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PLANTES MÉDICINALES

En botanique et en pharmacie, les plantes médicinales sont reconnues pour offrir, par leur administration, un effet bienfaisant et thérapeutique sur l'organisme. Employées depuis la plus haute antiquité, souvent en relation avec des pratiques magiques, leurs propriétés réelles ont, à toute époque, été exagérées, ou niées, ou déformées selon les croyances en vigueur. À l'époque moderne, les progrès de la biochimie et de l'analyse organique, ainsi que ceux de la physiologie végétale, ont permis de commencer un tri scientifique dans la masse des actions attribuées aux simples, détruisant certaines légendes, mais établissant solidement certains usages empiriques anciens. Il est assuré que, pour obtenir des résultats utiles, il convient de se documenter au moyen d'ouvrages sérieux en vue de l'identification botanique des plantes choisies et de la vérification de leurs propriétés : certaines espèces ont des actions parfois différentes, et même contraires de celles qui leur avaient été attribuées traditionnellement. Même pour les plantes médicinales qui répondent bien à leur renommée, le choix des variétés, celui du terrain sur lequel elles poussent, de la saison ou de l'heure du jour où on les cueille, sont des facteurs très importants, pouvant modifier jusqu'à 100 p. 100 la teneur en principes actifs physiologiquement.

Jacques DAUTA

Pour citer cet article

Jacques DAUTA, « PLANTES MÉDICINALES  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/plantes-medicinales/

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ABSINTHE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Sa senteur puissante et son amertume extrême ont signalé très tôt l'absinthe (Artemisia absinthium L.) ou les armoises voisines à l'attention de l'homme en quête de remèdes. Mille six cents ans avant notre ère, un papyrus égyptien fait mention d'une plante dans laquelle certains ont reconnu l'absinthe (bien qu'elle ne pousse pas en Afrique… Lire la suite
ACONITINE

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

… *L'aconit, renonculacée, se récolte, en France notamment, dans les régions marécageuses et en montagne. Pour extraire l'aconitine, la racine séchée et pulvérisée est épuisée par une solution alcoolique d'acide tartrique ; on élimine l'alcool par distillation, on met le tartrate d'aconitine en solution dans l'eau, et on purifie très difficilement par… Lire la suite
ADONIS, botanique

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Rare et localisé en France (où les récolteurs des laboratoires pharmaceutiques le mettent en danger de régression), l'adonis printanier (renonculacée) n'y a jamais pris place dans la pharmacopée populaire. Dans le centre et le sud-est de l'Europe, où il est bien plus répandu, il a connu des emplois très anciens, tant comme diurétique que comme… Lire la suite
AIGREMOINE EUPATOIRE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Herbe commune, l'aigremoine (Agrimonia eupatoria L., de la famille des rosacées) a joui d'une très grande réputation dans le passé. On en faisait le spécifique des maladies chroniques du foie, indication oubliée de nos jours mais qui mériterait d'être vérifiée au vu des anciens témoignages. Riche en tanin, elle reste une astringente… Lire la suite
AIL

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Paré de toutes les vertus dès l'aurore de la médecine occidentale, longtemps considéré comme l'un des meilleurs spécifiques de la peste, l'ail (Allium sativum L., liliacées) restera, jusqu'au xixe siècle, dans les campagnes, le remède universel que Galien appelait déjà la « thériaque des paysans ». Il tenait une place… Lire la suite
ALCALOÏDES

Écrit par :  Jacques E. POISSON

…  impossible de donner une définition satisfaisante. Représentant les principes actifs de nombreuses *plantes médicinales ou toxiques connues parfois depuis l'Antiquité, ils ont joué un rôle important dans la découverte des médicaments chimiques (morphine, quinine, cocaïne, atropine...) et dans le développement de l'industrie pharmaceutique en France… Lire la suite
ARGOUSIER

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *On ignore en France ce bel arbrisseau épineux (Hippophae rhamnoides L., eléagnacées), spontané dans les Alpes et sur le littoral de la Manche et dont le fruit renferme quatre fois plus de vitamine C que le citron. En Europe centrale, on le cultive pour l'extraction de l'acide ascorbique. La baie acide de l'argousier, cueillie en automne,… Lire la suite
ARNICA

