CÔTE D'IVOIRE, chronologie contemporaine

 

2019

15 janvier-1er février 2019
Côte d'Ivoire. Acquittement de Laurent Gbagbo par la CPI.

La Cour pénale internationale (CPI) prononce l’acquittement de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de l’ancien chef des Jeunes Patriotes et ancien ministre Charles Blé Goudé. Les deux hommes étaient poursuivis pour crimes contre l’humanité en relation avec les violences commises lors de la crise qui avait suivi la réélection contestée de Laurent Gbagbo en novembre 2010. Ce dernier avait  […] Lire la suite

2018

6 août 2018
Côte d'Ivoire. Amnistie de Simone Gbagbo.

La veille de la fête de l’indépendance et pour « parachever l’œuvre de réconciliation », la présidence amnistie huit cents personnes condamnées à la suite de la crise consécutive à l’élection présidentielle de novembre 2010. Cette décision intervient dans le contexte préélectoral du scrutin présidentiel de 2020, pour lequel le président Alassane Ouattara n’a pas encore déclaré ses intentions. Parm […] Lire la suite

2017

27-30 novembre 2017
France – Burkina Faso – Côte d'Ivoire – Ghana. Tournée du président français Emmanuel Macron en Afrique.

Le 27, le président français Emmanuel Macron entame par le Burkina Faso sa première tournée africaine.Le 28, dans son discours devant les étudiants de l’université de Ouagadougou, il déclare : « Il n’y a plus de politique africaine de la France. » Emmanuel Macron s’engage à déclassifier les documents administratifs français relatifs à l’assassinat du président burkinabé Thomas Sankara en 1987 et a […] Lire la suite

28 mars 2017
Côte d'Ivoire. Acquittement de Simone Gbagbo.

La cour d’assises d’Abidjan prononce l’acquittement de Simone Gbagbo, épouse de l’ancien président ivoirien, des chefs de crime contre l’humanité et de crime de guerre pour des faits commis lors de la crise qui a suivi l’élection présidentielle de novembre 2010. Simone Gbagbo a déjà été condamnée à vingt ans de prison, en mars 2015, pour atteinte à la sûreté de l’État. Le procès de Laurent Gbagbo  […] Lire la suite

2016

18 décembre 2016
Côte d'Ivoire. Victoire du pouvoir aux élections législatives.

Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix, en recul, remporte toutefois largement les élections législatives avec 50,3 p. 100 des suffrages et 167 sièges sur 255. Les candidats indépendants progressent fortement, cumulant 38,5 p. 100 des voix et 76 élus. Le Front populaire ivoirien fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo, dont l’aile dure boycottait le scrutin, fait son […] Lire la suite

30 octobre 2016
Côte d'Ivoire. Approbation par référendum de la nouvelle Constitution.

Les électeurs approuvent par référendum la nouvelle Constitution, par 93,4 p. 100 des suffrages. Le taux de participation est de 42,4 p. 100 – l’opposition avait appelé au boycottage du scrutin. Le nouveau texte modifie les critères de l’« ivoirité » des candidats à la présidence de la République : ceux-ci ne devront plus avoir deux ascendants ivoiriens, mais être « né de père ou de mère ivoirien  […] Lire la suite

13 mars 2016
Côte d'Ivoire. Attentat djihadiste.

Un commando armé attaque trois hôtels de la station balnéaire de Grand-Bassam, proche d’Abidjan, tuant au moins dix-huit personnes, dont quatre Français. Al-Qaida au Maghreb islamique revendique l’opération, affirmant viser la France « et ses intérêts dans les pays participant aux opérations Serval [au Mali] et Barkhane [au Sahel] ». Il s’agit du premier attentat djihadiste dans le pays. […] Lire la suite

2015

25 octobre 2015
Côte d'Ivoire. Réélection d’Alassane Ouattara à la présidence.

Alassane Ouattara, candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, est réélu à la présidence au premier tour avec 83,7 p. 100 des suffrages. L’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, candidat du Front populaire ivoirien fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo, obtient 9,3 p. 100 des voix. Sa candidature ne faisait pas l’unanimité au sein de son parti dont cer […] Lire la suite

10 mars 2015
Côte d’Ivoire. Condamnation de Simone Gbagbo.

La cour d’assises d’Abidjan condamne Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo, à vingt ans de prison pour complot contre l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et troubles à l’ordre public. D’autres cadres politiques et miliciens partisans de l’ancien régime sont condamnés à des peines de prison, tout comme le fils de l’ancien président, Michel Gbagb […] Lire la suite

2012

7 décembre 2012
France – Côte d'Ivoire. Procès de l'affaire Firmin Mahé.

