BOLIVIE, chronologie contemporaine

 

2020

8-26 janvier 2020
Bolivie. Candidature de Jeanine Áñez à l’élection présidentielle.

Le 8, le gouvernement transitoire de la présidente par intérim Jeanine Áñez annonce l’ouverture de quelque six cents enquêtes pour corruption. Celles-ci visent l’ancien président Evo Morales qui a démissionné en novembre 2019 et s’est exilé en Argentine, le vice-président Álvaro Garciá et les anciens ministres, ainsi que des fonctionnaires et des chefs d’entreprise.Le 16, les autorités déploient d […] Lire la suite

2019

8-24 novembre 2019
Bolivie. Démission du président Evo Morales.

Le 8, le président Evo Morales, dont la réélection en octobre est contestée, dénonce un coup d’État « en cours » après les mutineries de trois compagnies de policiers à Cochabamba, Sucre et Santa Cruz.Le 10, alors que la contestation se radicalise, que nombre de ministres et de parlementaires démissionnent et que l’armée lui demande de renoncer à son mandat « pour la restauration de la stabilité d […] Lire la suite

20-30 octobre 2019
Bolivie. Élections générales au résultat contesté.

Le 20, alors que les résultats préliminaires de l’élection présidentielle accordent plus de 45 p. 100 des suffrages au président sortant Evo Morales (Mouvement vers le socialisme, MAS) et plus de 38 p. 100 à son adversaire Carlos Mesa (Communauté civique, centre), le Tribunal suprême électoral interrompt leur retransmission – 40 p. 100 suffisent pour être élu au premier tour, avec au moins 10 p. 1 […] Lire la suite

12-13 janvier 2019
Bolivie – Italie. Extradition de Cesare Battisti.

Le 12, l’écrivain et ancien activiste italien d’extrême gauche Cesare Battisti est interpellé à Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie. Il avait fui le Brésil en décembre 2018 après que ce pays, où il s’était réfugié en 2004, avait autorisé son extradition vers l’Italie.Le 13, il est extradé vers l’Italie où il a été condamné à perpétuité par contumace, en décembre 1988, pour deux assassinats et deux […] Lire la suite

2016

21 février 2016
Bolivie. Échec du référendum constitutionnel.

Les électeurs consultés par référendum rejettent par 51,3 p. 100 des suffrages la modification de la Constitution qui aurait permis au président Evo Morales, au pouvoir depuis 2006, de briguer un quatrième mandat en 2019. Quelques semaines plus tôt, une chaîne de télévision avait accusé le gouvernement d’avoir favorisé une entreprise dans laquelle travaille une ancienne compagne du chef de l’État  […] Lire la suite

2015

5-12 juillet 2015
Vatican – Équateur – Bolivie – Paraguay. Visite du pape François en Amérique latine.

Du 5 au 7, le pape François entame par l’Équateur son premier déplacement en Amérique latine. À Guayaquil, il défend la famille, « la grande “richesse sociale” que d’autres institutions ne peuvent pas remplacer ». À Quito, alors que le président Rafael Correa est contesté dans la rue depuis plusieurs semaines pour son autoritarisme, le pape appelle à « abandonner […] toute forme de répression, le  […] Lire la suite

2014

12 octobre 2014
Bolivie. Réélection du président Evo Morales.

L'ancien syndicaliste d'origine amérindienne Evo Morales, candidat du Mouvement vers le socialisme (M.A.S.), est réélu à la présidence pour un troisième mandat, dès le premier tour de scrutin, avec 61,4 p. 100 des suffrages, contre 24,2 p. 100 pour son principal adversaire, le chef d'entreprise Samuel Doria Medina, candidat de la coalition d'opposition de l'Unité démocrate (centre). Lors des élect […] Lire la suite

2009

6 décembre 2009
Bolivie. Réélection du président Evo Morales.