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Ce n'est qu'au xiie siècle que l'arnica (Arnica montana L.) apparaît dans la matière médicale, en Allemagne. C'est surtout dans cette contrée et en Europe centrale qu'on l'emploie jusqu'au xviiie siècle, époque où des médecins célèbres comme J. F. Cartheuser et A. de Haller en publient les mérites.… Lire la suite
AROMATHÉRAPIE

Écrit par :  Jean VALNET

… *Traitement des maladies par les arômes végétaux, c'est-à-dire les essences aromatiques appelées huiles essentielles (H.E.) dans le langage médical, l'aromathérapie est une branche de la phytothérapie (du grec yuzov, plante) et, comme telle, l'une des thérapeutiques les plus anciennes du monde avec l'argile, l'eau et les procédés manuels (… Lire la suite
AUBÉPINE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Pour l'usage médicinal, on peut réunir sous le même nom d'aubépine les deux Crataegus les plus répandus de la flore française : Crataegus monogyna Jacq. et C. laevigata (Poiret) D.C. (= C. oxyacantha auct.) ; rosacées malacées ; leurs propriétés sont identiques. Noter cependant que, si les deux espèces… Lire la suite
BARDANE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Médicinale très ancienne, bien connue des médecins et des agronomes latins dans les indications majeures qu'elle a conservées jusqu'à nous. Au ier siècle, Columelle relate l'usage de la bardane contre les morsures de serpents, Dioscoride l'indique dans le traitement des ulcères. Les auteurs de la Renaissance et du xviiLire la suite
BELLADONE

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

… *De la famille des solanacées, la belladone (Atropa belladona) est une plante annuelle, vivace, pouvant atteindre un mètre de hauteur. On en utilise les feuilles, cueillies au moment de la floraison car la teneur en principes actifs y est la plus forte, ainsi que la racine, ramassée en automne pour les mêmes raisons. Ses principes actifs… Lire la suite
BOULEAU

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Réunis autrefois sous le nom de « bouleau blanc » (Betula alba), le bouleau verruqueux (B. verrucosa Ehrh.) et le bouleau pubescent (B. pubescens Ehrh.), deux bétulacées, ont les mêmes emplois médicinaux : feuilles, jeunes pousses, jeune écorce et sève sont utilisées. Une résine, la bétuline (qui donne à l'écorce sa… Lire la suite
BOURDAINE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *L'écorce de la bourdaine (Frangula alnus Miller ou Rhamnus frangula L. ; rhamnacées), violacée et mouchetée de claires lenticelles liégeuses, est sans doute le meilleur purgatif végétal de la flore européenne. On le sait au moins depuis le xiiie siècle (Pietro Crescenzi), mais les premières descriptions et… Lire la suite
BOURRACHE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Vraisemblablement introduite d'Afrique du Nord en Espagne par les Arabes et, de là, répandue dans la plus grande partie de l'Europe, la bourrache (Borrago officinalis L. ; borraginacées) était inconnue des Anciens. Elle apparaît dans la matière médicale au Moyen Âge. Au xiiie siècle, Arnaud de Villeneuve assure qu'elle… Lire la suite
BRUYÈRE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *À peu près passées sous silence par les médecins de l'Antiquité (qui citaient surtout les Erica méditerranéens), les bruyères furent, à la Renaissance, jugées capables de fragmenter et de chasser les calculs urinaires. Rarement citée diurétique, « ophtalmique » aux xviie et xviiie siècles, la bruyère… Lire la suite
BRYONE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *La racine énorme et charnue de la bryone (Bryonia dioica L., cucurbitacées) est usitée en médecine depuis un temps immémorial. La composition, très complexe, imparfaitement connue, n'éclaire pas beaucoup l'action thérapeutique : 2 à 9  p. 100 du poids sec d'une résine dite « bryorésine » (contenant des acides gras et des alcools), un… Lire la suite
CAMOMILLE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *On emploie de préférence en médecine la camomille vraie, ou camomille romaine (Anthemis nobilis L. ; composées), et surtout, à tort, celle du commerce dont les fleurs « doubles », sans cœur jaune, sont moins actives que celles de la plante sauvage des moissons. La matricaire camomille (Matricaria chamomilla L.), plus répandue dans… Lire la suite
CARYOPHYLLACÉES

