HAÏTI, chronologie contemporaine

 

2019

7-14 février 2019
Haïti. Mouvement de contestation.

Le 7, des milliers de personnes manifestent à Port-au-Prince contre l’inflation et demandent la démission du président Jovenel Moïse, à la suite de la publication en janvier d’un rapport de la Cour des comptes dénonçant la mauvaise gestion des dépenses publiques et le détournement d’aides au développement. Ces révélations s’ajoutent à l’affaire de corruption PetroCaribe dans laquelle sont impliqué […] Lire la suite

2018

6 juillet-5 août 2018
Haïti. Démission du Premier ministre sur fond de violences.

Le 6, les autorités annoncent de fortes augmentations du prix des carburants, en application de l’accord conclu en février avec le FMI. Les troubles qui éclatent aussitôt causent la mort d’au moins quatre personnes. Les manifestants réclament le départ du président Jovenel Moïse et du Premier ministre Jack Guy Lafontant.Le 7, Jack Guy Lafontant suspend la mesure.Le 14, le Premier ministre, menacé  […] Lire la suite

2016

20 novembre 2016
Haïti. Élection de Jovenel Moïse à la présidence de la République.

Avec 55,7 p. 100 des suffrages, Jovenel Moïse, candidat du Parti haïtien Tèt Kale (PHTK) – « Tête chauve » – de l’ancien président Michel Martelly, remporte dès le premier tour l’élection présidentielle organisée un mois et demi après le passage de l’ouragan Matthew. Son principal adversaire, Jude Célestin, candidat du parti Lapeh – Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation haïtienne – e […] Lire la suite

3-7 octobre 2016
Haïti – États-Unis. Passage meurtrier de l’ouragan Matthew.

Dans la nuit du 3 au 4, l’ouragan Matthew – le plus puissant depuis l’ouragan Felix de septembre 2007 – frappe Haïti où il fait un millier de morts. Les autorités sanitaires craignent une recrudescence de l’épidémie de choléra qui a déjà causé la mort de plus de dix mille personnes depuis le séisme de janvier 2010. L’ouragan entraîne le report des élections générales prévues le 9. L’acheminement d […] Lire la suite

6 juin 2016
Haïti. Annulation du premier tour de l’élection présidentielle.

Le Conseil électoral provisoire, entérinant les conclusions du rapport remis en mai par la Commission indépendante d’évaluation et de vérification électorale, annule le premier tour controversé de l’élection présidentielle d’octobre 2015 et annonce que les deux tours du prochain scrutin se tiendront en octobre 2016 et janvier 2017. Jocelerme Privert, président provisoire depuis février, demeure en […] Lire la suite

6-26 février 2016
Haïti. Départ du président Michel Martelly.

Le 6, alors que le second tour de l’élection présidentielle a été reporté sine die en janvier, le président Michel Martelly et les présidents des deux chambres concluent un accord qui prévoit l’élection par le Parlement d’un président provisoire pour une durée de cent vingt jours, ainsi que la désignation d’un Premier ministre « de consensus » chargé d’organiser le second tour de la présidentielle […] Lire la suite

3-22 janvier 2016
Haïti. Report du second tour de l’élection présidentielle.

Le 3, la commission indépendante d’évaluation électorale, mise en place sous la pression de l’opposition après les élections d’octobre 2015 estime que celles-ci ont été « entachées d’irrégularités graves ». Elle préconise la refonte du Conseil électoral provisoire qui a organisé le scrutin. Le 18, alors que manifestants et policiers s’affrontent dans le pays, le candidat de l’opposition Jude Céles […] Lire la suite

2015

25 octobre 2015
Haïti. Premier tour de l’élection présidentielle et second tour des législatives.

Jovenel Moïse, candidat du Parti haïtien Tèt Kale – « Tête chauve » en créole – et dauphin du président sortant Michel Martelly, arrive en tête au premier tour de l’élection présidentielle avec 32,8 p. 100 des suffrages. Il sera opposé, au second tour en décembre, à Jude Célestin, candidat du parti Lapeh – Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation haïtienne – soutenu par l’ancien préside […] Lire la suite

9 août 2015
Haïti. Premier tour des élections législatives.

Le premier tour des élections législatives est marqué par des violences. Seuls 8 députés sur 99 sont élus à l’issue de ce premier tour. Le taux de participation est de 17,8 p. 100. Un second tour doit se tenir en octobre, le même jour que le premier tour de l’élection présidentielle.  […] Lire la suite

12 mai 2015
France – Haïti. Visite du président François Hollande à Port-au-Prince.