La cour d'assises de Paris rend son jugement dans le procès des quatre militaires de la force Licorne en Côte d'Ivoire, jugés pour le meurtre, en mai 2005, d'un criminel présumé, Firmin Mahé, blessé puis tué par les soldats qui le recherchaient. Ceux-ci affirment avoir reçu l'ordre implicite de l'éliminer, ce que dément leur hiérarchie. La cour affirme que le geste des militaires a « gravement por […] Lire la suite

25-27 janvier 2012
Côte d'Ivoire – France. Visite d'État du président Alassane Ouattara en France.

Du 25 au 27, le président ivoirien Alassane Ouattara, investi en mai 2011 au terme d'une longue crise politique, effectue sa première visite d'État en France. Le 26, les deux pays signent un nouvel accord de défense, dépourvu de clauses secrètes et qui limite à trois cents le nombre de soldats français stationnés en Côte d'Ivoire. Ceux-ci seront affectés à des tâches de formation et d'aide à la re […] Lire la suite

2011

11 décembre 2011
Côte d'Ivoire. Victoire du parti du président Alassane Ouattara aux élections législatives.

Avec 127 sièges sur 255, le Rassemblement des républicains (R.D.R.) du président Ouattara remporte les premières élections législatives organisées depuis plus d'une décennie et qui semblent marquer la fin de la crise politique consécutive à l'élection présidentielle de novembre 2010. L'allié du R.D.R., le Parti démocratique de Côte d'Ivoire de l'ancien président Henri Konan Bédié, obtient 77 élus. […] Lire la suite

5-21 mai 2011
Côte d'Ivoire. Proclamation officielle et investiture du président Alassane Ouattara.

Le 5, après plus de cinq mois de violences postélectorales, le Conseil constitutionnel proclame Alassane Ouattara « président de la République de Côte d'Ivoire ». À la suite de l'élection du 28 novembre 2010, le Conseil avait invalidé les résultats de la commission électorale indépendante qui donnait Alassane Ouattara vainqueur, en proclamant la réélection du président sortant Laurent Gbagbo, décl […] Lire la suite

1er-14 avril 2011
Côte d'Ivoire. Chute de Laurent Gbagbo.

Le 1er, tandis que les combats font rage à Abidjan entre les troupes du président élu Alassane Ouattara et les forces restées loyales au président sortant Laurent Gbagbo, le Comité international de la Croix-Rouge annonce que plus de huit cents personnes ont été massacrées trois jours plus tôt près de Duékoué, dans l'ouest du pays. Les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (F […] Lire la suite

3-31 mars 2011
Côte d'Ivoire. Offensives victorieuses des forces d'Alassane Ouattara.

Le 3, la répression d'une manifestation de femmes en faveur d'Alassane Ouattara, dans le quartier d'Abobo, à Abidjan, cause la mort d'au moins sept d'entre elles. Ce fief du vainqueur de l'élection de novembre 2010, auquel le président sortant Laurent Gbagbo refuse de céder le pouvoir, est le théâtre, depuis la mi-février, d'une guérilla dirigée contre les Forces de défense et de sécurité (F.D.S.) […] Lire la suite

4-28 janvier 2011
Côte d'Ivoire. Poursuite des violences face à l'impasse politique.

Le 4, à Abidjan, les présidents béninois, capverdien et sierra-léonais effectuent une deuxième mission de médiation sous l'égide de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest et de l'Union africaine (U.A.). Mais ils ne parviennent pas à convaincre le président sortant Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir, alors qu'une large partie de la communauté internationale reconnaît la victoire  […] Lire la suite

2010

1er-28 décembre 2010
Côte d'Ivoire. Crise politique à l'issue de l'élection présidentielle.

Le 1er, le délai légal de proclamation des résultats définitifs de l'élection présidentielle de novembre expire sans que la Commission électorale indépendante (C.E.I.) ne se soit exprimée. Le 2, le président de la C.E.I. Youssouf Bakayoko, auquel le Premier ministre Guillaume Soro a garanti la protection, rend publics les résultats provisoires du scrutin, hors des locaux de  […] Lire la suite

6-30 novembre 2010
Côte d'Ivoire. Élection présidentielle dans un climat tendu.

Le 6, le Conseil constitutionnel valide les résultats du premier tour de l'élection présidentielle qui s'est tenue dans le calme le 31 octobre, après six reports depuis 2005. Le précédent scrutin présidentiel, remporté par Laurent Gbagbo, remonte à octobre 2000. Il s'agit de la première élection à laquelle tous les candidats peuvent se présenter depuis l'instauration du multipartisme en mai 1990.  […] Lire la suite

12-26 février 2010
Côte d'Ivoire. Changement de gouvernement et de commission électorale.