Le 6, le président de gauche sortant, Evo Morales qui, durant la campagne, a refusé tout débat télévisé avec d'autres candidats, est réélu dès le premier tour avec 62,1 p. 100 des voix face au candidat de la droite Manfred Reyes Villa, qui obtient 25,9 p. 100 des suffrages, suivi du centriste Samuel Doria Medina (8 p. 100). Cinq autres candidats obtiennent des scores très faibles, révélant ainsi l […] Lire la suite

25 janvier 2009
Bolivie. Référendum constitutionnel.

Lors d'un référendum, les Boliviens approuvent à 62 p. 100 des suffrages exprimés la nouvelle Constitution, permettant la « refondation de la Bolivie » souhaitée par le président Evo Morales. Le texte donne une place prépondérante aux communautés indigènes, à la justice sociale ainsi qu'au rôle de l'État, notamment sur l'économie et sur les ressources naturelles du pays. Il accorde l'autonomie aux […] Lire la suite

2008

9-15 septembre 2008
Bolivie. Difficile dialogue entre le gouvernement et l'opposition autonomiste.

Le 9, à Santa Cruz, la capitale économique située dans l'est du pays, des affrontements opposent les partisans du président Evo Morales et ceux de l'autonomie des départements. Le 10, le président Morales annonce l'expulsion de l'ambassadeur des États-Unis à La Paz, qu'il accuse de collusion avec les autonomistes.Les 11 et 12, à Cobija, dans le département autonomiste de Pando (nord), des affronte […] Lire la suite

10-28 août 2008
Bolivie. Référendum favorable au président Evo Morales.

Le 10, le président Evo Morales et son vice-président Álvaro García Linera sont confirmés dans leurs fonctions par le « référendum révocatoire » – non prévu dans la Constitution – convoqué par la présidence; ils obtiennent 67,4 p. 100 de votes favorables. Ce résultat doit mettre fin à la crise institutionnelle consécutive à l'adoption de la Constitution en l'absence des élus de l'opposition, en dé […] Lire la suite

1er-22 juin 2008
Bolivie. Référendums locaux en faveur d'une autonomie départementale.

Le 1er, les électeurs des départements de Pando et de Beni, dans le nord du pays, après ceux de Santa Cruz dans l'est le mois précédent, approuvent massivement par référendum les statuts d'autonomie proposés par les préfets sans l'aval du pouvoir central – et jugés illégaux par ce dernier. Ceux-ci prévoient notamment la création d'assemblées législatives départementales doté […] Lire la suite

2006

1er-4 mai 2006
Bolivie. Nationalisation du secteur des hydrocarbures.

Le 1er, le président Evo Morales signe un décret nationalisant le secteur du pétrole et du gaz. Les compagnies étrangères doivent restituer les gisements qu'elles exploitent et signer de nouveaux contrats dans un délai de six mois sous peine d'expulsion. Les jours suivants, les autorités tentent de se montrer conciliantes, tandis que les pays touchés par cette mesure dénonce […] Lire la suite

2005

18 décembre 2005
Bolivie. Élection du syndicaliste indien Evo Morales à la présidence.

Le candidat du Mouvement vers le socialisme (M.A.S.), Evo Morales syndicaliste paysan défenseur des producteurs de coca, remporte l'élection présidentielle avec 53,7 p. 100 des suffrages, contre 28,5 p. 100 pour le candidat conservateur, l'ancien président Jorge Quiroga. Evo Morales devient ainsi le premier Indien élu à la tête de l'État bolivien. Souhaitant « affranchir [son pays] de la tutelle d […] Lire la suite

6-9 juin 2005
Bolivie. Démission du président Carlos Mesa.

Le 6, le président Carlos Mesa annonce sa démission après trois semaines d'agitation sociale et face à une grave crise politique. Le même jour, une nouvelle manifestation avait réuni quatre-vingt mille personnes à La Paz en faveur de la nationalisation du gaz et du pétrole et de la convocation d'une Assemblée constituante, revendications que défend l'opposition de gauche dirigée par Evo Morales. P […] Lire la suite

5-17 mai 2005
Bolivie. Nouvelle loi sur les hydrocarbures.