Le président français François Hollande effectue une visite à Port-au-Prince. L’indemnisation de 150 millions de francs-or réclamée en 1825 par la France à la jeune République haïtienne indépendante, objet d’une polémique, est évoquée par le président Michel Martelly qui ne revendique toutefois « aucune compensation ». Celui-ci demande en revanche à la France de participer à la mise en œuvre d’« u […] Lire la suite

12-16 janvier 2015
Haïti. Installation d'Evans Paul au poste de Premier ministre.

Le 12, le mandat des membres du Parlement élu en 2010-2011 prend fin. La crise politique s'accompagne de manifestations populaires exigeant le départ du président Michel Martelly et l'organisation d'élections.Le 16, le chef de l'État procède à l'installation du Premier ministre Evans Paul, un opposant nommé en décembre 2014 à la suite de la démission de Laurent Lamothe. Evans Paul est chargé d'org […] Lire la suite

2012

24 février 2012
Haïti. Démission du Premier ministre Garry Conille.

Le Premier ministre Garry Conille, nommé en octobre 2011, est contraint de présenter sa démission. Cette nouvelle crise résulte du conflit opposant le président Michel Martelly au Parlement. Ce dernier avait ouvert une enquête sur la nationalité du chef de l'État et de certains ministres – la Constitution interdit en effet de posséder la double nationalité. Michel Martelly et les ministres avaient […] Lire la suite

2011

4 octobre 2011
Haïti. Nomination de Garry Conille au poste de Premier ministre.

Le Sénat, à la suite de la Chambre des députés, approuve la nomination par le président Martelly, investi en mai, de Garry Conille au poste de Premier ministre. Les précédents candidats proposés par le chef de l'État avaient été invalidés par le Parlement, dominé par l'opposition. Garry Conille, médecin de formation, a occupé les fonctions de chef de cabinet de l'ancien président américain Bill Cl […] Lire la suite

18 mars-25 avril 2011
Haïti. Élection de Michel Martelly à la présidence.

Le 18, l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, chassé du pouvoir en 1991 puis de nouveau en 2004, qui vivait en exil en Afrique du Sud, fait son retour à Port-au-Prince, où il est acclamé par des milliers de partisans. Le 20, l'ex-chanteur Michel Martelly remporte le second tour de l'élection présidentielle avec 67,7 p. 100 des suffrages, devant la juriste Mirlande Manigat (31,7 p. 100). Le tau […] Lire la suite

3 février 2011
Haïti. Résultats définitifs du premier tour de l'élection présidentielle.

Le Conseil électoral annonce les résultats définitifs du premier tour de l'élection présidentielle disputé en novembre 2010. Des violences avaient suivi la publication des résultats préliminaires en décembre. Jude Célestin, candidat du pouvoir, est rétrogradé à la troisième place, tandis que le chanteur populaire Michel Martelly se qualifie pour le second tour prévu en mars, et sera opposé à la ju […] Lire la suite

16-26 janvier 2011
Haïti. Retour de Jean-Claude Duvalier en pleine crise électorale.

Le 16, Jean-Claude Duvalier, alias Baby Doc, ancien dictateur chassé du pouvoir en février 1986, rentre à Port-au-Prince après quinze années d'exil en France. Le pays connaît une crise politique, alors que le conseil électoral n'a toujours pas annoncé les résultats du premier tour de l'élection présidentielle qui s'est tenu en novembre 2010. Le 18, la justice inculpe Jean-Claude Duvalier de détour […] Lire la suite

2010

7-20 décembre 2010
Haïti. Contestation des résultats du premier tour de l'élection présidentielle.

Le 7, le Conseil électoral annonce les résultats préliminaires du premier tour de l'élection présidentielle tenu le 28 novembre. La juriste Mirlande Manigat arrive en tête avec 31,3 p. 100 des suffrages, suivie de Jude Célestin, dauphin du président sortant René Préval, qui obtient 22,4 p. 100 des voix. Arrivé en troisième position avec 21 p. 100 des suffrages, le chanteur populaire Michel Martell […] Lire la suite

12-28 novembre 2010
Haïti. Épidémie de choléra.

