BURUNDI, chronologie contemporaine

 

2020

20 mai-12 juin 2020
Burundi. Élection d’Évariste Ndayishimiye à la présidence.

Les élections générales se déroulent en l’absence d’observateurs internationaux en raison de la pandémie de Covid-19. Le général Évariste Ndayishimiye, candidat du Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD) et dauphin du président sortant Pierre Nkurunziza qui ne se représente pas, remporte l’élection présidentielle avec 71,5 p. 100 des suf […] Lire la suite

2018

17 mai-7 juin 2018
Burundi. Référendum constitutionnel.

Le 17, les électeurs se prononcent par référendum à 73,2 p. 100 en faveur du projet de réforme constitutionnelle qui prévoit le renforcement des pouvoirs du chef de l’État, Pierre Nkurunziza, et qui l’autorise potentiellement à briguer encore deux mandats de sept ans à compter de 2020. Le « non » recueille 19,3 p. 100 des voix. Le taux de participation est de 96,4 p. 100. Pierre Nkurunziza, que so […] Lire la suite

2017

25-27 octobre 2017
Burundi. Retrait de la Cour pénale internationale.

Le 25, les juges de la Cour pénale internationale (CPI) approuvent le lancement d’une enquête sur les crimes contre l’humanité commis au Burundi depuis avril 2015, liés à la crise que traverse le pays depuis la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat.Le 27, le Burundi est le premier pays à quitter l’institution, en application de la loi votée en ce sens en octobre 20 […] Lire la suite

2015

11-28 décembre 2015
Burundi. Attaques de l’opposition armée.

Le 11, des rebelles opposés au président Pierre Nkurunziza attaquent trois objectifs militaires à Bujumbura, la capitale. L’échec de l’opération est suivi par une violente répression qui se solde par des dizaines de morts et des centaines d’arrestations. La décision du président Nkurunziza de briguer un troisième mandat, puis sa réélection en juillet avaient donné lieu à des manifestations de prot […] Lire la suite

2 août 2015
Burundi. Assassinat du bras droit du président Pierre Nkurunziza.

Le lieutenant général Adolphe Nshimirimana, ancien chef d’état-major et ancien chef des services de renseignement, éminence grise du régime et chef des Imbonerakure, le mouvement de jeunesse du parti au pouvoir, est assassiné à Bujumbura. Le climat politique reste très tendu dans le pays après la tentative de putsch de mai, la répression qui s’en est suivie et la réélection contestée du président  […] Lire la suite

21-31 juillet 2015
Burundi. Réélection de Pierre Nkurunziza à la présidence.

Le 21, le président Pierre Nkurunziza est réélu à la présidence de la République pour un troisième mandat, avec 69,4 p. 100 des suffrages. Le candidat des Forces nationales de libération Agathon Rwasa, qui avait pourtant appelé au boycottage du scrutin comme l’ensemble de l’opposition, obtient 19 p. 100 des voix. Le taux officiel de participation est de 73,4 p. 100. Depuis l’annonce de la candidat […] Lire la suite

10-29 juin 2015
Burundi. Tenue des élections législatives.

Le 10, le président Pierre Nkurunziza annonce un nouveau calendrier électoral, suivant partiellement les recommandations exprimées à la fin du mois de mai par les chefs d’État d’Afrique de l’Est. Les élections législatives sont fixées au 29 juin et l’élection présidentielle au 15 juillet. La mobilisation de l’opposition contre la décision du chef de l’État de briguer un troisième mandat suscite de […] Lire la suite

4-31 mai 2015
Burundi. Répression de l’opposition au président Pierre Nkurunziza.

Le 4, à Bujumbura, la police tire sur les manifestants qui s’opposent au projet du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat lors de l’élection présidentielle prévue en juin. La Constitution indique que le chef de l’État est élu au suffrage universel et qu’il ne peut être reconduit qu’une fois. Or Pierre Nkurunziza est arrivé au pouvoir en août 2005 après avoir été désigné par le  […] Lire la suite

2010

1er juillet 2010
Afrique. Entrée en vigueur du marché unique est-africain.

Le marché commun aux cinq États de la Communauté d'Afrique de l'Est – Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie – entre en vigueur, en application du protocole signé en novembre 2009 à Arusha (Tanzanie). Il prévoit la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux dans cet ensemble régional de 126 millions d'habitants représentant un « produit national brut » de quelque […] Lire la suite

28 juin 2010
Burundi. Réélection du président Pierre Nkurunziza.