Le 5, dans un climat de forte agitation sociale, le Parlement adopte le projet de loi sur les hydrocarbures. Celui-ci prévoit de soumettre les sociétés exploitantes à un impôt en plus du paiement de simples royalties qu'elles acquittaient jusque-là. Ces sociétés se verront imposer un nouveau régime contractuel de production partagée avec la société nationale. Les soixante-douze contrats conclus av […] Lire la suite

2004

18 juillet 2004
Bolivie. Référendum sur le gaz.

Les résultats du référendum sur la gestion des hydrocarbures et en particulier du gaz naturel, principale ressource du pays, sont mitigés. Les électeurs n'approuvent qu'une partie des propositions du président Carlos Mesa, suivant en cela les consignes du chef de l'opposition de gauche modérée, Evo Morales. Le précédent chef de l'État, Gonzalo Sánchez de Lozada, avait démissionné en octobre 2003 à […] Lire la suite

2003

11-17 octobre 2003
Bolivie. Émeutes et démission du président Gonzalo Sánchez de Lozada.

Les 11 et 12, l'armée intervient à El Alto, près de La Paz, pour réprimer le mouvement de contestation antigouvernemental. L'Église et des O.N.G. dénoncent un « massacre » qui aurait fait une trentaine de morts. Les syndicats avaient appelé à la grève générale le 28 septembre pour protester contre la politique énergétique du gouvernement, notamment contre le projet d'exportation du gaz bolivien ve […] Lire la suite

2002

6 août 2002
Bolivie. Élection de Gonzalo Sánchez de Lozada à la présidence.

Le Congrès élit le libéral Gonzalo Sánchez de Lozada à la présidence de la République, poste que celui-ci a déjà occupé de 1993 à 1997. Aucun des candidats n'avait recueilli la majorité qualifiée lors du premier tour disputé au suffrage universel direct, le 30 juin. Le président finalement élu avait obtenu 22,5 p. 100 des voix, contre 20,9 p. 100 à Evo Morales, du Mouvement pour le socialisme (M.A […] Lire la suite

2001

6 août 2001
Bolivie. Démission du président Hugo Banzer.

Hugo Banzer, à la tête de l'État de 1971 à 1978, après un putsch, puis démocratiquement élu à la présidence en 1997, présente sa démission pour raison de santé. Il remet ses pouvoirs au vice-président, Jorge Quiroga. Le mandat en cours prend fin en août 2002. […] Lire la suite

1997

5 août 1997
Bolivie. Élection du général Hugo Banzer à la présidence.

Le Congrès élit Hugo Banzer à la présidence de la République, par 115 voix sur 157. L'ancien dictateur, au pouvoir de 1971 à 1978, était arrivé en tête lors du premier tour, le 1er juin, avec 22,3 p. 100 des suffrages, contre 17,7 p. 100 pour Juan Carlos Durán, qui était soutenu par le président sortant, le libéral Gonzalo Sánchez de Lozada, et par le Mouvement national révo […] Lire la suite

11-18 mars 1997
France. Tournée du président Jacques Chirac en Amérique latine.

Le 11, Jacques Chirac, accompagné de plusieurs chefs d'entreprise, entame par le Brésil un voyage de huit jours en Amérique latine au cours duquel, à quelques semaines de la visite de Bill Clinton dans cette même région, il défend sa vision d'un monde multipolaire. Avant son départ de France, il avait mis en garde le sous-continent américain contre la tentation de « s'enfermer dans une intégration […] Lire la suite

1995

18 avril 1995
Bolivie. Instauration de l'état d'urgence.

Le président Gonzalo Sánchez de Lozada décrète l'état d'urgence afin de « rétablir la paix sociale ». Les libertés fondamentales sont suspendues et le couvre-feu est instauré. Des centaines de syndicalistes sont arrêtés, dont le secrétaire général de la puissante Centrale ouvrière bolivienne, Oscar Salas. Un mouvement de grève déclenché par les enseignants le 14 mars, pour obtenir notamment des au […] Lire la suite

1993

6-9 juin 1993
Bolivie. Élection de Gonzalo Sanchez de Lozada à la présidence.