Le 12, l'O.N.U. lance un appel en vue de la constitution d'un fonds d'urgence destiné à lutter contre l'extension de l'épidémie de choléra. Celle-ci a déjà causé la mort de près de huit cents personnes depuis octobre. L'épidémie est favorisée par les mauvaises conditions d'hygiène régnant dans l'île depuis le violent séisme de janvier, et alors que les travaux de reconstruction se font attendre. L […] Lire la suite

31 mars 2010
Haïti. Conférence des pays donateurs.

L'engagement des pays donateurs réunis en conférence au siège de l'O.N.U., à New York, dépasse les attentes de l'organisation internationale; ils promettent de consacrer près de 10 milliards de dollars (7,4 milliards d'euros) à la reconstruction d'Haïti ravagé par un séisme en janvier. L'Union européenne est en tête des donateurs avec 1,6 milliard de dollars promis, dont 189 millions par la France […] Lire la suite

17 février 2010
France – Haïti. Visite du président Nicolas Sarkozy en Haïti.

Nicolas Sarkozy effectue la première visite d'un président français depuis 1804 dans l'ancienne colonie française, après le séisme qui a dévasté l'île en janvier. Il annonce une aide de 325 millions d'euros qui inclut l'annulation de la dette d'Haïti envers la France, soit 56 millions d'euros. Nicolas Sarkozy admet que « les blessures de la colonisation [...] ont laissé des traces » et invite les  […] Lire la suite

12-25 janvier 2010
Haïti. Séisme meurtrier et destructeur.

Le 12, un séisme de magnitude 7 sur l'échelle de Richter dévaste la capitale, Port-au-Prince, et sa région. Il s'agit de l'une des plus puissantes fractures entre les plaques tectoniques caraïbe et nord-américaine enregistrées depuis deux siècles. Le bilan humain du séisme s'établira à deux cent mille morts et un million de sans-abri. Les dégâts matériels sont considérables, dans un pays considéré […] Lire la suite

2009

30 octobre-9 novembre 2009
Haïti. Destitution du Premier ministre.

Le 30, Michèle Pierre-Louis, Premier ministre depuis juin 2008, est destituée à la suite d'une motion de censure votée par dix-huit sénateurs sur vingt-neuf pour protester contre la mauvaise gestion du gouvernement, et notamment celle d'un fonds d'urgence de 197 millions de dollars accordé par le Venezuela dans le cadre de l'accord énergétique Petrocaribe et destiné à la population à la suite du p […] Lire la suite

2008

3-27 avril 2008
Haïti. Émeutes de la faim et nouveau gouvernement.

Le 8, les manifestations violentes contre la vie chère gagnent Port-au-Prince. Parties le 3 des Cayes, dans le sud de l'île, elles ont depuis lors causé la mort de cinq personnes. Les émeutiers protestent contre l'envolée des prix des denrées de base depuis quelques semaines. Dans la capitale, ils tentent de forcer les grilles de la présidence de la République et se heurtent aux forces de l'ordre  […] Lire la suite

2006

9 juin 2006
Haïti. Formation d'un gouvernement.

Le président René Préval, élu en février, présente un gouvernement de large coalition dirigé par Jacques-Édouard Alexis et comprenant des ministres membres de sa formation, l'Espoir, ainsi que des cinq principaux partis représentés au Parlement. Le nouveau Premier ministre annonce le lancement d'un « programme d'apaisement social » destiné à favoriser la réintégration dans la société civile des mi […] Lire la suite

21 avril 2006
Haïti. Victoire du camp présidentiel aux élections législatives.

Le parti L'Espoir du président René Préval arrive largement en tête aux élections législatives. Deux autres formations de centre gauche, l'Organisation du peuple en lutte et la Fusion des sociaux-démocrates, occupent les deuxième et troisième positions. […] Lire la suite

7-16 février 2006
Haïti. Élection de René Préval à la présidence de la République.

Le 7 se déroulent, sous la protection des forces de l'O.N.U., les premières élections générales organisées depuis la chute du président Jean-Bertrand Aristide en février 2004. Celles-ci sont marquées par une forte participation (63 p. 100), en dépit de leur inorganisation et du climat de violence.Le 12, un premier décompte, portant sur le dépouillement des trois quarts des suffrages, place le favo […] Lire la suite

2004

1er-15 mars 2004
Haïti. Désarmement des rebelles et désignation d'un Premier ministre provisoire.

Le 1er, les rebelles armés de Guy Philippe entrent dans Port-au-Prince alors que le calme revient peu à peu. De son côté, le président Aristide affirme avoir été victime d'un « enlèvement » orchestré par les États-Unis. Le plan de sortie de crise conclu entre l'opposition et la communauté internationale prévoit la désignation d'un Conseil de sages qui doit, à son tour, nomme […] Lire la suite

5-29 février 2004
Haïti. Chute du président Jean-Bertrand Aristide.

