MADAGASCAR, chronologie contemporaine

 

2018

4-29 juin 2018
Madagascar. Nomination d’un gouvernement de « consensus ».

Le 4, le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana présente sa démission. Le président Hery Rajaonarimampianina charge le haut fonctionnaire international Christian Ntsay de former un gouvernement de « consensus », conformément aux injonctions de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) qui a exigé fin mai la formation d’une équipe reflétant les résultats des élections législatives de décembre 2013. La HCC a également préconisé l’avancée « avant la saison des pluies » des élections générales initialement prévues à la fin de l’année. Le pays traverse depuis fin avril une crise politique marquée, dans la capitale, par des manifestations quotidiennes de l’opposition. Celle-ci dénonce des lois électorales controversées – dont certaines ont été annulées par la HCC – et réclame le départ de Hery Rajaonarimampianina, l’accusant d’avoir acheté la loyauté de certains parlementaires. La HCC a toutefois rejeté une requête en destitution du chef de l’État. L’opposition est divisée entre les partisans des deux anciens présidents Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. […] Lire la suite

2015

27 mai 2015
Madagascar. Destitution du président par le Parlement.

Le Parlement vote par 121 voix contre 4 – sur 151 membres – la destitution du président Hery Rajaonarimampianina, élu en décembre 2013. Ses détracteurs lui reprochent son incompétence et ses violations de la Constitution. La Haute Cour constitutionnelle doit encore se prononcer sur ce vote.  […] Lire la suite

2013

20 décembre 2013
Madagascar. Élection de Hery Rajaonarimampianina à la présidence.

Hery Rajaonarimampianina, qui était soutenu par le président sortant Andry Rajoelina, remporte l'élection présidentielle avec 53,5 p. 100 des suffrages, selon des résultats qui doivent être confirmés par la Cour électorale spéciale. Le taux de participation est d'environ 50 p. 100. Hery Rajaonarimampianina était arrivé en deuxième position lors du premier tour, en octobre, derrière Jean-Louis Robinson, le candidat soutenu par l'ancien président Marc Ravalomanana. Jean-Louis Robinson dénonce des fraudes.  […] Lire la suite

25 octobre 2013
Madagascar. Premier tour de l'élection présidentielle.

Organisée sous l'égide de la Communauté de développement de l'Afrique australe, l'élection présidentielle vise à mettre fin à la crise politique née des suites du coup d'État d'Andry Rajoelina en mars 2009. Celui-ci ne participe pas au scrutin, pas plus que son prédécesseur exilé Marc Ravalomanana et que l'ancien président Didier Ratsiraka. Jean-Louis Robinson, candidat avalisé par Marc Ravalomanana, arrive en tête au premier tour, avec 21,1 p. 100 des suffrages. Le ministre des Finances sortant Hery Rajaonarimampianina, soutenu par Andry Rajoelina, obtient 15,9 p. 100 des voix, le vice-Premier ministre sortant Hejo Andrianainarivelo 10,5 p. 100, et Roland Ratsiraka, neveu de l'ancien président, 9 p. 100. Le taux de participation est de 61,8 p. 100.  […] Lire la suite

2010

17 novembre-6 décembre 2010
Madagascar. Référendum constitutionnel et mutinerie.

Le 17, un groupe de vingt officiers supérieurs dirigés par l'ancien ministre de la Défense Noël Rakotonandrasana se révolte et annonce son intention de prendre le pouvoir et de suspendre les institutions. Ces événements se produisent le jour où les électeurs sont appelés à se prononcer sur un projet de Constitution présenté par le dirigeant de la Haute Autorité de transition, Andry Rajoelina, qui a renversé le président élu Marc Ravalomanana en mars 2009. La nouvelle Loi fondamentale vise à légitimer le pouvoir d'Andry Rajoelina et à instaurer un processus électoral devant conduire à un scrutin présidentiel en mai 2011.  […] Lire la suite

28 août 2010
Madagascar. Condamnation de l'ancien président Marc Ravalomanana.