Le 6, le candidat du Mouvement nationaliste révolutionnaire (M.N.R., centre), l'homme d'affaires Gonzalo Sanchez de Lozada, arrive largement en tête de l'élection présidentielle en recueillant 36 p. 100 des suffrages contre 21 p. 100 au général Hugo Banzer, candidat de l'Action démocratique nationaliste. Converti au pluralisme, le général Banzer, qui a exercé le pouvoir par la force de 1971 à 1978 […] Lire la suite

1989

5 août 1989
Bolivie. Élection de Jaime Paz Zamora à la présidence.

Le Congrès désigne pour quatre ans, à la présidence de la République, Jaime Paz Zamora, candidat du Mouvement de la gauche révolutionnaire (M.I.R., social-démocrate), arrivé en troisième position au scrutin du 7 mai. Son élection résulte d'une alliance entre le M.I.R. et la formation de droite de l'ancien dictateur Hugo Banzer contre le parti de centre-droit du président sortant Victor Paz Estenss […] Lire la suite

7 mai 1989
Bolivie. Ajournement de la désignation du président.

Le scrutin pour les élections générales ne permet à aucun des candidats à la présidence d'obtenir la majorité des suffrages. Aux termes de la Constitution, c'est donc au Congrès nouvellement élu de désigner, le 6 août, le successeur du président Victor Paz Estenssoro parmi les trois candidats arrivés en tête. Il s'agit de Gonzalo Sanchez de Lozada, du Mouvement nationaliste révolutionnaire au pouv […] Lire la suite

1988

7-18 mai 1988
Vatican – Uruguay – Bolivie – Pérou – Paraguay. Voyage du pape Jean-Paul II en Amérique latine

Le 7, Jean-Paul II commence son neuvième voyage en Amérique latine par une visite de trois jours en Uruguay. Accueilli avec enthousiasme par la faible population catholique du pays le plus laïc du continent, il défend les valeurs de la famille et du travail.Du 9 au 15, Jean-Paul II se rend pour la première fois en Bolivie, pays en proie à une forte contestation sociale. Dans la banlieue de La Paz  […] Lire la suite

1986

22-30 août 1986
Bolivie. Instauration de l'état de siège et échec de la marche des mineurs vers la capitale

Le 22, environ sept mille mineurs accompagnés de leurs familles quittent la ville d'Oruro, dans l'Altiplano, pour gagner, à pied, La Paz, la capitale, distante d'environ 200 kilomètres. Ils veulent protester contre un projet gouvernemental de fermeture de nombreuses mines d'étain. Autrefois, l'étain était la ressource principale de la Bolivie. Mais, en raison de la chute des cours de ce métal sur  […] Lire la suite

1985

5-29 août 1985
Bolivie. Désignation de Victor Paz Estenssoro au poste de président de la République

Le 5, le Congrès se réunit pour désigner le chef de l'État, aucun candidat n'ayant obtenu la majorité absolue à l'élection présidentielle du 14 juillet. Dès le deuxième tour du scrutin Victor Paz Estenssoro (centre droit) est élu avec 94 voix sur 157, bien que le général Hugo Banzer (droite) l'ait devancé de plus de 37 000 voix (2,15 p. 100 des suffrages) à l'élection du 14 juillet.Le 6, Hernán Si […] Lire la suite

8-14 juillet 1985
Bolivie. Pas de majorité absolue à l'élection présidentielle

Le 8, le président Hernán Siles Zuazo qui avait dû, sous la pression des partis d'opposition de droite, avancer d'un an la date des élections convoque pour le 11 une réunion extraordinaire du Congrès afin de repousser de deux mois les élections prévues pour le 14 juillet en raison des erreurs commises dans les inscriptions sur les listes électorales.Le 11, seuls 47 députés sur 130 et 5 sénateurs s […] Lire la suite