Le 5, les opposants armés au régime de Jean-Bertrand Aristide, regroupés au sein du Front de résistance révolutionnaire de l'Artibonite (département situé dans le centre du pays) prennent le contrôle de Gonaïves, quatrième ville du pays, à l'issue de combats meurtriers qui continuent les jours suivants. Ce mouvement, qui s'appelait auparavant Armée cannibale, combattait l'opposition pour le compte […] Lire la suite

1er janvier 2004
Haïti. Cérémonies du bicentenaire de l'indépendance troublées par des violences.

Les cérémonies du bicentenaire de l'indépendance du pays sont marquées, à Port-au-Prince, par de violents affrontements entre les partisans du régime du président Jean-Bertrand Aristide et ses opposants. Ce dernier, élu en 2001 pour cinq ans, mais dont l'opposition réclame le départ depuis septembre 2003, annonce des élections législatives pour 2004. En novembre 2003, l'Église catholique avait pro […] Lire la suite

2003

5-11 décembre 2003
Haïti. Montée de la contestation.

Le 5, la milice armée des « chimères », au service du régime, pénètre dans la faculté des sciences humaines de Port-au-Prince et s'en prend violemment aux étudiants qui manifestent contre le président Jean-Bertrand Aristide. Les mouvements de rue contre le régime, qui agitent les villes du nord de l'île depuis septembre et ont causé la mort d'une vingtaine de personnes, gagnent la capitale, tandis […] Lire la suite

2000

26-29 novembre 2000
Haïti. Élection controversée de Jean-Bertrand Aristide à la présidence.

Le 26, à l'issue d'une campagne marquée par de nombreux assassinats politiques et actes d'intimidation, Jean-Bertrand Aristide remporte l'élection présidentielle, organisée par un conseil électoral à sa solde. L'ancien chef de l'État, au pouvoir de décembre 1990 à septembre 1991, affrontait quatre autres candidats inconnus. L'opposition avait appelé à boycotter le scrutin et la communauté internat […] Lire la suite

30 juillet 2000
Haïti. Victoire controversée du parti Lavalas aux élections législatives.

Au terme du second tour des élections législatives, le parti Lavalas de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide remporte une large majorité dans les deux chambres du Parlement. Les irrégularités qui avaient entaché le premier tour, le 21 mai, avaient incité les formations d'opposition à boycotter le scrutin et l'Organisation des États américains à retirer ses observateurs. Le taux de participati […] Lire la suite

17-19 juin 2000
Haïti. Crise politique.

Le 17, le président du Conseil électoral provisoire, Léon Manus, quitte le pays pour se réfugier aux États-Unis. Il affirme craindre pour sa vie après son refus d'avaliser les résultats du premier tour des élections législatives et municipales qui s'est déroulé le 21 mai. L'opposition a dénoncé des fraudes massives et réclamé l'annulation des résultats du scrutin. De leur côté, les partisans de la […] Lire la suite

1995

17 décembre 1995
Haïti. Élection de René Préval à la présidence de la République.

Le 17, l'ancien Premier ministre René Préval, candidat de la coalition Lavalas, remporte l'élection présidentielle, avec 87,9 p. 100 des suffrages. Ses rivaux ne réalisent que des scores symboliques. Le taux de participation, faible, est de 28 p. 100. Le président sortant, Jean-Bertrand Aristide, auquel la Constitution interdisait de briguer un second mandat consécutif, avait envisagé, un moment,  […] Lire la suite

17 septembre 1995
Haïti. Victoire du mouvement Lavalas aux élections législatives.

À l'issue du second tour des élections législatives, la coalition Lavalas, qui soutient le président Jean-Bertrand Aristide, remporte 17 des 27 sièges au Sénat et 68 des 83 sièges à la Chambre des députés. Le très faible taux de participation s'explique tant par l'absence d'enjeu du scrutin, après la domination du mouvement Lavalas au premier tour, que par l'appel au boycottage lancé par la plupar […] Lire la suite

31 mars 1995
Haïti. Remplacement de la force multinationale par la Minuha.