La cour criminelle ordinaire d'Antananarivo condamne par contumace l'ancien président Marc Ravalomanana aux travaux forcés à perpétuité pour sa responsabilité dans la mort d'une trentaine de personnes en février 2009, tuées par la garde nationale qui avait ouvert le feu sans sommation sur une foule marchant vers le palais présidentiel. Depuis son éviction du pouvoir en mars 2009, Marc Ravalomanana vit en exil en Afrique du Sud. […] Lire la suite

2009

18-20 décembre 2009
Madagascar. Rupture des accords de sortie de crise par Andry Rajoelina.

Le 18, le dirigeant autoproclamé Andry Rajoelina, qui a destitué, en mars, le président élu Marc Ravalomanana, limoge le chef de gouvernement Eugène Mangalaza qui avait été désigné, en octobre, par consensus entre les principales formations politiques de l'île. Il rompt ainsi l'accord de partage du pouvoir dans un gouvernement national signé, le 9 août, à Maputo (Mozambique). Il annonce également la tenue d'élections législatives hors de ce processus.  […] Lire la suite

6 novembre 2009
Madagascar. Accord de sortie sur la constitution d'un gouvernement de transition.

Le 6, à Addis-Abeba (Éthiopie), après trois jours de négociations au siège de l'Union africaine, un accord sur la composition du gouvernement d'union nationale est trouvé après dix mois de crise politique: Andry Rajoelina est confirmé comme président de transition et il est assisté de deux co-présidents appartenant aux mouvances du président déchu Marc Ravalomanana et de l'ancien président Albert Zafy. La mouvance de l'ex-chef d'État Didier Ratsiraka conserve le poste de Premier ministre.  […] Lire la suite

6-11 octobre 2009
Madagascar. Vers la mise en place d'un gouvernement de transition.

Le 6, les principales mouvances politiques malgaches, sous l'égide de la communauté internationale, trouvent un accord de répartition des postes importants du futur gouvernement de transition. Le dirigeant autoproclamé Andry Rajoelina, qui a renversé le président élu Marc Ravalomanana et pris le pouvoir en mars, est confirmé dans son poste de président. Les principaux responsables malgaches avaient signé un accord de partage du pouvoir, le 9 août dernier, à Maputo (Mozambique), afin de mettre fin à la crise politique qui paralyse le pays depuis le coup d'État. Le point de discorde majeur demeurait la nomination d'un chef de gouvernement de consensus.  […] Lire la suite

5 août-4 septembre 2009
Madagascar. Accord de sortie de crise.

Le 5, à Maputo (Mozambique), les quatre principaux leaders malgaches – le chef de la Haute Autorité de transition Andry Rajoelina, le président déchu Marc Ravalomanana exilé en Afrique du Sud, et deux anciens présidents, Albert Zafy et Didier Ratsiraka – se réunissent avec un groupe de médiateurs africains dirigé par l'ancien président du Mozambique Joaquim Chissano, pour trouver une issue à la crise politique que traverse le pays depuis la destitution, en mars, du président élu Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina.  […] Lire la suite

8-30 mars 2009
Madagascar. Renversement du pouvoir en place.

Le 8, des soldats déclenchent une mutinerie dans un camp militaire près de la capitale, Antananarivo, pour protester contre la répression des manifestations menées par Andry Rajoelina, qui dénonce depuis le 26 janvier le pouvoir autocratique du président Ravalomanana. Les mutins affirment qu'ils n'obéiront plus aux ordres du régime. Le 11, le chef d'état-major de l'armée qui avait été nommé par le président est remplacé; le lendemain, la police et la gendarmerie se mettent sous les ordres du nouveau chef militaire.  […] Lire la suite

3-28 février 2009
Madagascar. Durcissement de la crise politique.

Le 3, Andry Rajoelina, qui mène depuis le 26 janvier un mouvement de protestation antigouvernemental, est démis de ses fonctions de maire d'Antananarivo par le ministère de l'Intérieur.Le 7, refusant sa destitution, Andry Rajoelina prend la tête d'une « Haute Autorité de transition », censée remplacer le pouvoir en place, et désigne son propre Premier ministre, Roindefo Monja. Le même jour, il organise une marche rassemblant plusieurs milliers de ses partisans en direction du palais présidentiel; celle-ci est violemment réprimée par la garde présidentielle, qui tire sans sommation, tuant une trentaine de personnes et faisant plus de deux cents blessés.  […] Lire la suite

26-31 janvier 2009
Madagascar. Violente contestation du gouvernement.