Le 12, le président Laurent Gbagbo annonce la dissolution du gouvernement et de la commission électorale indépendante (C.E.I.) chargée d'organiser l'élection présidentielle, repoussée à plusieurs reprises depuis 2005. Il demande au Premier ministre sortant Guillaume Soro, qui dirige un gouvernement d'union nationale, de former une nouvelle équipe, et déclare agir en faveur de la tenue d'« élection […] Lire la suite

2008

15-31 mars 2008
Afrique. Manifestations contre la vie chère.

Le 15, Ouagadougou et d'autre villes du Burkina Faso sont le théâtre de manifestations contre la vie chère. Des événements semblables s'étaient déjà produits dans le pays, ainsi qu'au Cameroun, en février.Le 30, des manifestations contre la hausse des produits de première nécessité ont lieu à Dakar, au Sénégal, et le 31 à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Tous ces rassemblements sont l'occasion de pillag […] Lire la suite

2007

4-26 mars 2007
Côte d'Ivoire. Signature d'un accord de paix.

Le 4, le président Laurent Gbagbo et le chef rebelle Guillaume Soro, secrétaire général des Forces nouvelles, signent un accord de paix à Ouagadougou, au Burkina Faso. Négocié depuis février sous l'égide du président burkinabé Blaise Compaoré, le texte vise à la réunification du pays, coupé en deux depuis septembre 2002. La zone-tampon, dite « zone de confiance », que surveillent les casques bleus […] Lire la suite

2006

19 décembre 2006
Côte d'Ivoire. Présentation du plan de sortie de crise du président Laurent Gbagbo.

Le président Laurent Gbagbo présente un plan destiné à mettre fin à la crise qui secoue son pays depuis la tentative de coup d'État de septembre 2002. Il propose: d'ouvrir un « dialogue direct avec la rébellion en vue du désarmement et de la réunification du pays »; de supprimer la zone tampon séparant les belligérants, contrôlée par les forces de l'O.N.U. et le contingent français de l'opération  […] Lire la suite

1er-2 novembre 2006
Côte d'Ivoire. Organisation de la transition politique.

Le 1er, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte à l'unanimité la résolution 1721 présentée par la France, qui prévoit les modalités de la transition politique en Côte d'Ivoire. À la suite de l'échec de l'organisation d'une élection présidentielle en 2006, comme le prévoyait la résolution 1633 d'octobre 2005, le mandat du président Laurent Gbagbo est prolongé d'un an, […] Lire la suite

6-17 septembre 2006
Côte d'Ivoire. Pollution des décharges d'Abidjan par des déchets toxiques.

Le 6, le Premier ministre Charles Konan Banny annonce la démission de son gouvernement à la suite du scandale lié aux décharges publiques d'Abidjan. Le 19 août y ont été déversés des déchets toxiques provenant des cales d'un navire, le Probo-Koala, dont la composition et la provenance restent incertaines. Leurs émanations intoxiqueront des dizaines de milliers de personnes, cau […] Lire la suite

2-7 février 2006
Côte d'Ivoire. Sanctions de l'O.N.U. contre trois responsables de violences.

Le 2, la France, soutenue par le Royaume-Uni, le Danemark et la Slovaquie, propose au comité des sanctions du Conseil de sécurité de l'O.N.U. de sanctionner trois personnalités ivoiriennes: Charles Blé Goudé, dirigeant des « jeunes patriotes » fidèles au président Laurent Gbagbo, le « maréchal » Eugène Djué, l'un de leurs chefs, ainsi qu'un commandant des forces rebelles, Martin Kouakou Fofié. Tou […] Lire la suite

2-27 janvier 2006
Côte d'Ivoire. Troubles violents fomentés par les partisans du régime.

Le 2, des hommes armés – mutins ou anciens rebelles – attaquent le camp d'Akouédo, principale base militaire du pays, dans la banlieue d'Abidjan. L'armée reprend le contrôle du camp à l'issue de combats qui font dix morts selon un bilan officiel.Le 15, le Groupe de travail international (G.T.I.) chargé de veiller au processus de paix issu de l'accord d'avril 2005 juge que le Parlement, dont le man […] Lire la suite

2005

4-28 décembre 2005
Côte d'Ivoire. Nomination d'un Premier ministre de transition.