Le 31, le président américain Bill Clinton et le secrétaire général de l'O.N.U. Boutros Boutros-Ghali assistent à la cérémonie de passation de pouvoir entre la force multinationale dominée par les Américains et les casques bleus de la Mission des Nations unies en Haïti (Minuha). Engagée en septembre 1994, l'opération multinationale avait permis au président élu Jean-Bertrand Aristide de rentrer da […] Lire la suite

1994

4-24 octobre 1994
Haïti. Retour du président Jean-Bertrand Aristide à Port-au-Prince.

Le 4, le chef de la police militaire, le lieutenant-colonel Michel François, l'un des trois dirigeants de la junte qui avait renversé le président élu Jean-Bertrand Aristide en septembre 1991, s'enfuit en république Dominicaine. Les autorités de ce pays déclarent qu'elles ont agi à la demande des Nations unies, mais qu'elles n'accueilleront pas les généraux Raoul Cédras et Philippe Biamby, les deu […] Lire la suite

15-30 septembre 1994
Haïti. Accord sur le départ de la junte et opération militaire américaine.

Le 15, dans une allocution télévisée, le président américain Bill Clinton adresse un dernier avertissement à la junte de Port-au-Prince, la menaçant d'une intervention militaire si elle ne quitte pas le pouvoir, en application de la résolution 940 du Conseil de sécurité de l'O.N.U., adoptée en juillet. Il justifie une éventuelle opération armée aux yeux de son opinion publique et du Congrès, qui l […] Lire la suite

5 juillet-1er août 1994
Haïti – États-Unis. Accord de l'O.N.U. pour une intervention militaire des États-Unis en Haïti.

Le 5, les États-Unis décident de ne plus laisser les réfugiés haïtiens pénétrer aux États-Unis et de les détourner vers des « zones de sécurité » créées dans divers pays de la région. Au cours du mois de juillet, les garde-côtes américains recueilleront 16 000 boat people, chiffre record.Le 11, la junte au pouvoir à Port-au-Prince ordonne l'expulsion de la mission civile de l'O.N.U.Le 31, alors qu […] Lire la suite

7-12 juin 1994
Haïti. Renforcement des sanctions et des menaces américaines.

Le 7, l'assemblée générale de l'Organisation des États américains (O.E.A.) adopte une résolution qui appuie les efforts de la communauté internationale en faveur du retour de la démocratie à Haïti, sans exclure l'éventualité de l'usage de la force pour y parvenir, solution dont les États-Unis s'affirment de plus en plus partisans. L'O.E.A. décide, symboliquement, de tenir sa prochaine assemblée gé […] Lire la suite

6-25 mai 1994
Haïti. Instauration par l'O.N.U. d'un embargo commercial total.

Le 6, le Conseil de sécurité de l'O.N.U. adopte la résolution 917 qui menace d'imposer à Haïti un embargo commercial total à partir du 22 si les militaires qui ont renversé le président Jean-Bertrand Aristide en septembre 1991 n'ont pas quitté le pouvoir d'ici là.Le 8, le président américain Bill Clinton, qui a évoqué l'éventualité d'une intervention armée en cas d'échec de l'embargo, déclare que  […] Lire la suite

1993

15 décembre 1993
Haïti. Démission du Premier ministre Robert Malval.

Le Premier ministre Robert Malval annonce sa démission. Il avait été nommé en septembre par le président Jean-Bertrand Aristide – renversé par les militaires en septembre 1991 – en application de l'accord conclu avec la junte du général Raoul Cédras sur le retour à la démocratie dans l'île. Robert Malval se retire à la suite de l'échec de sa tentative, annoncée le 7 et contestée par le père Aristi […] Lire la suite

11-28 octobre 1993
Haïti. La junte contre le retour du père Jean-Bertrand Aristide.

Le 11, plusieurs centaines de partisans de la junte au pouvoir depuis le renversement du président élu Jean-Bertrand Aristide, en septembre 1991, empêchent le débarquement à Port-au-Prince du premier contingent américain et canadien de la mission de l'O.N.U. Celle-ci était chargée de préparer le retour dans l'île du président Jean-Bertrand Aristide qui était prévu pour le 30, en application de l'a […] Lire la suite

17-23 septembre 1993
Haïti. Intervention de l'O.N.U. pour mettre un terme aux violences.

Le 17, le Conseil de sécurité de l'O.N.U. adopte une déclaration qui exige des militaires au pouvoir à Port-au-Prince qu'ils mettent fin à la vague de violences qui a fait au moins douze morts en une semaine. Il menace de remettre en vigueur les sanctions décrétées en juin et suspendues en août, après la signature, en juillet, de l'accord sur le retour au pouvoir, prévu pour la fin d'octobre, du p […] Lire la suite

8 juin-3 juillet 1993
Haïti. Accord avec le général Cédras sur le retour du président Jean-Bertrand Aristide.