Écrit par :  Jacques MIÈGE

Dans le chapitre "Étude d'un type : la saponaire"  : …  Ingérée, elle irrite les muqueuses et altère la perméabilité des cellules des reins et du cerveau. * Cependant, elle a des propriétés dépuratives et diurétiques qui ont été mises à profit pour le traitement des rhumatismes, de la goutte et des maladies de peau. La saponaire, d'origine méditerranéenne, croît souvent en colonies denses – grâce à ses… Lire la suite
CHÉLIDOINE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Papavéracée toxique, la chélidoine fraîche contient 1  p. 100 d'alcaloïdes (le plus important est la chélidonine) associés à des acides organiques, à une essence aromatique peu abondante et à un pigment jaune, la chélidoxanthine. Les alcaloïdes ont une action dépressive sur le système nerveux central, puis narcotique. Ils sont, par ailleurs,… Lire la suite
CHINOISE (CIVILISATION) - La médecine en Chine

Écrit par :  Florence BRETELLE-ESTABLET

Dans le chapitre "Innovations, transformations : exemple de la thérapeutique et de l'étiologie "  : …  qui offre un cadre théorique légitime aux observations empiriques et au pragmatisme des praticiens *va donner une place de premier choix à la phytothérapie au cours du IIe millénaire. Dès la fin du xvie siècle, les traités de médecine relèguent l'acuponcture dans le champ des pratiques thérapeutiques populaires ou… Lire la suite
CIGUË

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Prototype de la plante vénéneuse, non seulement dans une famille ambiguë où les meilleures condimentaires et des potagères de première importance ont souvent leurs sosies toxiques, mais aussi dans toute l'étendue de la flore d'Europe, la grande ciguë (Conium maculatum L. ; ombellifères) a des propriétés délétères connues depuis la plus… Lire la suite
COCA

Écrit par :  Alain LABROUSSE

… *Il existe une confusion très largement répandue entre la cocaïne, alcaloïde isolé pour la première fois par le chimiste et pharmacien allemand Albert Niemann ( 1834-1861 ) en 1859, et la feuille de coca dont on l'extrait. La coca appartient à la famille des Erythroxylaceae du genre pantropical. Deux de ses quelque 250 espèces, que l'on… Lire la suite
COMPOSÉES

Écrit par :  Chantal BERNARD-NENAULTJacques MIÈGE

Dans le chapitre "Particularités chimiques"  : …  telles que l'inuline, polysaccharide amassé dans les organes de réserve (l'inuline a une valeur *médicinale pour les diabétiques qui la tolèrent car elle renferme du fructose et non du glucose), des acides gras caractéristiques accumulés dans les graines oléagineuses, des lactones sesquiterpéniques, présentes surtout dans les feuilles, des… Lire la suite
DAPHNÉ, botanique

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Les trois daphnés (thyméléacées) les plus répandus, le bois gentil (Daphne mezereum L.), la lauréole (D. laureola L.), le garou (D. gnidium L.), et les autres espèces européennes, sont des plantes très vénéneuses. Ils renferment une résine âcre, irritante (même après séchage prolongé), toxique, la mézéréine, et un… Lire la suite
DATURA ou STRAMOINE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *L'une des solanacées les plus vénéneuses, plus dangereuse encore que la belladone, le datura ou stramoine (Datura stramonium L.) renferme trois alcaloïdes : l'hyoscyamine, l'atropine et la scopolamine, qui sont aussi les poisons de la belladone et de la jusquiame. À forte dose (infusion de quelques grammes de feuilles chez l'adulte), elle… Lire la suite
DIGITALE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Décrite pour la première fois par Leonhart Fuchs en 1542, reconnue diurétique et cardiotonique à la fin du xviiie siècle par les Anglais Withering et Cullen (les paysans de leur pays l'employaient empiriquement dans l'épilepsie, non sans risques), la digitale (Digitalis purpurea L.) s'est imposée de nos jours comme le… Lire la suite
DIOSCORIDE PEDANIUS (40 env.-env. 90)

Écrit par :  Jacqueline BROSSOLLET

… *Né en Cilicie, à Anazarbe, ce Grec d'Asie Mineure étudia la médecine à Alexandrie puis à Athènes où il fut l'élève de Théophraste. Venu à Rome, il devint médecin militaire des légions sous Néron et parcourut, entre 54 et 68, une grande partie de l'Europe, mettant à profit ses voyages pour approfondir ses connaissances cliniques et botaniques ; il… Lire la suite
ÉGLANTIER

