Sculpteur et médailleur né à Liège dans une famille française originaire de Champagne, comme le montrent les lettres de naturalisation qu'il obtient en 1650. On ne sait rien de la formation de Jean Warin ni de ses premiers travaux. On ignore s'il s'est arrêté en France au retour d'un voyage à Rome. C'est aux alentours de 1626 qu'il s'installe à Paris. Sa renommée de médailleur dépasse, à vrai dire, celle de statuaire. Il grave en médaillon l'effigie des grands personnages du temps, en particulier le roi Louis XIII (1629) et le cardinal de Richelieu (1630) qui le protège à l'occasion, car il semble bien que l'artiste ait été tenté de fabriquer de la fausse monnaie, ce qui ne l'empêcha pas de devenir, en 1647, contrôleur général des monnaies de France. Il fait partie en 1665 de l'Académie royale. Dans sa sculpture, Warin transpose la minutie, le goût du détail du graveur en médailles. Il y joint parfois une réelle acuité psychologique, comme dans son buste en bronze de Louis XIII
, qu'il a peu flatté (Louvre). Il cisèle un portrait en buste de Richelieu, en or, dont il ne reste plus trace, mais dont le souvenir s'est transmis dans des répliques (la bibliothèque Mazarine en possède une, en bronze). Il taille aussi le marbre, mais s'y montre moins habile. Le buste colossal de Louis XIV reste figé, écrasé par sa perruque (Versailles). Dans le salon de Vénus, au château de Versailles, on peut voir une statue en pied du monarque, déguisé en empereur romain.
Photographie
Louis XIII, J. Warin Jean WARIN, Louis XIII, bronze. Musée du Louvre, Paris, France.
Crédits: Giraudon, The Bridgeman Art Library Consulter
François SOUCHAL
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