Le 4, les médiateurs nigérians et sud-africains dans le conflit ivoirien annoncent la nomination de Charles Konan Banny, ancien président de la Banque centrale des États d'Afrique de l'Ouest et « candidat » de la France au poste de Premier ministre « de transition ». La résolution 1633 du Conseil de sécurité de l'O.N.U. adoptée le 21 octobre lui attribue des pouvoirs élargis en vue de procéder au  […] Lire la suite

17-18 octobre 2005
France – Côte d'Ivoire. Suspension de militaires français soupçonnés d'homicide en Côte d'Ivoire.

Le 17, le gouvernement français annonce que « des manquements graves à la loi, aux règlements militaires et aux ordres » ont été relevés au sujet d'une opération menée en Côte d'Ivoire, en mai, dans le cadre de l'opération Licorne. Le chef d'une bande de « coupeurs de routes » est décédé dans des circonstances suspectes après avoir été arrêté par des militaires français. Le sous-officier commandan […] Lire la suite

6-26 avril 2005
Côte d'Ivoire. Signature d'un accord de paix.

Le 6, à Pretoria (Afrique du Sud), les protagonistes de la crise ivoirienne – le président Laurent Gbagbo, le chef de la rébellion Guillaume Soro, le chef de l'opposition Alassane Ouattara, l'ancien président Henri Konan Bédié et le Premier ministre de transition Seydou Diarra – signent un « communiqué de fin de guerre », sous l'égide du président sud-africain Thabo Mbeki, qui fait office de média […] Lire la suite

2004

6-17 décembre 2004
Côte d'Ivoire. Plan de relance du processus de paix.

Le 6, le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur mandaté par l'Union africaine au début de novembre, annonce la conclusion d'un accord de sortie de crise visant à permettre l'application des accords de Marcoussis, signés en janvier 2003. L'accord prévoit l'engagement de réformes politiques, le désarmement des combattants, la mise en place effective d'un gouvernement ivoirien de réconciliatio […] Lire la suite

4-30 novembre 2004
Côte d'Ivoire. Violences antifrançaises et évacuation des ressortissants étrangers.

Le 4, l'aviation ivoirienne effectue des raids contre les villes rebelles de Bouaké et de Korhogo, dans le nord du pays, rompant le cessez-le-feu mis en place au début de 2003. La France exprime son « extrême préoccupation ». Les quatre mille cinq cents soldats français de l'opération Licorne veillent au respect de la « zone de confiance » séparant le pays en deux, que contrôlent les casques bleus […] Lire la suite

9 août 2004
Côte d'Ivoire. Reconstitution du gouvernement de réconciliation nationale.

Le gouvernement de réconciliation nationale se réunit au complet après la réintégration, par le président Laurent Gbagbo, des trois ministres de l'opposition qu'il avait limogés en mai, parmi lesquels Guillaume Soro, chef de la rébellion. Cette reconstitution du gouvernement était prévue par les accords conclus à Accra (Ghana), le 30 juillet sous l'égide de l'O.N.U., et qui imposent également, sou […] Lire la suite

3-18 mai 2004
Côte d'Ivoire. Condamnation par l'O.N.U. du régime de Laurent Gbagbo.

Le 3, Radio France Internationale révèle les conclusions du rapport de la commission d'enquête du Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme envoyée en Côte d'Ivoire à la suite de la répression meurtrière d'une manifestation en faveur des accords de Marcoussis, le 25 mars. Les enquêteurs affirment que cette marche de l'opposition avait servi de « prétexte [à] une opération soig […] Lire la suite

25-31 mars 2004
Côte d'Ivoire. Violences meurtrières.

Le 25, la manifestation de l'opposition en faveur des accords de paix de Marcoussis (Essonne) signés en janvier 2003, qui était interdite, est violemment réprimée par le pouvoir, qui dénonce une « tentative d'insurrection ». Les affrontements font une centaine de morts. Tous les partis d'opposition annoncent leur retrait du gouvernement de réconciliation nationale. Les violences et les rafles cont […] Lire la suite

27 février 2004
Côte d'Ivoire. Lancement d'une opération de l'O.N.U.

Le Conseil de sécurité de l'O.N.U. adopte la résolution 1528 qui autorise le lancement, en avril, de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (O.N.U.C.I.). Celle-ci prévoit le déploiement de près de six mille six cents militaires et policiers pour une durée de douze mois. Sa mission est d'encadrer le désarmement et le retour à la vie civile des combattants, ainsi que d'aider à organiser l'él […] Lire la suite

6-22 janvier 2004
Côte d'Ivoire. Condamnation du meurtrier de Jean Hélène.

