République aux élections législatives.

L'Union pour la République, au pouvoir, arrivée en tête au premier tour des élections législatives en novembre, obtient la majorité absolue au Parlement, avec 74 sièges sur 147. Le parti islamiste Tawassoul de Jemil Ould Mansour a 16 élus. Dans l'opposition modérée, le parti El-Wiam, dirigé par d'anciens responsables du régime du président Maaouya Ould Taya, a 10 élus, et l'Alliance populaire prog […] Lire la suite

2012

5 septembre 2012
Mauritanie – Libye. Extradition de l'ancien chef des services de sécurité libyen.

La Mauritanie extrade vers la Libye Abdallah al-Senoussi, ancien chef des services de sécurité du régime de M'uammar al-Kadhafi. Ce dernier ainsi que Saïf al-Islam, fils de l'ancien dictateur, emprisonné en Libye, font l'objet d'un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité, émis par la Cour pénale internationale (C.P.I.). Celle-ci a demandé, en vain, à Tripoli de lui fournir des garanties sur l […] Lire la suite

2009

8 août 2009
Mauritanie – France. Attentat contre l'ambassade de France à Nouakchott.

Un attentat-suicide devant l'ambassade de France à Nouakchott fait trois blessés, dont deux gendarmes français. Revendiqué quelques jours plus tard par Al-Qaida au Maghreb islamique, cet attentat intervient un mois et demi après l'assassinat d'un Américain à Nouakchott – revendiqué par Al-Qaida – et trois jours après l'investiture du président Mohamed Ould Abdel Aziz, le général putschiste d'août  […] Lire la suite

18-24 juillet 2009
Mauritanie. Victoire du général Mohamed Ould Abdel Aziz à l'élection présidentielle.

Le 18, à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle, initialement prévu le 6 juin, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de la junte militaire au pouvoir depuis le coup d'État du 6 août 2008, est élu avec 52,5 p. 100 des voix, loin devant Messaoud Ould Boulkheir, président de l'Assemblée nationale (16,3 p. 100), Ahmed Ould Daddah, chef du principal parti d'opposition (13,7 p. 100), Je […] Lire la suite

6-22 janvier 2009
Mauritanie. Annonce de la tenue d'une élection présidentielle.

Le 6, les états généraux de la démocratie, qui réunissent depuis dix jours à Nouakchott les dirigeants de la junte au pouvoir, les partis politiques, les syndicats et des groupes de la société civile, décident d'organiser une élection présidentielle le 6 juin 2009. Le 22, l'ex-président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, renversé le 6 août 2008 et dont l'assignation à résidence a été levée en décembre de […] Lire la suite

2008

1er-15 septembre 2008
Mauritanie. Installation d'un gouvernement civil.

Le 1er, la junte qui a pris le pouvoir en août installe un gouvernement civil de transition dirigé par le diplomate Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, ancien ambassadeur à Bruxelles. Le 15, dans le nord du pays, au moins douze soldats sont tués dans une embuscade qui sera revendiquée par l'organisation Al-Qaida au Maghreb islamique. Quelques jours après le coup d'État d'août, cel […] Lire la suite

6 août 2008
Mauritanie. Renversement du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

Le chef d'état-major et commandant en chef de la garde nationale, le général Mohammed Ould Abdel Aziz, renverse sans violence le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi qui venait de limoger par décret les chefs de l'armée et de la police. Cheikh Abdallahi avait été, en mars 2007, le premier chef de l'État mauritanien démocratiquement élu. Il faisait l'objet d'accusations de népotisme, de mauvaise ge […] Lire la suite

2007

24-25 décembre 2007
Mauritanie. Attaque de touristes français.

Le 24, quatre touristes français sont tués et un autre blessé par une bande armée dans la région d'Aleg. Le 25, la police annonce l'arrestation de suspects et évoque l'appartenance de deux des auteurs présumés de l'attaque au Groupe salafiste pour la prédication et le combat, devenu la branche d'Al-Qaida au Maghreb islamique. […] Lire la suite

25 mars 2007
Mauritanie. Élection de Sidi Ould Cheikh Abdallahi à la présidence.

Le 25, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, ancien ministre et candidat « indépendant », remporte le second tour de l'élection présidentielle avec 52,85 p. 100 des suffrages, devant l'opposant historique Ahmed Ould Daddah, chef du Rassemblement des forces démocratiques (47,15 p. 100). Le taux de participation est de 67,4 p. 100. C'est la première fois dans l'histoire du pays que l'élection du chef de l'Éta […] Lire la suite

2005

3-7 août 2005
Mauritanie. Coup d'État militaire.

Le 3, un Conseil militaire pour la justice et la démocratie, dirigé par le directeur de la Sûreté nationale, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, prend le pouvoir sans violence à Nouakchott, en l'absence du président Maaouiya Ould Taya, qui se réfugie alors au Niger. Le coup d'État est accueilli, dans la capitale, par la population en liesse. La junte déclare vouloir « mettre fin aux pratiques totali […] Lire la suite

2003

7-8 novembre 2003
Mauritanie. Réélection du président Maaouiya Ould Taya.

Les 7 et 8 se déroule l'élection présidentielle que Maaouiya Ould Taya, président sortant, remporte dès le premier tour, avec 67 p. 100 des suffrages. L'ancien président Mohamed Khouna Ould Haïdallah obtient 18,7 p. 100 des voix, l'opposant Ahmed Ould Daddah, 6,9 p. 100, et le candidat des haratines, les descendants d'esclaves, Messaoud Ould Boulkheir, 5 p. 100. Le taux de part […] Lire la suite

1997

12-18 décembre 1997
Mauritanie. Réélection du président Maaouiya Ould Taya.