Le président sortant Pierre Nkurunziza, seul candidat en lice, est réélu à la tête du pays avec 91,6 p. 100 des suffrages. Le taux de participation officiel est de 77 p. 100, mais les six candidats de l'opposition, dont le chef de l'ex-rébellion Agathon Rwasa, s'étaient retirés de la compétition à l'issue des élections communales de mai, largement remportées par le parti au pouvoir et entachées de […] Lire la suite

2005

19 août 2005
Burundi. Élection de l'ancien rebelle hutu Pierre Nkurunziza à la présidence.

Le Congrès élit à la présidence de la République Pierre Nkurunziza, ancien chef de la principale rébellion hutu et seul candidat en lice. Au terme de douze années de conflit entre Tutsi et Hutu, son élection marque l'achèvement du processus de paix engagé par l'accord d'Arusha en août 2000 et consolidé par le ralliement de l'ex-mouvement rebelle des Forces pour la défense de la démocratie, en nove […] Lire la suite

4 juillet 2005
Burundi. Victoire des formations hutu aux élections législatives.

Le Conseil national pour la défense de la démocratie, parti politique issu des Forces pour la défense de la démocratie, formation des anciens rebelles de la majorité hutu, remporte les élections législatives avec 57,8 p. 100 des suffrages et 64 élus sur 118 au Parlement. Le Front pour la démocratie au Burundi, également hutu, obtient 21,7 p. 100 des voix et 30 sièges. Le premier parti tutsi, l'Uni […] Lire la suite

2003

16 novembre 2003
Burundi. Accord entre le gouvernement et la principale rébellion hutu.

Le gouvernement et la principale formation de rebelles hutu, les Forces de défense de la démocratie (F.D.D.) de Pierre Nkurunziza, signent un « accord global », à Dar es-Salaam (Tanzanie). L'accord d'août 2000, qui devait mettre fin à la guerre civile, n'avait été signé que par les partis politiques. L'instauration d'un gouvernement de transition n'avait pas mis fin aux combats. Les F.D.D. doivent […] Lire la suite

8 octobre 2003
Burundi. Accord de paix avec les rebelles hutu.

Le président hutu Domitien Ndayizeye, au pouvoir depuis mai, et Pierre Nkurunziza, le chef des Forces pour la défense de la démocratie (F.D.D.), principale organisation rebelle hutu, signent un accord de paix à Pretoria, sous l'égide du président sud-africain Thabo Mbeki. Le texte prévoit un partage du pouvoir politique et militaire. La rébellion était restée à l'écart de l'accord politique signé  […] Lire la suite

30 avril 2003
Burundi. Passation de pouvoir présidentiel.

En vertu de l'accord signé en août 2000 à Arusha (Tanzanie) par le gouvernement et les forces politiques burundaises, le président tutsi Pierre Buyoya, au pouvoir depuis le coup d'État de juillet 1996, remet ses pouvoirs à son vice-président hutu Domitien Ndayizeye. Les Hutu, longtemps écartés du pouvoir, représentent 85 p. 100 de la population. La période de transition de trois ans, prévue par l' […] Lire la suite

2001

1er novembre 2001
Burundi. Mise en place d'un régime de transition.

Le président tutsi Pierre Buyoya, au pouvoir depuis le coup d'État de juillet 1996, et le vice-président hutu Domitien Ndanizeye, chef du Front pour la démocratie au Burundi, prêtent serment. Ils inaugurent ainsi la période de transition de trois ans prévue par l'accord de paix d'Arusha (Tanzani) signé en août 2000. Cet accord, qui devait mettre fin à la guerre civile opposant depuis 1993 l'armée  […] Lire la suite

2000

28 août 2000
Burundi. Signature d'un accord de paix.

Au terme de deux années de négociations, les diverses institutions, forces politiques et factions belligérantes signent, à Arusha (Tanzanie), en présence du président américain Bill Clinton et d'une vingtaine de dirigeants africains, un accord de paix négocié sous l'égide du Sud-Africain Nelson Mandela. Ce texte doit mettre fin à la guerre civile qui oppose depuis sept ans les factions hutu et tut […] Lire la suite

1996

3-12 septembre 1996
Burundi. Retour partiel à la légalité.