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Le fruit des églantiers (Rosa canina L. et autres espèces ; rosacées) rappelle par son nom, peu répandu en France, de cynorrhodon (du grec kunorrhodon, « ronce des chiens ») l'usage très ancien des racines de la plante contre la rage (Pline, repris au xvie siècle par Tragus et Césalpin). Le langage populaire le… Lire la suite
ÉPICES

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Aussi longtemps qu'elles furent des denrées de luxe réservées aux plus fortunés, c'est-à-dire jusqu'au xviiie siècle, les épices tinrent conjointement un rôle culinaire et un rôle médicinal. Leur vogue thérapeutique culmina surtout à la Renaissance et au xviie siècle, quand les apothicaires se disaient encore… Lire la suite
ÉPINE-VINETTE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Mésué, médecin chrétien des califes de Bagdad, au ixe siècle, conseillait le fruit d'un berbéris dans les maux de l'estomac et du foie pour apaiser la soif et, en usage externe, pour réduire les tumeurs. Mais peut-être ne s'agit-il pas de l'épine-vinette (Berberis vulgaris L. ; berbéridacées), qui croît cependant dans… Lire la suite
ÉPURGE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *De l'ancien français « espurgier », nettoyer, purifier (d'où aussi « expurger »), l'épurge (Euphorbia lathyris L. ; euphorbiacées) était l'un des purgatifs les plus communs de la pharmacopée ancienne. On employait ses racines, ses feuilles et surtout ses graines. Ces dernières, d'un goût d'abord agréable, puis âcre, renferment 40 à 50  p.… Lire la suite
ESSENCES VÉGÉTALES

Écrit par :  Philippe BOUCHET

…  favorable sur la digestion, ce qui explique leur utilisation en liquoristerie (essences d'anis ou de badiane). *Les essences sont également employées en médecine non conventionnelle (aromathérapie) soit pour leurs propriétés aromatisantes (essences d'anis, d'orange amère), soit en raison de vertus curatives propres : actions antiseptique des voies… Lire la suite
EUCALYPTUS

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Les feuilles de l'Eucalyptus globulus La Bill (myrtacées) renferment des tanins, de l'alcool cérylique, un diphénol (pyrocatéchine), une résine acide et, surtout, 5 à 7 p. 100 d'huile essentielle aux composants multiples, le plus notable étant l'eucalyptol (ou cinéol). L'essence et l'eucalyptol, principes actifs, sont antiseptiques et… Lire la suite
EUPHRAISE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Ancien « casse-lunettes » des empiristes médiévaux, l'euphraise (Euphrasia rostkoviana Hayne ; scrofulariacées) était prescrite dans les affections de l'œil et même contre la cécité. Elle renferme du tanin, une huile grasse, une essence, une substance amère, un glucoside (aucuboside) et des résines qui représenteraient le principe actif.… Lire la suite
FENOUIL

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Condiment cher aux habitants du midi de la France qui en parfument olives vertes, poissons grillés et omelettes, le fenouil (Foeniculum vulgare Miller. ; ombellifères) est une plante médicinale très employée depuis l'Antiquité. Les fruits faisaient partie des « quatre semences chaudes majeures » des anciennes pharmacopées, avec l'anis vert… Lire la suite
FRÊNE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Quatre siècles avant notre ère, Hippocrate et Théophraste conseillaient déjà les feuilles de frêne (Fraxinus excelsia L. ; oléacées) dans le rhumatisme et la goutte comme diurétiques. Au iie siècle, le médecin et poète latin Serenus Samonicus prescrivait ses fruits dans l'hydropisie. Dioscoride et Pline, en relatant son… Lire la suite
FUMETERRE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Simple très populaire, déjà prescrite en cholagogue dans l'Antiquité, la fumeterre (Fumaria officinalis L. ; fumariacées) renferme un alcaloïde, la fumarine, et un acide, dit acide fumarique, associés à du tanin, à des sucres, à des sels de potassium. La fumarine est toxique et curarisante à haute dose, stimulante à très faible dose. La… Lire la suite
GENÊT À BALAIS

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Genêt de grande taille, le genêt à balais (Cytisus scoparius Link ou Sarothamnus scoparius Wimmer ; légumineuses), que la classification botanique actuelle associe aux cytises, doit figurer parmi les remèdes diurétiques de base de la pharmacopée indigène. Inconnu des Anciens (il ne croît pas en Grèce et manque dans la plus grande… Lire la suite
GENÉVRIER COMMUN