1984

30 juillet 1984
Bolivie. Échec d'une tentative de putsch militaire

Une soixantaine d'hommes armés réussissent à enlever Hernán Siles Zuazo, président de la République social-démocrate, au pouvoir depuis octobre 1982. Mais, devant l'ampleur de la réaction populaire, les chefs du complot prennent la fuite et le président Siles Zuazo est libéré après avoir été séquestré pendant une dizaine d'heures. Une centaine d'arrestations ont lieu les jours suivants ainsi qu'un […] Lire la suite

5-8 juillet 1984
Bolivie. Pression des syndicats sur le gouvernement contre sa politique d'austérité

Le 5, la Centrale ouvrière bolivienne (C.O.B.) appelle ses adhérents (près d'un million sur une population de cinq millions) à cesser le travail pour protester contre la politique économique du président social-démocrate Hernán Siles Zuazo, contraint par la très grave crise économique de prendre d'impopulaires mesures de rigueur.Le 8, le gouvernement bolivien est obligé de céder : des augmentation […] Lire la suite

10-13 avril 1984
Bolivie. Reconstitution de la coalition de front populaire et nouvelles mesures d'austérité

Le 10, Hernán Siles Zuazo, au pouvoir depuis octobre 1982, forme un nouveau gouvernement qui comprend cinq ministres de son parti, le Mouvement national révolutionnaire de gauche (M.N.R.I.), cinq du Mouvement de la gauche révolutionnaire (M.I.R.), deux du Parti communiste, deux démocrates-chrétiens, deux indépendants et un militaire. L'Union démocratique et populaire (U.D.P.) – la coalition gouver […] Lire la suite

1983

25 juillet-6 août 1983
France – Brésil – Bolivie – Colombie – Cuba. Voyage de Claude Cheysson en Amérique latine

Le 25 juillet, le ministre français des Relations extérieures entame un voyage de deux semaines en Amérique latine. Il se rend d'abord pour cinq jours au Brésil où sont principalement évoqués des sujets de politique générale : la situation internationale et les conflits d'Amérique centrale. Claude Cheysson renouvelle le soutien de la France aux initiatives de paix des pays du groupe de Contadora.D […] Lire la suite

28-31 mars 1983
France – Bolivie. Aide financière française à la Bolivie

Le 28, Hernán Siles Zuazo, chef de l'État bolivien, arrive à Paris pour une visite officielle de travail. Alors que La Paz est plongée dans une très grave crise économique et financière, léguée par le régime militaire qui a quitté le pouvoir en octobre 1982, la France semble décidée à collaborer au redressement de la Bolivie afin de soutenir le régime de gauche qui s'y est installé.Le 30, après de […] Lire la suite

9-31 janvier 1983
Bolivie. Éclatement de la coalition gouvernementale et arrestation de Klaus Barbie

Le 9, les six ministres membres du Mouvement de la gauche révolutionnaire (M.I.R.) démissionnent de la coalition gouvernementale de gauche, au pouvoir depuis le 10 octobre 1982, en raison de désaccords avec le Mouvement nationaliste révolutionnaire de gauche (M.N.R.I.), en particulier à propos de la lutte contre les groupes paramilitaires et les trafiquants de drogue.Le 22, le président Siles Zuaz […] Lire la suite

1982

5-10 octobre 1982
Bolivie. Retour des civils au pouvoir

Le 5, le Congrès bolivien se réunit pour désigner un président et un vice-président civils. Élu le 29 juin 1980, le Congrès n'a jamais siégé, car il avait été dissous après le coup d'État militaire du 17 juillet 1980. Mais les militaires, qui se sont révélés incapables de résoudre la crise économique et qui ont couvert les assassinats, la torture, la répression et parfois le trafic de drogue, ont  […] Lire la suite

15-21 juillet 1982
Bolivie. Remplacement du général Torrelio par le général Vildoso à la tête de l'État

Le 15, le général Celso Torrelio, que l'armée avait placé à la tête de l'État en 1981, annonce que des élections générales auront lieu le 24 avril 1983 pour désigner un président et un vice-président de la République ainsi que de nouveaux sénateurs et députés, et que le pouvoir sera remis aux civils le 6 août 1983.Le 16, le général Torrelio est contraint par les commandants en chef des trois armée […] Lire la suite

26 mai 1982
Bolivie. Vers un retour à un régime démocratique ?