Le 6, les ministres représentant les mouvements rebelles font leur retour au sein du « gouvernement de réconciliation nationale » qu'ils boycottaient depuis septembre 2003.Le 22, un tribunal militaire condamne le sergent Théodore Séry Dago à dix-sept ans de prison pour le meurtre du correspondant de Radio France Internationale à Abidjan, Jean Hélène, perpétré en octobre 2003. Le condamné, qui est  […] Lire la suite

2003

21-23 octobre 2003
Côte d'Ivoire. Meurtre d'un journaliste de R.F.I.

Le 21, un journaliste français de Radio France Internationale (R.F.I.), Jean Hélène, est tué d'une balle dans la tête par un policier devant les locaux de la direction générale de la police d'Abidjan où il attendait la libération de plusieurs opposants pour les interviewer. Le policier est aussitôt arrêté. Le président Chirac demande fermement que les autorités fassent « toute la lumière » sur cet […] Lire la suite

13-23 septembre 2003
Côte d'Ivoire. Regain de tension et blocage du processus de paix.

Le 13, le choix par le président Laurent Gbagbo des titulaires des portefeuilles de la Défense et de la Sécurité, laissés vacants, faute de consensus, depuis les accords signés à Marcoussis (Essonne) en janvier, est contesté par l'opposition et la rébellion. Guillaume Soro, chef des Forces nouvelles – actuelle appellation de la rébellion –, menace de quitter le gouvernement.Le 16, la chambre de l' […] Lire la suite

25 août 2003
Côte d'Ivoire. Coup de force déjoué.

Le 25, les autorités françaises annoncent l'interpellation, à Paris, d'une dizaine de personnes qui préparaient un coup de force contre le régime ivoirien, sous la direction du sergent-chef Ibrahim Coulibaly. Ce dernier est le chef du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire, qui avait fomenté la tentative de coup d'État de septembre 2002.Le 25 également, deux soldats français sont tués par des rebe […] Lire la suite

3 mai 2003
Côte d'Ivoire. Signature d'un cessez-le-feu.

Le chef d'état-major des forces ivoiriennes et le chef rebelle du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (M.P.C.I) signent un accord de « cessez-le-feu intégral » qui entre aussitôt en application. Le M.P.C.I., qui contrôle le nord du pays depuis septembre 2002 et participe au gouvernement d'union nationale depuis avril, avait étendu, les jours précédents, son emprise sur l'Ouest aux dépens d'autr […] Lire la suite

8-26 mars 2003
Côte d'Ivoire. Laborieuse nomination d'un gouvernement.

Le 8, les représentants des partis politiques et des rebelles, réunis depuis deux jours à Accra, au Ghana, trouvent un accord sur la composition du gouvernement, sujet de litige depuis la signature des accords de Marcoussis (Essonne), en janvier. Le Front populaire ivoirien (F.P.I.) du président Laurent Gbagbo dispose de dix ministères sur quarante et un, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (P. […] Lire la suite

1er-27 février 2003
Côte d'Ivoire. Refus du président Laurent Gbagbo d'appliquer les accords de Marcoussis.

Le 1er, des centaines de milliers de partisans du président Gbagbo manifestent à Abidjan contre le plan de paix élaboré lors du sommet de Marcoussis, en janvier. Celui-ci prévoit notamment l'entrée au gouvernement, aux postes clés de la Défense et de l'Intérieur, des rebelles qui occupent une partie du territoire depuis septembre 2002.Le 2, alors que le président Gbagbo parl […] Lire la suite

3-31 janvier 2003
Côte d'Ivoire. Conclusion d'un accord de sortie de crise sous l'égide de Paris.

Le 3, le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin se rend à Abidjan afin d'obtenir des explications sur les violations « inadmissibles », par l'armée ivoirienne, du cessez-le-feu signé en octobre 2002 – un mois après l'éclatement d'une rébellion dans le pays – que la France est chargée de faire respecter. À l'issue de ses entretiens avec le ministre français, le président La […] Lire la suite

2002

11-27 décembre 2002
Côte d'Ivoire. Enlisement du conflit.

Le 11, alors que les discussions de paix de Lomé (Togo) paraissent bloquées, le gouvernement français décide d'envoyer des renforts en hommes et en matériel en Côte d'Ivoire, où 1 500 soldats français veillent au respect du cessez-le-feu en vigueur depuis octobre. Paris condamne « les violences et les exactions ainsi que toute ingérence ou interférence extérieure » à la suite de la découverte d'un […] Lire la suite

1er-30 novembre 2002
Côte d'Ivoire. Nouveau foyer de rébellion dans l'Ouest.