Le 26, le maire d'Antananarivo Andry Rajoelina mobilise des dizaines de milliers de manifestants dans la capitale pour réclamer la démission du président Marc Ravalomanana, accusé de dérive autocratique et critiqué pour sa politique ultra-libérale dans un contexte de malaise social et de paupérisation grandissante de la population. La contestation dégénère rapidement en émeutes. Les violents affrontements avec les forces de l'ordre, les pillages et les incendies font quarante-quatre victimes. En fin de journée, le président Ravalomanana et Andry Rajoelina lancent un appel au calme. Le jeune maire d'Antananarivo a pris la tête de ce mouvement de protestation antigouvernemental à la suite de la fermeture, par le président Ravalomanana, de sa station de radio privée, le 13 décembre 2008, qui avait diffusé un entretien de Didier Ratsiraka, ancien chef de l'État en exil en France. Cette crise politique rappelle celle qui avait opposé en 2002 l'actuel président à son prédécesseur, Didier Ratsiraka.  […] Lire la suite

2006

3 décembre 2006
Madagascar. Réélection du président Marc Ravalomanana.

Le président Marc Ravalomanana est réélu dès le premier tour avec 54,8 p. 100 des suffrages. L'ancien président de l'Assemblée nationale Jean Lahiniriko obtient 11,6 p. 100 des voix, et Roland Ratsiraka, le neveu de l'ancien président Didier Ratsiraka, 10,1 p. 100.  […] Lire la suite

2005

21-22 juillet 2005
France – Madagascar. Visite du président Jacques Chirac à Madagascar.

Les 21 et 22, le président Chirac effectue une visite officielle à Madagascar en vue d'« appuyer la politique de démocratisation, de décentralisation et d'ouverture économique » conduite dans l'île et de « renforcer la coopération économique bilatérale ». Afin d'apaiser les anciennes querelles, le président français dénonce le « caractère inacceptable des répressions engendrées par les dérives du système colonial » en 1947, lorsque la lutte menée par l'armée française contre une insurrection anticoloniale avait fait plusieurs dizaines de milliers de morts. Jacques Chirac reconnaît également le « redressement exceptionnel » du pays après la quasi-guerre civile liée à la difficile succession, en 2002, entre le président Didier Ratsiraka, alors soutenu par la France, et Marc Ravalomanana. […] Lire la suite

2003

6 août 2003
Madagascar. Condamnation de l'ancien président Didier Ratsiraka.

La cour criminelle d'Antananarivo condamne par contumace l'ancien président Didier Ratsiraka, en exil en France, à dix ans de travaux forcés et lui interdit d'exercer une fonction officielle, pour détournement de fonds publics. […] Lire la suite

2002

15 décembre 2002
Madagascar. Victoire du parti présidentiel aux élections législatives.

Le parti du président Marc Ravalomanana, J'aime Madagascar, remporte les élections législatives, qui se déroulent dans le calme et dans des conditions globalement correctes selon les observateurs européens. Il obtient 102 des 160 sièges et ses alliés disposent également de 30 élus. L'ancien parti au pouvoir, l'Avant-Garde de la rénovation malgache (Arema), n'a que 3 députés. […] Lire la suite

2-3 juillet 2002
Madagascar. Reconnaissance par la France du pouvoir du président Marc Ravalomanana.

Le 2, le président Marc Ravalomanana nomme au gouvernement deux membres de l'Arema, le parti de l'ancien président Didier Ratsiraka à qui il a succédé au terme d'une longue épreuve de force.Le 3, il confirme au ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, en visite officielle dans l'île, l'organisation prochaine d'élections anticipées sous le contrôle de la communauté internationale. Ces preuves de « réconciliation nationale » sont saluées par le ministre français, ce qui traduit la reconnaissance par la France de la légitimité du nouveau pouvoir en place à Antananarivo. Dominique de Villepin signe plusieurs accords de coopération avec le gouvernement. […] Lire la suite

2-26 juin 2002
Madagascar. Progression du camp du président Marc Ravalomanana.

Le 2, les premiers combats meurtriers opposent les forces du président Marc Ravalomanana, déclaré vainqueur de l'élection de décembre 2001, aux troupes restées fidèles au président sortant, Didier Ratsiraka, près de la ville de Sambava, dans le nord-est du pays. Il s'agit de la première tentative de reconquête militaire des provinces côtières par le nouveau pouvoir, qui ne contrôle que deux provinces sur six, alors qu'Antananarivo, la capitale, est soumise à un blocus. […] Lire la suite

18 avril-6 mai 2002
Madagascar. Accord de sortie de crise non appliqué.