Le 3, les rebelles hutu, bras armé du Conseil national pour la défense de la démocratie dirigé par Léonard Nyangoma, tirent au mortier sur Bujumbura pour la première fois depuis un an. Cette pression militaire exercée sur la capitale renforce les effets de l'embargo observé par les pays voisins depuis la prise du pouvoir par les Tutsi, en juillet.Le 9, l'archevêque de Gitega, Mgr […] Lire la suite

2-30 août 1996
Burundi. Isolement du pays.

Le 2, à la suite du putsch qui a porté au pouvoir le major tutsi Pierre Buyoya, en juillet, le nouveau Premier ministre Pascal-Firmin Ndimira présente un gouvernement d'union nationale composé presque à égalité de Hutu et de Tutsi.Le 8, le Rwanda annonce la fermeture de ses frontières avec le Burundi, en application des sanctions décidées en juillet à Arusha (Tanzanie) par les pays d'Afrique orien […] Lire la suite

20-31 juillet 1996
Burundi. Coup d'État militaire au profit des Tutsi.

Le 20, alors que les violences intercommunautaires sont quotidiennes dans le pays, quelque trois cents Tutsi sont tués dans un camp abritant des personnes déplacées, à Bugendana. L'armée – dominée par l'ethnie tutsi – et les rebelles hutu des Forces pour la défense de la démocratie (F.D.D.) se renvoient la responsabilité du massacre. Lors de la réunion des chefs d'État de la région des Grands Lacs […] Lire la suite

1995

5-18 juin 1995
Burundi. Poursuite du « nettoyage » des quartiers hutu de la capitale par l'armée.

Le 5, le Premier ministre tutsi Antoine Nduwayo demande aux civils d'évacuer les quartiers hutu de Bujumbura avant d'entreprendre une intervention militaire destinée à « libérer » ce secteur des « terroristes » hutu qui s'y cachent. Cette déclaration provoque un nouvel exode des Hutu de la capitale.Le 7, l'armée, à dominante tutsi, investit les quartiers hutu, faisant plus de cent morts, principal […] Lire la suite

11-28 mars 1995
Burundi. Violences interethniques et début d'exode.

Le 11, dix jours après la formation du nouveau gouvernement, le ministre de l'Énergie et des Mines, Ernest Kabushemeye, un Hutu, est assassiné à Bujumbura.Le 13, l'ancien maire tutsi de Bujumbura, le colonel Lucien Sabuku, est enlevé dans la capitale. Son corps supplicié est retrouvé le 15.Le 19, plusieurs personnes dont trois Belges, qui circulaient en voiture, sont tuées dans une embuscade près  […] Lire la suite

15 février-1er mars 1995
Burundi. Maintien de la pression des Tutsi sur le pouvoir.

Le 15, le Premier ministre Anatole Kanyenkiko, un Tutsi modéré qui dirigeait depuis septembre 1994 un gouvernement d'union nationale, présente sa démission. Il cède ainsi à la pression de son ancien parti, l'Unité pour le progrès national (Uprona, tutsi), qui l'accusait d'être inféodé à la majorité hutu (85 p. 100 de la population). Selon l'Uprona, cette situation rompait le pacte national qui rés […] Lire la suite

1994

1er-28 décembre 1994
Burundi. Crise politique et violences ethniques.

Le 1er, le Hutu Jean Minani est élu à la présidence de l'Assemblée nationale, où le Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu, hutu) est majoritaire. Cette élection est contestée par l'Unité pour le progrès national (Uprona, tutsi) qui accuse Jean Minani d'avoir appelé les Hutu à la vengeance au lendemain de l'assassinat du président hutu Melchior Ndadaye, en octobre 1993 […] Lire la suite

10 septembre-5 octobre 1994
Burundi. Accord politique entre la majorité et l'opposition.

Le 10, au terme de près de deux mois et demi de négociations, la majorité présidentielle hutu, représentée par le Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu), et l'opposition tutsi, conduite par l'ancien parti unique Unité pour le progrès national, concluent une convention de gouvernement qui prévoit l'attribution de 45 p. 100 des postes ministériels à l'opposition, dont celui de Premier ministr […] Lire la suite

13 janvier-7 février 1994
Burundi. Élection de Cyprien Ntaryamira à la présidence.