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Surtout connu de nos jours comme condiment de la choucroute et aromate du gin, le genévrier commun (Juniperus communis L. ; cupressacées) aux « baies » bleues (galbules)a un long passé parmi les simples. Répandu dans la plus grande partie de l'Europe, il a servi très tôt de remède. En le prescrivant contre les rétentions d'urine et la… Lire la suite
GENTIANE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *De tout temps, on a vu dans la gentiane jaune (Gentiana lutea L. ; gentianacées) la plante tonique par excellence ; c'est la panacée des montagnards d'Europe. Sa racine, seule partie utilisée, était l'un des fébrifuges les plus prescrits avant l'introduction du quinquina sur le Vieux Continent (1639). De nos jours, elle figure plus souvent… Lire la suite
GUIMAUVE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Les fleurs et les feuilles de guimauve (Althaea officinalis L. ; malvacées) sont usitées comme celles de la mauve. La racine, partie la plus employée de nos jours, contient jusqu'à 35 p. 100 de mucilage, 37 p. 100 d'amidon, 10 p. 100 de saccharose, 4 à 5 p. 100 de tanin, des sels minéraux, surtout des phosphates. C'est un excellent… Lire la suite
HAMAMÉLIS, botanique

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Arbrisseau nord-américain (dit aussi « noisetier de sorcière » pour ses graines comestibles, oléagineuses), l'Hamamelis virginica L. (hamamélidacées) a, depuis le xixe siècle, un renom justifié de spécifique des affections du système veineux, qui le place aux côtés du marron d'Inde, du cyprès et de l'HydrastisLire la suite
HOUBLON

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Jusqu'à la Renaissance, on cite peu le houblon (Humulus lupulus L. ; cannabacées). Sainte Hildegarde, abbesse amie des simples (xiie s.), y voyait un remède de la mélancolie. Au xvie siècle, le houblon est bien connu comme tonique, diurétique et dépuratif. Charles de l'Escluse recommande sa racine… Lire la suite
HYSOPE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Au premier rang des labiées pectorales, l'hysope (Hyssopus officinalis L.) renferme 0,3 à 0,9 p. 100 d'essence aromatique à 45 p. 100 de pinocamphone (groupe des camphres), essence toxique, épileptisante à faible dose : 2 g chez l'homme. Elle contient aussi un glucoside, le diosmoside, voisin de l'hespéridoside du zeste d'orange (à rôle de… Lire la suite
JUSQUIAME

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Dans le trio des grandes « solanacées vireuses », la jusquiame (Hyoscyamus niger L.) vient en troisième position pour la toxicité, après la stramoine et la belladone. C'est cependant une plante très vénéneuse, renfermant, comme ses parentes, les trois alcaloïdes : atropine, hyoscine et surtout hyoscyamine. Si l'empoisonnement par la… Lire la suite
LAURIER NOBLE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Arbre d'Apollon, plante bénéfique vénérée par tous les anciens peuples méditerranéens, le laurier noble (Laurus nobilis L. ; lauracées) est aujourd'hui une épice des plus communes dont les pouvoirs thérapeutiques sont oubliés. L'arôme des feuilles est dû à une huile essentielle de composition très complexe : 45-50  p. 100 d'eucalyptol,… Lire la suite
LAVANDES

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Appartenant à la famille des labiées, la lavande officinale (Lavandula vera D.C. ou Lavandula officinalis Chaix), la lavande spic ou aspic (Lavandula latifolia Villars) et les « lavandins » issus de leur croisement ont à peu près les mêmes propriétés médicinales. La lavande stœchas (L. Stœchas L.), dont l'essence… Lire la suite
LIERRE TERRESTRE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Plante médicinale commune dans une grande partie de la France et injustement négligée, quoique employée encore çà et là dans l'Ouest, le Berry, le lierre terrestre (Glechoma hederacea L. ; labiées), appelé aussi « rondelette » ou « courroie de Saint-Jean », jouissait déjà, au xiie siècle, de la réputation de pectorale… Lire la suite
MANDRAGORE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Les constituants de la mandragore (Mandragora officinarum L. ; solanacées) la rapprochent beaucoup des solanacées dites vireuses (belladone, jusquiame, stramoine). Comme ces dernières, la mandragore renferme le trio d'alcaloïdes, atropine, hyoscyamine, hyoscine, auxquels s'adjoignent diverses autres substances, surtout dans la racine.… Lire la suite
MARRUBE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Considéré par J.-E. Gilibert (1798) comme « l'une des meilleures plantes d'Europe », le marrube (Marrubium valgare L. ; labiées), « mauvaise herbe » fréquente dans tout le Bassin méditerranéen, était déjà considéré comme le spécifique des affections de l'appareil respiratoire dans l'Égypte et la Grèce anciennes. Le Moyen Âge, qui l'… Lire la suite
MAUVE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Ancien légume (Malva sylvestris L. ; malvacées) sans doute d'origine préhistorique (comme certains chénopodes, l'arroche, le pourpier). Les Grecs et les Romains appréciaient les feuilles de la mauve et ses jeunes pousses cuites à la façon des épinards, autant pour leur saveur que pour leurs vertus laxatives. Hésiode, Horace, Cicéron l'ont… Lire la suite
MÉDECINES ALTERNATIVES