Le 18, le président en titre, Didier Ratsiraka, et le « président » autoproclamé, Marc Ravalomanana, invités à Dakar par le président sénégalais Abdoulaye Wade sous l'égide de l'Organisation de l'unité africaine, signent un accord destiné à mettre un terme à la crise qui secoue leur pays depuis le premier tour de l'élection présidentielle, en décembre 2001. La Cour suprême ayant annulé, la veille, les résultats du scrutin, l'accord prévoit de procéder à un nouveau décompte des voix. Si aucun des deux candidats n'a recueilli la majorité absolue, un référendum doit être organisé dans un délai de six mois pour les départager. Dans l'attente, le président Ratsiraka s'engage à nommer « un gouvernement de réconciliation nationale de transition » dont il doit désigner le Premier ministre en accord avec son rival. Un Conseil supérieur de la transition doit être mis en place dès la proclamation des résultats. Enfin, des mesures sont prévues pour que cesse le blocus économique de la capitale. […] Lire la suite

4-22 mars 2002
Madagascar. Installation d'une administration « bis ».

Le 4, à Antananarivo, la plupart des ministres du gouvernement parallèle nommé par Marc Ravalomanana, autoproclamé président en février, occupent les ministères abandonnés par les membres du gouvernement officiel. Le président Didier Ratsiraka a quitté la capitale pour Toamasina, son fief sur la côte est, où les gouverneurs des provinces loyalistes l'ont rejoint. […] Lire la suite

4-28 février 2002
Madagascar. Autoproclamation de Marc Ravalomanana au poste de président.

Le 4, tandis que la grève générale se poursuit, plusieurs centaines de milliers de partisans de Marc Ravalomanana continuent d'exiger, à Antananarivo, la reconnaissance de la victoire de leur candidat au premier tour de l'élection présidentielle, en décembre 2001, et l'annulation du second tour prévu le 24.Le 5, l'opération « ville morte », décrétée par Marc Ravalomanana dans la capitale, dont il est le maire, est un succès. La paralysie du pays commence à peser lourdement sur l'économie. […] Lire la suite

7-28 janvier 2002
Madagascar. Forte contestation des résultats du premier tour de l'élection présidentielle.

À partir du 7, des dizaines de milliers d'opposants au président Didier Ratsiraka se rassemblent presque quotidiennement à Antananarivo pour dénoncer les fraudes au premier tour de l'élection présidentielle, le 16 décembre 2001. Contrairement à ce qu'indiquent les chiffres du ministère de l'Intérieur, ils affirment que l'homme d'affaires Marc Ravalomanana, maire de la capitale, a obtenu la majorité absolue, et contestent l'organisation d'un second tour. […] Lire la suite

1996

29 décembre 1996
Madagascar. Élection de Didier Ratsiraka à la présidence.

Le 29, avec 50,71 p. 100 des suffrages, Didier Ratsiraka remporte de justesse le second tour de l'élection présidentielle devant Albert Zafy qui obtient 49,29 p. 100 des voix. Le taux de participation est faible (49,66 p. 100). Cette élection a été organisée à la suite de l'« empêchement » du président Zafy voté par le Parlement en juillet et confirmé en septembre. Au premier tour, le 3 novembre, Didier Ratsiraka avait réuni 36,6 p. 100 des suffrages contre 23,4 p. 100 pour Albert Zafy ; l'homme d'affaires Herizo Razafimahaleo avait obtenu 15 p. 100 des voix. Didier Ratsiraka a déjà été président de 1975 à 1991, date à laquelle il avait dû laisser la place à une autorité de transition après les troubles meurtriers survenus dans l'île. Il avait été battu par Albert Zafy lors de l'élection présidentielle de février 1993. […] Lire la suite

5 septembre 1996
Madagascar. Confirmation de l'empêchement du président Albert Zafy.