Le général Celso Torrelio, qui a remplacé, le 4 septembre 1981, le général Garcia Meza, auteur du coup d'État militaire du 17 juillet 1980, annonce, le 26, des mesures de libéralisation du régime issu de ce coup d'État : une amnistie générale est proclamée, les partis et les syndicats, interdits depuis le putsch, sont autorisés à reprendre leurs activités. […] Lire la suite

1981

4 septembre 1981
Bolivie. Nomination du général Celso Torrelio Villa à la présidence de la République

Le 4, le général Celso Torrelio Villa est nommé président de la République par la junte militaire qui dirige la Bolivie depuis le 4 août. Il succède au triumvirat, formé des chefs des armées de terre, de l'air et de mer, qui assumait le pouvoir depuis la démission du général Luis García Meza, auteur du coup d'État du 17 juillet 1980 et considéré comme lié aux trafiquants de drogue. Seul membre de  […] Lire la suite

3-11 août 1981
Bolivie. Remise des pouvoirs du président Luis García Meza à la junte militaire

Le 3, un nouveau soulèvement militaire (c'est la cinquième tentative de putsch en un an) éclate à Santa Cruz. Les insurgés, dirigés par les généraux Alberto Natusch Busch, ancien président de la République, et Lucio Anez Rivera, ancien chef d'état-major, soutenus par Hernán Siles Zuazo, ex-président bolivien en exil, et Jaime Paz Zamora, réfugié en Équateur depuis le coup d'État du général García  […] Lire la suite

27 juin-10 juillet 1981
Bolivie. Échec d'une tentative de putsch contre le général Luis García Meza

Le 27, les généraux Humberto Cayoja et Lucio Añez, respectivement commandant en chef de l'armée de terre et chef d'état-major, tentent un putsch contre le général Luis García Meza alors que le président de la République, qui avait annoncé son retrait avant le 6 août, tentait de se maintenir au pouvoir. Mais le coup d'État de ces officiers « institutionnalistes », partisans d'un retour des militair […] Lire la suite

11-26 mai 1981
Bolivie. Renonciation du général García Meza à la présidence

Le 11, puis le 25, le colonel Emilio Lanza, commandant de l'école de parachutistes de Cochabamba, dans le sud de la Bolivie, tente à deux reprises de renverser le général García Meza, chef de l'État depuis le putsch du 17 juillet 1980, et d'obtenir la passation des pouvoirs à un autre général, pour « laver l'honneur des forces armées, souillé par le trafic de drogue et par un mauvais gouvernement  […] Lire la suite

26 février 1981
Bolivie. Évincement du colonel Luis Arce Gómez du gouvernement

Le général Luis García Meza, auteur du coup d'État du 17 juillet 1980, procède à un remaniement gouvernemental pour tenter de mettre fin à l'isolement de son pays et pour satisfaire les États-Unis qui ont suspendu leur aide militaire et économique après le putsch. Le colonel Luis Arce Gómez, ministre de l'Intérieur, considéré comme l'homme fort du régime, quitte le gouvernement : il est accusé non […] Lire la suite

15 janvier 1981
Bolivie. Assassinat de neuf dirigeants de gauche

Neuf des treize principaux dirigeants de l'intérieur du Mouvement de la gauche révolutionnaire (M.I.R.) dont José Regis Carvajal élu député en juin 1980, réunis clandestinement à La Paz, sont tués par les forces de l'ordre. Depuis que le général Garcia Meza a chassé le gouvernement civil, le 17 juillet 1980, le couvre-feu reste en vigueur. À la veille de Noël, la répression s'est intensifiée et de […] Lire la suite

— Universalis