En 1979 disparaît en Iran le régime mis en place depuis 1941 par Muhammad Reza Pahlavi, qui a pris en 1967 le titre de shahinshah (roi des rois) à la manière des princes perses de l'Antiquité. Le régime autoritaire qu'il dirige est soutenu par les États-Unis. Une redoutable police politique (la Savak) réprime férocement toute opposition. Le shah bénéficie des royalties que lui versent les compagnies occidentales à qui il a confié l'extraction du pétrole. L'émergence d'une bourgeoisie d'affaires aux exigences politiques et économiques croissantes et d'une opposition d'inspiration religieuse chiite et populaire remet en cause les fondements du régime. La propagande, menée par l'ayatollah Khomeyni de l'étranger où il vit en exil depuis quinze ans, reçoit un écho de plus en plus favorable dans la société iranienne. En 1978, des grèves paralysent le pays ; la rue contraint le shah à renoncer au pouvoir et à s'exiler le 16 janvier 1979. L'ayatollah Khomeyni rentre alors de Neauphle-le-Château, dans la banlieue parisienne, où il vivait en exil. Accueilli triomphalement à Téhéran, il instaure une république islamique nationaliste, anticapitaliste, antisioniste et anti-impérialiste, dont la législation s'inspire de la charia (la loi islamique).
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Révolution islamique en Iran, 1979 En septembre 1978, la contestation du régime de Reza Palhavi, le shah d'Iran, s'intensifie. L'armée et la police secrète, la Savak, répriment les émeutes dans le sang, en vain. Le mouvement prend de l'ampleur et la grève générale est déclenchée en décembre. Le chaos s'installe tandis que, depuis la……
Crédits: Pathé Consulter
Pascal BURESI
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