La Haute Cour constitutionnelle confirme la motion d'empêchement visant Albert Zafy, président depuis février 1993, que l'Assemblée nationale avait votée le 26 juillet à la majorité des deux tiers. Elle reconnaît que le chef de l'État a violé la Constitution en retardant l'adoption de plusieurs lois et en rattachant à la présidence l'inspection générale de l'État qui est destinée à contrôler l'administration. Ralliant de plus en plus de transfuges du camp présidentiel, l'opposition au chef de l'État s'est accrue, dénonçant sa « personnalisation du pouvoir » et son « inaction » face à la crise économique. En mai, l'Assemblée avait censuré le Premier ministre Emmanuel Rakotovahiny, premier chef de gouvernement choisi par le président Zafy et non plus par les députés, en application de la réforme constitutionnelle de septembre 1995. La Haute Cour désigne le Premier ministre Norbert Ratsirahonana comme président par intérim. L'initiative de la procédure d'empêchement revient au président de l'Assemblée, Richard Andriamanjato, qui compte se présenter à l'élection présidentielle, tout comme Albert Zafy et l'ancien président Didier Ratsiraka. […] Lire la suite

1993

10 février 1993
Madagascar. Élection du chef de l'opposition Albert Zafy à la présidence.

Albert Zafy est élu président de la République avec 66,62 p. 100 des voix, contre 33,38 p. 100 pour le chef de l'État sortant Didier Ratsiraka. Lors du premier tour de scrutin, le 25 novembre 1992, Albert Zafy, candidat du Comité des forces vives (opposition), était arrivé en tête avec 45 p. 100 des suffrages, contre 29 p. 100 pour le chef de l'État. Le taux de participation est d'environ 80 p. 100. Président de la Haute Autorité de l'État, instance provisoire chargée de gérer le processus démocratique, Albert Zafy devient le premier président de la III […] Lire la suite

1992

25 novembre 1992
Madagascar. Le candidat de l'opposition en tête au premier tour de l'élection présidentielle.

Au premier tour de l'élection présidentielle, où le taux de participation est proche de 74 p. 100, le président Didier Ratsiraka, au pouvoir depuis le putsch de 1975, élu en 1982 et réélu en 1989, n'arrive qu'en deuxième position, avec environ 29,2 p. 100 des suffrages, derrière Albert Zafy, candidat du Comité des forces vives, qui en recueille environ 45,2 p. 100. Chef de l'opposition, ce dernier préside la Haute Autorité de l'État, institution provisoire créée en novembre 1991, au terme de sept mois de violente contestation du régime, dans le cadre du processus de démocratisation. Un second tour doit avoir lieu en janvier 1993. […] Lire la suite

1991

23 novembre 1991
Madagascar. Compromis entre le gouvernement et l'opposition.

L'entrée en fonction de la Haute Autorité de l'État, chargée d'assurer la transition jusqu'à la nouvelle République, met fin à la crise politique qui paralysait le pays depuis sept mois. Cet organisme est présidé par Albert Zafy, dirigeant de l'opposition. Le président Didier Ratsiraka reste en fonction en tant que symbole de l'unité nationale et chef des forces armées tandis que, le 1 […] Lire la suite

8-26 août 1991
Madagascar. Des morts devant le palais présidentiel.

Le 8, Guy Willy Razanamasy, maire de Tananarive, est nommé Premier ministre. Il succède au colonel Victor Ramahata, dont le gouvernement avait été dissous le 28 juillet. Mais l'opposition rejette, le jour même, ses propositions de gouvernement national.Le 10, après deux mois de manifestations pacifiques, les opposants qui exigent la démission du président Didier Ratsiraka organisent une « marche de la liberté » sur le palais présidentiel d'Iavoloha. Pour la première fois, les autorités choisissent la répression : les forces de l'ordre tirent dans la foule, provoquant la mort d'au moins douze manifestants, selon un bilan officiel. La presse, elle, avance le chiffre de deux cents morts. […] Lire la suite

8-28 juillet 1991
Madagascar. Instauration de l'état d'urgence.

Le 8, Tananarive, la capitale, est le théâtre d'une grande manifestation regroupant près de quatre cent mille personnes, la plus importante organisée par le mouvement de contestation qui réclame une révision de la Constitution et le départ du président Didier Ratsiraka depuis le 10 juin. Une grève générale illimitée débute : elle touche la plupart des secteurs de l'économie. […] Lire la suite

10-26 juin 1991
Madagascar. Manifestations contre le pouvoir.