Le 8, Marc Bazin, Premier ministre nommé en juin 1992 par la junte qui a renversé le président Jean-Bertrand Aristide en septembre 1991, présente sa démission. Incapable de redresser la situation économique et diplomatique du pays, il avait perdu le soutien des militaires.Le 16, le Conseil de sécurité de l'O.N.U. menace le régime haïtien d'un embargo total sur le pétrole et les armes si un accord  […] Lire la suite

1992

2 mai-19 juin 1992
Haïti. Nomination de Marc Bazin au poste de Premier ministre.

Le 2, le président provisoire Joseph Nérette nomme le conservateur Marc Bazin Premier ministre en remplacement de Jean-Jacques Honorat, désigné par l'armée après le renversement, le 30 septembre 1991, du président démocratiquement élu Jean-Bertrand Aristide. Cette décision concrétise l'accord en vue de la formation d'un « gouvernement de consensus et de salut public pour la consolidation de la dém […] Lire la suite

6-27 mars 1992
Haïti. L'accord conclu entre le père Aristide et le Parlement déclaré inconstitutionnel.

Le 6, Joseph Nérette, président provisoire mis en place par les militaires après le putsch du 30 septembre 1991, rejette l'accord conclu le 23 février sous l'égide de l'Organisation des États américains entre le président en exil, Jean-Bertrand Aristide, et le Parlement haïtien qui devait le ratifier. Les parlementaires s'insurgent contre les menaces proférées par les militaires à leur égard.Le 27 […] Lire la suite

23-27 février 1992
Haïti. Accord sur le retour du président Jean-Bertrand Aristide et controverse sur le sort du général Cédras.

Le 23, à Washington, les négociations menées sous l'égide de l'Organisation des États américains (O.E.A.) entre le président haïtien Jean-Bertrand Aristide, renversé le 30 septembre 1991 et en exil depuis lors, et une délégation de parlementaires haïtiens aboutissent à un accord en vue du rétablissement de la démocratie dans l'île. Celui-ci prévoit la formation d'un nouveau gouvernement provisoire […] Lire la suite

1991

7-8 octobre 1991
Haïti. Pressions internationales contre les auteurs du coup d'État.

Le 7, le Parlement, réuni sous la menace des forces armées, vote la destitution du père Aristide renversé par le général Raoul Cédras le 30 septembre. Il élit président par intérim le doyen de la Cour de cassation, Joseph Nérette. À Port-au-Prince, l'armée continue à faire régner une terreur meurtrière.Le 8, l'Organisation des États américains décide un embargo total et immédiat ainsi que le gel d […] Lire la suite

30 septembre 1991
Haïti. Coup d'État militaire contre le président Jean-Bertrand Aristide.

Le président Jean-Bertrand Aristide est renversé par un putsch qui fait des dizaines de morts et des centaines de blessés à Port-au-Prince. Adepte de la théologie de la libération et principalement attaché à combattre la pauvreté, le père Aristide avait été, le 16 décembre 1990, le premier chef de l'État haïtien démocratiquement élu, obtenant près de 67 p. 100 des voix. Le chef de la junte militai […] Lire la suite

6-28 janvier 1991
Haïti. Échec d'un putsch duvaliériste et visite officielle du père Aristide en France.

Le 6, un mois avant l'entrée en fonction prévue du père Jean-Bertrand Aristide, élu à la tête de l'État le 16 décembre 1990, le docteur Roger Lafontant, ancien ministre de l'Intérieur et de la Défense de Jean-Claude Duvalier et ancien chef de la milice des « tontons macoutes », tente de prendre le pouvoir après avoir contraint Mme Ertha Pascal Trouillot, président par intéri […] Lire la suite

1990

16 décembre 1990
Haïti. Élection du père Jean-Bertrand Aristide à la présidence.

Trois ans après le report, en raison du climat de terreur, des élections générales qui devaient avoir lieu le 29 novembre 1987, de nouvelles élections présidentielle et législatives se déroulent dans le calme et de façon régulière en présence d'observateurs étrangers. Candidat favori soutenu par le Front national pour le changement et la démocratie, le père Jean-Bertrand Aristide, adepte de la thé […] Lire la suite

10-13 mars 1990
Haïti. Départ du général Prosper Avril.