Le 1er, les négociations de Lomé (Togo) entre le gouvernement ivoirien et les rebelles du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (M.P.C.I.) aboutissent à un « accord de principe » sur l'amnistie des militaires qui se sont mutinés en septembre et qui continuent d'occuper la moitié nord du pays.Le 19, en réponse aux demandes des insurgés, le président Laurent Gbagbo annonce so […] Lire la suite

3-30 octobre 2002
Côte d'Ivoire. Conclusion d'un cessez-le-feu.

Le 3, les rebelles du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (M.P.C.I.), qui occupent la moitié nord du pays depuis septembre, acceptent de conclure le cessez-le-feu proposé par les médiateurs de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (C.E.D.E.A.O.). Le président Laurent Gbagbo le rejette, en dépit des pressions françaises.Le 7, l'armée lance, sans résultat, une offensive en di […] Lire la suite

19-28 septembre 2002
Côte d'Ivoire. Tentative de coup d'État.

Le 19, le soulèvement de plusieurs centaines de militaires puissamment armés, à travers le pays, est qualifié de « tentative de coup d'État » par les autorités, qui en attribuent la responsabilité au général Robert Gueï. Chef de la junte au pouvoir dans le pays de décembre 1999 à octobre 2000, ce dernier est tué à Abidjan. Il avait annoncé, le 13, la fin de la participation de sa formation au gouv […] Lire la suite

5 août 2002
Côte d'Ivoire. Entrée au gouvernement du parti d'Alassane Ouattara.

En application de sa politique d'union nationale, le président Laurent Gbagbo nomme au gouvernement quatre membres du Rassemblement des républicains (R.D.R.) d'Alassane Ouattara, à qui les autorités ont délivré un certificat de nationalité le 29 juin. Représentant des musulmans du nord du pays, Alassane Ouattara avait été exclu de l'élection présidentielle d'octobre 2000 et des élections législati […] Lire la suite

2001

25 mars 2001
Côte d'Ivoire. Victoire du parti d'Alassane Ouattara aux élections municipales.

Le 25, après des scrutins présidentiel et législatifs controversés et marqués par de nombreuses violences, les élections municipales se déroulent dans de bonnes conditions. Le Rassemblement des républicains d'Alassane Ouattara, qui avait boycotté les précédents scrutins en raison de l'interdiction faite à son chef de file de se présenter, l'emporte dans 64 municipalités sur 195. Le Parti démocrati […] Lire la suite

2000

1er-10 décembre 2000
Côte d'Ivoire. Victoire du parti du président Laurent Gbagbo aux élections législatives.

Le 1er, la Cour suprême, dont les membres ont tous été nommés par l'ancien général putschiste Robert Gueï, rejette la candidature aux élections législatives d'Alassane Ouattara, qui ne peut prétendre, selon elle, à la nationalité ivoirienne. Ancien Premier ministre et chef du Rassemblement des républicains (R.D.R.), celui-ci avait déjà été écarté de l'élection présidentielle […] Lire la suite

6-27 octobre 2000
Côte d'Ivoire. Élection de Laurent Gbagbo à la présidence et fuite du général Robert Gueï.

Le 6, la Cour constitutionnelle rend publique la liste des candidats autorisés à se présenter à l'élection présidentielle du 22. Principal adversaire du régime militaire en place depuis décembre 1999, l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara, président du Rassemblement des républicains (R.D.R.), n'en fait pas partie, ni aucun candidat du Parti démocratique de Côte-d'Ivoire ( […] Lire la suite

4-25 juillet 2000
Côte d'Ivoire. Mutinerie et référendum constitutionnel.

Les 4 et 5, des unités de l'armée se mutinent à Abidjan et en province, exigeant le versement du « butin de guerre » que leur aurait promis le général Robert Gueï, chef de la junte au pouvoir, pour leur participation au coup d'État de décembre 1999 contre le régime du président Henri Konan Bédié. Après le retour au calme, moyennant promesse du versement d'une prime, le général Gueï accuse « certai […] Lire la suite

1999

23-29 décembre 1999
Côte d'Ivoire. Coup d'État militaire.

Le 23, des soldats qui exigent l'amélioration de leurs conditions de vie descendent dans la rue, à Abidjan, et occupent les sièges de la radio et de la télévision ainsi que l'aéroport international. Ils s'affirment déçus que le président Henri Konan Bédié n'ait pas fait allusion à leurs revendications déjà anciennes dans son traditionnel discours à la nation, prononcé la veille.Le 24, les mutins a […] Lire la suite

1995

26 novembre 1995
Côte d'Ivoire. Victoire du parti au pouvoir aux élections législatives.