Le 10, à l'appel de l'opposition, plusieurs milliers de manifestants hostiles au projet gouvernemental de révision de la Constitution qui vise à concentrer tous les pouvoirs dans les mains du président de la République, Didier Ratsiraka, défilent dans les rues de la capitale, Tananarive, en faveur de la démocratie.Le 11, ils sont à nouveau cent mille à manifester pour réclamer l'abrogation de la Constitution socialiste de 1975, ainsi que la tenue d'une conférence nationale réunissant les représentants du pouvoir et ceux de la société civile (partis d'opposition, syndicats et associations religieuses). […] Lire la suite

1990

11-15 juin 1990
France. Tournée du président François Mitterrand dans l'océan Indien.

Le 11, François Mitterrand entame aux Seychelles une tournée de cinq jours dans l'océan Indien. À Victoria, il réaffirme que Paris reste à l'écoute du Tiers Monde et « qu'il ne peut pas y avoir de démocratie sans développement ».Le 12, à Port-Louis, le président français rend un hommage appuyé à la « démocratie scrupuleuse » de l'île Maurice.Le 13, à Moroni, il demande au président des Comores d'« assainir » l'économie de son pays et d'entamer un processus de démocratisation de la vie politique. […] Lire la suite

1989

28 mai 1989
Madagascar. Succès du parti du président Didier Ratsiraka aux législatives.

L'Avant-garde de la révolution malgache (Aréma), parti de Didier Ratsiraka, réélu le 12 mars pour un troisième mandat à la présidence de la République, remporte les élections législatives. Il obtient 120 des 137 sièges de l'Assemblée nationale populaire (A.N.P.). L'Aréma enregistre un gain de cinq sièges par rapport au scrutin de 1983. Toutefois, l'abstention a été très forte, dépassant même les 40 p. 100 à Tananarive. […] Lire la suite

28 avril-1er mai 1989
Vatican – Afrique. Voyage de Jean-Paul II à Madagascar, à la Réunion, en Zambie et au Malawi.

Le 28, Jean-Paul II commence son 41e voyage hors d'Italie par Madagascar, pays qui comprend environ 25 p. 100 de catholiques, comme la Zambie et le Malawi, où le pape se rend du 2 au 6 mai, après un séjour à la Réunion.Le 1er mai, il est accueilli à la Réunion par Michel Rocard, arrivé dans l'île le 29 avril après une visite officielle de deux jours, les 27 et 28, au Kenya. Le séjour du pape dans cette île, où 90 p. 100 de la population est catholique, est un triomphe. Sous l'impulsion de son évêque, M […] Lire la suite

12 mars 1989
Madagascar. Réélection du président Didier Ratsiraka.

Le 12, Didier Ratsiraka est réélu pour un troisième septennat à la présidence de la République avec 62 p. 100 des suffrages exprimés, alors que, en novembre 1982, il en avait obtenu 80 p. 100. Cette élection s'est déroulée pour la première fois dans des conditions démocratiques. Mais le fait que près de 40 p. 100 des électeurs se soient prononcés pour le changement représente un coup de semonce pour le président, au pouvoir depuis 1975, et devrait l'inciter à confirmer une réorientation du régime sur la voie d'une libéralisation de l'économie et d'une démocratisation accrue. […] Lire la suite

1982

7 novembre 1982
Madagascar. Réélection du président Didier Ratsiraka

Didier Ratsiraka, président sortant, est réélu avec 80,17 p. 100 des suffrages pour un nouveau mandat de sept ans. Son adversaire Monja Joana, président du Monima, parti nationaliste, recueille 19,83 p. 100 des voix. […] Lire la suite

1981

3-5 février 1981
Madagascar. Violentes émeutes dans la capitale

Le 3, à Antananarivo, de violentes manifestations de lycéens et d'étudiants font plusieurs morts et des blessés. Des enseignants sont arrêtés. Les émeutes se poursuivent le 4. Les forces de l'ordre établissent un cordon de sécurité dans le centre de la ville.Le 5, les cours reprennent dans les établissements scolaires, mais la grève continue à l'université. Le colonel Rakotoarijaona, Premier ministre, dresse le bilan des échauffourées : elles auraient fait 5 morts et 44 blessés. […] Lire la suite

— Universalis