Le 10, le général Prosper Avril, qui avait pris le pouvoir en septembre 1988, démissionne après de violentes manifestations à l'appel de l'« assemblée de concertation » qui regroupe les douze principaux partis politiques haïtiens. Le général Avril quitte le pays deux jours plus tard.Le 13, Mme Ertha Pascal Trouillot, juge à la Cour de cassation, est nommée président civil pr […] Lire la suite

20-29 janvier 1990
Haïti. État de siège.

Le 20, le gouvernement militaire du général Prosper Avril instaure l'état de siège sur tout le territoire après l'assassinat d'un officier de la garde présidentielle. Cette mesure s'accompagne de l'arrestation ou de l'expulsion de nombreux responsables de l'opposition accusés d'avoir préparé un coup de force. Ceux-ci condamnent cette remise en cause du processus de démocratisation et dénoncent la  […] Lire la suite

1989

2-8 avril 1989
Haïti. Échec d'une tentative de coup d'État militaire.

Le 2, le général-président Prosper Avril échappe à un coup d'État fomenté par le corps des Léopards, une unité d'élite de l'armée de terre dirigée par le colonel Himler Rebu. Celui-ci est arrêté et exilé tandis que vingt-cinq officiers supérieurs appartenant pour la plupart à sa promotion sont limogés.Le 5, l'état d'urgence est décrété alors que les affrontements se poursuivent entre la garde prés […] Lire la suite

1988

11-30 septembre 1988
Haïti. Accession du général Prosper Avril à la présidence après un coup d'État militaire

Le 11, décrété « jour de la Constitution haïtienne » par l'opposition, une bande armée attaque une église de Port-au-Prince, faisant neuf morts et plus de soixante-dix blessés. Une vague de terreur, alimentée en toute impunité par les « macoutes », s'étend les jours suivants sur le pays.Le 17, trois mois après avoir renversé le président Leslie Manigat, le général Henri Namphy est à son tour victi […] Lire la suite

17-20 juin 1988
Haïti. Renversement du président Leslie Manigat par le général Namphy

Le 17, le président Leslie Manigat limoge le général Henri Namphy, commandant en chef de l'armée haïtienne, qui a procédé à la mutation d'officiers favorables au chef de l'État sans en informer ce dernier.Le 19, le général Namphy, qui avait dirigé le gouvernement intérimaire entre la chute de Jean-Claude Duvalier en février 1986 et l'entrée en fonctions de Leslie Manigat en février 1988, s'empare  […] Lire la suite

6-24 janvier 1988
Haïti. Élection de Leslie Manigat à la présidence de la République

Le 6, le nouveau Conseil électoral provisoire (C.E.P.), mis en place par le général Namphy, rend publique la liste des vingt-deux candidats à l'élection présidentielle, dont neuf avaient été écartés par le précédent C.E.P. en raison de leurs liens avec le régime duvaliériste.Le 9, la réprobation internationale dont fait l'objet la préparation des élections générales entraîne le C.E.P. à évincer de […] Lire la suite

1987

9-18 décembre 1987
Haïti. Boycott des élections générales par l'opposition

Le 9, le Conseil national de gouvernement (C.N.G.) présidé par le général Henri Namphy annonce que la date des prochaines élections générales, après l'annulation de celles du 29 novembre en raison du climat de terreur, est fixée au 17 janvier 1988. Quatre des neuf organisations chargées de nommer des représentants au Conseil électoral provisoire (C.E.P.) refusant de participer au processus élector […] Lire la suite

29 novembre 1987
Haïti. Report des élections générales en raison du climat de terreur

Les autorités haïtiennes annoncent que les élections présidentielle et législatives, qui devaient se tenir le jour même pour la première fois depuis trente ans, sont repoussées à une date ultérieure. Le Conseil électoral provisoire (C.E.P.), organisme indépendant dont la Constitution votée le 29 mars prévoit qu'il est chargé de l'organisation du scrutin, est dissous. La loi électorale que le C.E.P […] Lire la suite

2-31 juillet 1987
Haïti. Dégradation de la situation et impopularité croissante du pouvoir

Le 2, le Conseil national de gouvernement (C.N.G.) annonce l'abrogation du décret électoral publié le 22 juin, qui réduisait les pouvoirs du Conseil électoral mis en place pour superviser les scrutins, en particulier l'élection présidentielle prévue pour novembre. Depuis le 29 juin, une grève générale a été déclenchée à l'appel de cinquante-sept organisations politiques, syndicales et civiques. Ma […] Lire la suite