Le 12, Maaouiya Ould Taya, au pouvoir depuis décembre 1984, est réélu à la présidence de la République, dès le premier tour, avec plus de 90 p. 100 des suffrages. L'opposition, qui critiquait l'absence de transparence du scrutin et qui dénonce des fraudes massives, avait appelé au boycottage. Le taux de participation atteint près de 75 p. 100.Le 18, le nouveau Premier ministre, Mohamed Lemine Ould […] Lire la suite

5-6 septembre 1997
France – Mauritanie. Visite officielle du président Jacques Chirac en Mauritanie.

Les 5 et 6, Jacques Chirac effectue en Mauritanie sa cinquième visite officielle de chef d'État en Afrique. Il juge « très positif » le processus de démocratisation mis en place dans le pays et qualifie de « sage » le président Maaouya Ould Sid' Ahmed Taya. Ce dernier est arrivé au pouvoir à la faveur d'un coup d'État militaire, en décembre 1984. L'opposition, qui ne dispose que d'un siège sur soi […] Lire la suite

1992

8-13 mars 1992
Mauritanie. Élections législatives.

Le 8 se déroule le premier tour des élections législatives, qui constituent la dernière étape du processus démocratique engagé le 12 juillet 1991. Le scrutin est boycotté par l'opposition, réunie dans la coalition peu structurée de l'Union des forces démocratiques. Le taux de participation ne s'élève qu'à 38,86 p. 100. Le Parti républicain démocrate et social (P.R.D.S.) au pouvoir remporte cinquan […] Lire la suite

24 janvier 1992
Mauritanie. Élection présidentielle contestée.

Le 24, le président sortant, le colonel Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, arrivé au pouvoir à la suite d'un coup d'État en décembre 1984, remporte la première élection présidentielle multipartite de l'histoire du pays, avec 62,65 p. 100 des suffrages, contre 32,75 p. 100 à son adversaire Ahmed Ould Daddah, demi-frère du premier président civil de la Mauritanie indépendante, renversé par l'armée en 197 […] Lire la suite

1991

12-25 juillet 1991
Mauritanie. Instauration du pluralisme.

Le 12, 85,34 p. 100 des électeurs participent à un référendum constitutionnel qui recueille 97,94 p. 100 de « oui ». La nouvelle Constitution instaure le multipartisme. Des élections législatives pluralistes doivent être organisées avant la fin de l'année.Le 25, une loi qui autorise la création de partis politiques et une autre instaurant la liberté de la presse sont adoptées par le Comité militai […] Lire la suite

1989

19-21 août 1989
Sénégal – Gambie – Mauritanie. Désaccords du Sénégal avec ses voisins.

Le 19, le Sénégal, qui s'oppose à deux de ses voisins pour des problèmes frontaliers, la Mauritanie au nord et la Guinée-Bissau au sud, et qui a donc besoin de tous ses effectifs militaires, décide de retirer ses troupes – environ trois cents hommes – de Gambie, pays avec lequel il est lié sur le plan militaire, économique et politique, depuis l'entrée en vigueur en février 1982 de la confédératio […] Lire la suite

22 avril-3 mai 1989
Sénégal – Mauritanie. Massacres de Sénégalais et de Mauritaniens à Dakar et à Nouakchott.

Les 22 et 23, les milliers de petits commerçants mauritaniens de Dakar (Sénégal) sont la cible de vandales et de pilleurs sénégalais. Ces événements interviennent après les heurts qui ont opposé, le 9, des paysans sénégalais à des éleveurs nomades mauritaniens dans le village frontalier de Diawara. Ces violences, qui apparaissent comme des exutoires à la misère et à la colère sociale, résultent ta […] Lire la suite

1984

12-21 décembre 1984
Mauritanie. Remplacement du colonel Ould Haidalla par le colonel Ould Taya à la tête de l'État

Le 12, un communiqué annonce que le colonel Ould Haidalla, président depuis janvier 1980, qui assiste au onzième sommet franco-africain de Bujumbura, est destitué et remplacé par le colonel Ould Taya, ancien Premier ministre.Le 13, le colonel Ould Taya présente son nouveau gouvernement.Le 21, une amnistie générale est annoncée pour toutes les personnes condamnées pour des raisons politiques, y com […] Lire la suite

1982

19-26 mai 1982
France – Afrique. Voyage du président François Mitterrand en Afrique

Le 19, François Mitterrand entame un voyage qui le conduit dans cinq pays africains. Faisant escale à Alger, il s'entretient avec le président Chadli Bendjedid. Ce geste, qui marque le changement intervenu dans le climat des relations franco-algériennes, est l'occasion, pour le chef de l'État français, de préciser sa conception des rapports entre Paris et les capitales africaines, fondés sur une p […] Lire la suite

1981

16-26 mars 1981
Mauritanie. Échec d'une tentative de coup d'État

Le 16, des officiers de l'Alliance pour une Mauritanie démocratique (A.M.D.) tentent de prendre le pouvoir à Nouakchott. Le putsch échoue le jour même. Nouakchott, qui accuse le Maroc d'être à l'origine de cette tentative de coup d'État, saisit l'O.N.U., l'O.U.A. et la Ligue arabe pour qu'elles « fassent cesser l'agression marocaine » et décide de rompre ses relations diplomatiques avec Rabat.Au M […] Lire la suite

— Universalis