Le Parti démocratique de Côte-d'Ivoire (P.D.C.I.) du président Henri Konan Bédié, ancien parti unique au pouvoir depuis l'indépendance, remporte 148 des 172 sièges attribués (sur 175 au total) lors des élections législatives qui se déroulent dans le calme. Le Rassemblement des républicains (R.D.R.), issu d'une scission du P.D.C.I., obtient 13 sièges. Son secrétaire général, Djény Kobina, n'avait p […] Lire la suite

22 octobre 1995
Côte d'Ivoire. Élection de Henri Konan Bédié à la présidence.

Au terme d'une campagne émaillée d'incidents meurtriers, le président sortant, Henri Konan Bédié, est réélu chef de l'État, avec 96,44 p. 100 des suffrages. Successeur constitutionnel de Félix Houphouët-Boigny depuis la mort de celui-ci, en décembre 1993, et candidat du Parti démocratique de Côte-d'Ivoire, ancien parti unique, il était opposé à Francis Wodié, candidat du Parti ivoirien des travail […] Lire la suite

1994

11 janvier 1994
Afrique. Dévaluation du franc CFA.

Sous la pression de la France et du Fonds monétaire international (F.M.I.), les dirigeants des quatorze États africains appartenant à la zone franc (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Guinée équatoriale, Mali, Niger, Sénégal, Tchad, Togo), réunis à Dakar, annoncent la dévaluation de 50 p. 100 du franc CFA et de 25 p. 100 du franc comorien. La parité  […] Lire la suite

1993

7-15 décembre 1993
Côte d'Ivoire. Mort et succession du président Félix Houphouët-Boigny.

Le 7, le président Félix Houphouët-Boigny meurt à Yamoussoukro des suites d'un cancer. Fondateur du Rassemblement démocratique africain en 1945, plusieurs fois ministre du gouvernement français sous la IVe et la Ve République, officiellement âgé de quatre-vingt-huit ans, il était le doyen des chefs d'État africains, régulièrement réélu depuis l'indépen […] Lire la suite

1992

29 juillet 1992
Côte d'Ivoire. Amnistie d'opposants politiques et de militaires.

À la suite de l'annonce de l'amnistie des prisonniers politiques, faite le 24 par le président Félix Houphouët-Boigny, l'Assemblée nationale adopte un projet de loi amnistiant soixante-quinze opposants, dont Laurent Gbagbo, secrétaire général du Front populaire ivoirien et chef de l'opposition, et René Dégny-Séguy, président de la Ligue ivoirienne des droits de l'homme. La plupart d'entre eux avai […] Lire la suite

7-9 avril 1992
Afrique du Sud – Côte d'Ivoire – Nigeria. Fin de l'isolement diplomatique.

Le 7, Pretoria et Yamoussoukro décident d'établir des relations diplomatiques. Ce geste marque le retour sur la scène diplomatique africaine de l'Afrique du Sud, rendu possible par l'abolition de l'apartheid en 1991.Le 9, le président sud-africain Frederik De Klerk entame une visite officielle de deux jours au Nigeria, où il est accueilli par son homologue, le général Ibrahim Babangida, président  […] Lire la suite

13 février-6 mars 1992
Côte d'Ivoire. Arrestation et condamnation des dirigeants de l'opposition.

Le 13, à Abidjan, une centaine de membres de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte-d'Ivoire – association dissoute –, dont son secrétaire général Martial Ahipeaud, sont interpellés par la police alors qu'ils manifestaient contre l'impunité des responsables des violences commises en mai 1991 dans la cité universitaire de Yopougon. Le rapport de la commission d'enquête relative à ces violen […] Lire la suite

1990

25-30 novembre 1990
Côte d'Ivoire. Mise en place de la succession du président Félix Houphouët-Boigny.

Le 25, les premières élections législatives depuis l'instauration du multipartisme donnent la majorité au Parti démocratique de Côte-d'Ivoire, ancien parti unique, avec 163 sièges sur 175. Le Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo obtient 9 sièges et le Parti des travailleurs 1. Les deux autres sièges reviennent à des candidats indépendants. Le taux d'abstention s'élève à près de 60 p. 100.Le  […] Lire la suite

28 octobre 1990
Côte d'Ivoire. Réélection du président Félix Houphouët-Boigny pour un septième mandat.

Le président Félix Houphouët-Boigny, chef du Parti démocratique de Côte-d'Ivoire, qui a accepté pour la première fois depuis l'indépendance en 1960 d'être confronté à un adversaire à l'élection présidentielle, remporte son septième mandat avec 81,68 p. 100 des suffrages. Le candidat de l'opposition, Laurent Gbagbo, chef du Front populaire ivoirien, qui dénonce de nombreuses irrégularités, obtient  […] Lire la suite

1er-10 septembre 1990
Vatican – Afrique. Voyage du pape Jean-Paul II en Afrique.