1986

7 février-7 mars 1986
Haïti. Exil en France de « Bébé Doc » et nouveau gouvernement

Le 7, le « président à vie » Jean-Claude Duvalier, qui avait succédé à son père en 1971, part en exil, contraint par Washington, qui s'inquiète de plus en plus des troubles en Haïti et veut favoriser une évolution démocratique sans effusion de sang. Son départ, qui met fin à vingt-neuf ans de dictature, est accueilli par des manifestations de liesse populaire, mais aussi par des scènes de pillage  […] Lire la suite

6-31 janvier 1986
Haïti. Intensification de la « révolte des jeunes » contre le régime de « Bébé Doc »

Les 6 et 7, des manifestations contre le régime du « président à vie » Jean-Claude Duvalier ont lieu à Gonaïves, à 150 kilomètres au nord de Port-au-Prince, faisant un mort et trois blessés. C'est dans cette même ville que quatre personnes, dont trois lycéens, avaient été tuées par les forces de l'ordre, le 28 novembre 1985, au cours d'une révolte de jeunes contre la misère et l'injustice. Pour fa […] Lire la suite

1985

22 juillet 1985
Haïti. Plébiscite pour le président Jean-Claude Duvalier

Le référendum annoncé en avril par le président Jean-Claude Duvalier est organisé. Les réformes sont très limitées et le principe de la présidence à vie est réaffirmé comme garant de la stabilité de la vie politique.L'opposition dénonce une « mascarade », organisée sous la pression des principaux bailleurs de fonds (États-Unis, France et (R.F.A.), et fait état de fraudes importantes, en particulie […] Lire la suite

1984

12 février 1984
Haïti. Succès « jean-claudiste » aux élections législatives

Les Haïtiens élisent les cinquante-neuf députés du Parlement. Sur les quelque trois cents candidats un seul ne se réclame pas du Comité national d'action jean-claudiste (Conajec, du nom de Jean-Claude Duvallier, président à vie d'Haïti). Tous les élus sont donc jean-claudistes mais deux faits prouvent que l'approbation du régime n'est pas unanime : à Port-au-Prince, la capitale, seulement 39,5 p.  […] Lire la suite

1983

2-9 mars 1983
Vatican – Amérique latine. Visite du pape Jean-Paul II en Amérique centrale

Le 2, Jean-Paul II quitte Rome pour une visite dans sept pays d'Amérique centrale et en Haïti. Ce voyage présente des risques importants aussi bien en raison du climat de violence dans cette région que des possibilités de manipulation à des fins politiques comme l'affirme l'Osservatore romano, journal du Vatican. Dès ses premières allocutions, à San José de Costa Rica, Jean-Pau […] Lire la suite

1982

10-17 janvier 1982
Haïti. Échec d'une tentative de débarquement d'opposants

Le 10, Bernard Sansaricq, président du Parti populaire national haïtien, réfugié aux États-Unis depuis les années soixante, organise une tentative d'invasion de Haïti en faisant débarquer sur l'île de la Tortue un petit groupe d'une vingtaine d'hommes. Mais ces opposants au régime de Jean-Claude Duvalier sont facilement exterminés par les « léopards », troupes d'élite de l'armée haïtienne.Le 13, l […] Lire la suite

1981

30 septembre 1981
États-Unis – Haïti. Accord américano-haïtien pour lutter contre l'immigration illégale de Haïtiens aux États-Unis

Le département d'État publie un communiqué indiquant que Washington et Port-au-Prince se sont mis d'accord pour « établir un programme de coopération bilatérale destiné à arrêter l'immigration illégale des Haïtiens aux États-Unis ». Ceux des opposants au régime de Jean-Claude Duvalier qui résident aux États-Unis protestent contre le refus des autorités américaines de considérer comme des réfugiés  […] Lire la suite

26 août 1981
Haïti. Lourdes condamnations pour des opposants

Le 26, Sylvio Claude, président du Parti démocrate-chrétien haïtien, et vingt et un autres membres de son parti, arrêtés le 28 novembre 1980, sont condamnés à quinze ans de travaux forcés par le tribunal criminel de Port-au-Prince. Ce procès confirme un durcissement du régime de Jean-Claude Duvalier qui avait amorcé, avant novembre 1980, une timide ouverture. […] Lire la suite

— Universalis