Écrit par :  Bernard CHEMOUNYBernard POITEVIN

Dans le chapitre "Indications"  : …  indications plus précises peuvent être dressées pour les quatre thérapeutiques les plus utilisées. *La phytothérapie : « Aucun peuple au monde n'a pu faire l'économie de l'apport et de la participation du monde végétal au savoir médical » (Pierre Cornillot). Cela est également vrai pour la thérapeutique classique, dont une proportion importante de… Lire la suite
MÉDICAMENTS

Écrit par :  Paul-Étienne BARRALHélène MOYSEJean-Yves NAUMichel PARISRené Raymond PARIS Universalis

Dans le chapitre " Le médicament à travers les âges"  : …  pour toutes les parties du corps, renseignent sur les drogues employées à cette période. À côté de *plantes toujours utilisées aujourd'hui comme sédatifs (pavot, jusquiame), purgatifs (séné, ricin, coloquinte), diurétiques (scille), etc., figuraient divers ingrédients : sang, os, graisses animales, et des minéraux comme l'ocre. La médecine était… Lire la suite
MÉLISSE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Simple très populaire depuis que les carmes déchaussés de la rue de Vaugirard, à Paris, en composèrent au début du xviie siècle leur célèbre « eau de mélisse ». Bien que la plante (Melissa officinalis L. ; labiées) fût connue des Grecs et des Latins, c'est aux médecins arabes du Moyen Âge que la mélisse doit les… Lire la suite
MENTHE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Groupe complexe d'espèces, de variétés et d'hybrides, les menthes (famille des labiées) n'ont reçu que très tardivement leur individualité botanique, mais leur parfum les a désignées très tôt à l'attention des hommes : les Égyptiens en cultivaient déjà au ~ xiie siècle. De l'Antiquité à nos jours, elles ont connu toutes les… Lire la suite
MILLEPERTUIS

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Simple magique célèbre pendant tout le Moyen Âge sous le nom de Fuga daemonum, le millepertuis (Hypericum perforatum L.), cueilli au matin de la Saint-Jean, au plus fort des influences solaires, était censé chasser l'Esprit des ténèbres et guérir les possédés. Son suc rougeâtre est peut-être (« principe des signatures ») à l'… Lire la suite
MOLÈNE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Les fleurs du bouillon-blanc (Verbascum thapsus L. ; scrofulariacées), auxquelles on peut substituer celles des autres molènes, renferment un pigment jaune, des sucres, du mucilage, une saponine, un phytostérol, des traces d'huile essentielle. Depuis l'Antiquité, on met à profit leurs propriétés émollientes, adoucissantes, expectorantes.… Lire la suite
MORELLE DOUCE-AMÈRE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Parente sauvage de la tomate et de la pomme de terre, la morelle douce-amère (Solanum dulcamara L. ; solanacées) renferme deux saponosides de nature différente, l'acide dulcamarétique et l'acide dulcamarique, qui sont à l'origine de la saveur d'abord sucrée, puis amère, de la tige mâchée. Il y a en outre un glucoalcaloïde, la solacéine,… Lire la suite
MUGUET, botanique