Le 1er, Jean-Paul II commence par la Tanzanie un voyage de dix jours en Afrique, continent qui compte plus de 80 millions de fidèles. Il y prône la fidélité conjugale pour freiner le développement du sida. Il se rend ensuite, du 5 au 7, au Burundi, où 60 p. 100 de la population est catholique. Il lance un appel à la réconciliation des ethnies et réaffirme l'opposition de l'É […] Lire la suite

3-31 mai 1990
Côte d'Ivoire. Multipartisme et nouveau plan d'austérité.

Le 3, le président Félix Houphouët-Boigny accepte le multipartisme, autorisant ainsi pour la première fois l'existence de partis politiques d'opposition : neuf d'entre eux sont légalisés dès le 31.Du 16 au 25, l'agitation gagne les militaires du contingent, puis les policiers, les pompiers et les douaniers.Le 28, le gouvernement présente un nouveau plan d'austérité. […] Lire la suite

17 avril 1990
Côte d'Ivoire. Suspension des mesures d'austérité.

Le 17, le président Houphouët-Boigny, confronté depuis deux mois à une agitation sociale et politique sans précédent, suspend les mesures d'austérité annoncées le 31 mars et charge Alassane D. Ouattara, gouverneur de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest, de la mise au point d'un plan de relance de l'économie. […] Lire la suite

2-31 mars 1990
Côte d'Ivoire. Plan d'austérité et agitation sociale.

Des rumeurs concernant l'adoption de mesures d'austérité provoquent, depuis plusieurs semaines, avant même leur annonce officielle, des flambées de violence et des grèves : le 2, en particulier, plusieurs milliers d'Ivoiriens descendent dans la rue demandant pour la première fois la démission du président Houphouët-Boigny, au pouvoir depuis l'indépendance en 1960 et âgé de quatre-vingt-cinq ans. D […] Lire la suite

1987

25 mai 1987
Côte d'Ivoire. Déclaration d'insolvabilité du pays

La Côte d'Ivoire annonce à ses créanciers internationaux qu'elle ne peut plus payer ses dettes. Le service de la dette ivoirienne s'élève en 1987 à 7 milliards de francs et augmente chaque année alors que la chute des cours du café et du cacao place ce pays producteur dans une position difficile. La Côte d'Ivoire indique également au Fonds monétaire international qu'elle n'acceptera plus de nouvea […] Lire la suite

1986

12 avril 1986
France – Côte d'Ivoire. Visite du Premier ministre Jacques Chirac en Côte d'Ivoire

Jacques Chirac se rend en Côte d'Ivoire, pour son premier voyage à l'étranger depuis son retour à Matignon. Accueilli à Yamoussoukro de façon exceptionnelle par le président Félix Houphouët-Boigny, il déclare que sa visite « est un hommage mérité à celui qui, depuis bientôt un demi-siècle, lutte pour le progrès, la dignité de son pays et de l'Afrique ». […] Lire la suite

1983

21 mars 1983
Côte d'Ivoire. Transfert de la capitale à Yamoussoukro

L'Assemblée nationale ivoirienne réunie en session extraordinaire adopte le projet de loi relatif au transfert de la capitale de la Côte-d'Ivoire, Abidjan, à Yamoussoukro, village natal du président Houphouët-Boigny, situé à 250 kilomètres au nord-ouest d'Abidjan. […] Lire la suite

1982

19-26 mai 1982
France – Afrique. Voyage du président François Mitterrand en Afrique

Le 19, François Mitterrand entame un voyage qui le conduit dans cinq pays africains. Faisant escale à Alger, il s'entretient avec le président Chadli Bendjedid. Ce geste, qui marque le changement intervenu dans le climat des relations franco-algériennes, est l'occasion, pour le chef de l'État français, de préciser sa conception des rapports entre Paris et les capitales africaines, fondés sur une p […] Lire la suite

1981

9-31 juillet 1981
Afrique – France. Visite à Paris de quatre chefs d'État et d'un homme politique africains

Le 9, Félix Houphouët-Boigny, président de la Côte-d'Ivoire, doyen des hommes politiques francophones et ami de longue date du président français, est l'hôte de François Mitterrand ; c'est le premier chef d'État africain accueilli à l'Élysée depuis l'élection présidentielle française.Le lendemain, le colonel Seyni Kountché, président de la république du Niger est également reçu à l'Élysée.Le 23, E […] Lire la suite

— Universalis