Le 13, l'Assemblée nationale élit à la quasi-unanimité Cyprien Ntaryamira, ministre de l'ancien président Melchior Ndadaye, aux fonctions de chef de l'État. Cyprien Ntaryamira appartient à l'éthnie majoritaire hutu, comme Melchior Ndadaye, tué lors de la tentative de coup d'État d'octobre 1993 qui avait été suivie de heurts interethniques meurtriers. La tension reste vive entre le pouvoir hutu et  […] Lire la suite

1993

21-27 octobre 1993
Burundi. Mort du président Melchior Ndadaye lors d'une tentative de coup d'État.

Le 21, des unités de l'armée (essentiellement composée de Tutsi appartenant à l'ethnie minoritaire, mais traditionnellement détentrice du pouvoir) s'emparent du palais présidentiel. Premier président issu de l'ethnie hutu (85 p. 100 de la population), Melchior Ndadaye, élu en juin, est tué. Le coup d'État est suivi de massacres entre les deux communautés et d'exodes de population. Ce regain de vio […] Lire la suite

1er-29 juin 1993
Burundi. Alternance ethnique à la tête de l'État.

Le 1er, Melchior Ndadaye, candidat du Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu), formation hutu, remporte l'élection présidentielle avec 64,79 p. 100 des suffrages, contre 32,47 p. 100 pour le président sortant Pierre Buyoya, qui avait pris le pouvoir en septembre 1987 à la faveur d'un coup d'État, et qui appartient à l'ethnie tutsie. Le taux de participation s'élève à 9 […] Lire la suite

1990

1er-10 septembre 1990
Vatican – Afrique. Voyage du pape Jean-Paul II en Afrique.

Le 1er, Jean-Paul II commence par la Tanzanie un voyage de dix jours en Afrique, continent qui compte plus de 80 millions de fidèles. Il y prône la fidélité conjugale pour freiner le développement du sida. Il se rend ensuite, du 5 au 7, au Burundi, où 60 p. 100 de la population est catholique. Il lance un appel à la réconciliation des ethnies et réaffirme l'opposition de l'É […] Lire la suite

1988

14-22 août 1988
Burundi. Massacres entre Tutsi et Hutu

À partir du 14, de graves troubles ethniques opposent dans les provinces du nord du pays les Hutu d'origine bantoue, majoritaires (85 p. 100 de la population), aux Tutsi d'origine nilotique, minoritaires (14 p. 100), mais détenteurs du pouvoir à Bujumbura. L'armée, composée essentiellement de Tutsi, se livre à un massacre de Hutu. Des milliers de Burundais, en majorité Hutu, trouvent refuge au Rwa […] Lire la suite

1987

3-6 septembre 1987
Burundi. Coup d'État militaire

Le 3, alors qu'il assiste à Québec au sommet de la francophonie, le colonel Jean-Baptiste Bagaza, qui avait pris le pouvoir en novembre 1976, est renversé par le major Pierre Buyoya, membre comme lui de l'ethnie minoritaire tutsi, et originaire du sud du pays. Le colonel Bagaza quitte immédiatement Québec, via Paris, pour Nairobi. La passation des pouvoirs s'effectue sans effusion de sang à Bujumb […] Lire la suite

1982

6-11 octobre 1982
France – Afrique. Tournée du président François Mitterrand en Afrique noire

Les 6 et 7, François Mitterrand est au Burundi. Cette visite est surtout l'occasion d'évoquer les perspectives des relations bilatérales dans les domaines économiques et militaires.Le 7, la deuxième étape du voyage africain du président français est le Rwanda qui attend un accroissement de l'aide civile et militaire française.Le 8, à Kinshasa (Zaïre), s'ouvre le neuvième sommet franco-africain. Ce […] Lire la suite

1981

18 novembre 1981
Burundi. Adoption d'une nouvelle Constitution

Pour la première fois en seize ans, la population est appelée à approuver une nouvelle constitution. Le président Jean-Baptiste Bagaza cherche ainsi à démocratiser le régime. Le nouveau texte constitutionnel adopté prévoit l'élection du président au suffrage universel direct, tandis que le parti unique, l'Union pour le progrès national, est confirmé dans son rôle dominant. […] Lire la suite

— Universalis