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Plante très toxique, en dépit de son parfum innocent, le muguet (Convallaria majalis L. ; liliacées) peut provoquer des malaises : un simple brin mâchonné ou les émanations d'un bouquet dans une pièce close ont suffi à indisposer certains sujets. On a relaté des intoxications par l'eau d'un vase de muguet, bue par erreur. Les parties… Lire la suite
MYRTE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *C'est un peu l'eucalyptus européen (qui appartient aussi à la famille des myrtacées), très anciennement usité dans les régions méditerranéennes qui l'hébergent. Les hippocratiques, au ~ ve siècle, employaient le myrte (Myrtus communis L. ; myrtacées) en astringent et vulnéraire. Les Latins en faisaient presque une… Lire la suite
MYRTILLE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Récoltée en masse pour la gelée et la liqueur dans les régions où elle abonde (60 000 t certaines années, en Bavière), la myrtille est aussi un fruit médicinal non négligeable. Elle renferme, outre les quatre cinquièmes de son poids d'eau, 5 à 7 p. 100 de sucres, des tanins, des acides (citrique, malique, quinique en particulier), de nombreux sels… Lire la suite
ORIGAN

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Aromate bien connu, aux propriétés médicinales très intéressantes, l'origan (Origanum vulgare L. ; labiées), appelé le plus souvent « marjolaine », a été confondu autrefois, et même de nos jours, avec la marjolaine vraie (Majorana hortensis Moench), labiée voisine originaire du Sud-Est méditerranéen et d'Asie occidentale. Les deux… Lire la suite
ORTA GARCIA DE (1499 ou 1501-1568)

Écrit par :  Gabriel GACHELIN

…  Goa en Inde en 1568, est un médecin portugais connu pour un traité de médecine tropicale à base de *plantes. Formé à Salamanque en Espagne, converti au catholicisme, son origine juive détermine très largement sa vie. De retour à Lisbonne en 1526, il devient médecin du roi Jean III mais, sans doute parce qu'il est marrane, quitte le Portugal en 1534… Lire la suite
ORTIE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *« Mauvaise herbe » détestée, l'ortie est pourtant l'une des plantes les plus utiles d'Europe. Les deux espèces les plus répandues, l'ortie dioïque ou grande ortie (Urtica dioïca) et l'ortie brûlante ou petite ortie (Urtica urens), ont les mêmes emplois. Plante des terres azotées, fréquentant surtout les lieux habités, l'ortie, qui… Lire la suite
PARIÉTAIRE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Plante sans aucun attrait, la pariétaire officinale (Parietaria officinalis L. ; urticacées) n'est pas sans vertus. Connue des médecins des premiers siècles, qui l'indiquaient dans la toux, les maux de gorge, les maladies de peau, les tumeurs, les traumatismes, célébrée comme vulnéraire et antilithiasique à la Renaissance, elle gardera de… Lire la suite
PARISETTE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Plante vénéneuse (Paris quadrifolia L. ; liliacées) dont toutes les parties, surtout les feuilles, renferment deux glucosides toxiques, le paristyphnoside et le paridoside, qui dérive vraisemblablement du premier par hydrolyse. Elles contiennent, en outre, de l'asparagine, des acides citrique, malique, phosphorique, une résine,… Lire la suite
PASSIFLORE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *La composition chimique des passiflores (Passiflora incarnata L. ; P. caerulea L. ; passifloracées) est encore assez mal connue. Elles contiennent en particulier, pour principes actifs, des matières résineuses, un alcaloïde, un composé cyanogénétique (présent seulement chez P. coerulea, qui est aussi très riche en… Lire la suite
PAVOT

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Plante cultivée pour ses graines alimentaires, oléagineuses, plusieurs millénaires avant notre ère dans l'Est méditerranéen, d'où elle est vraisemblablement originaire (le type primitif est le pavot à feuilles velues, Papaver setigerum L., à capsule munie d'orifices sous le disque stigmatique). L'Iliade en parle et il semble qu'… Lire la suite
PERSIL

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Devenu le plus commun des aromates, le persil (Petroselinum hortense L. ; ombellifères) a pourtant dû attendre la fin du Moyen Âge pour passer de l'officine à la table. Il n'avait, semble-t-il, auparavant, que des emplois médicinaux. Dioscoride, au ier siècle, en connaissait déjà les propriété emménagogues et… Lire la suite
PIN

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Les emplois médicinaux des pins (genre Pinus L.) sont très nombreux : les bourgeons floraux, la résine purifiée, ou térébenthine vraie, et le produit de sa distillation, l'essence de térébenthine, le goudron extrait du bois par combustion lente ou distillation sont susceptibles d'usage médical. Une longue tradition explique que les pins… Lire la suite
PISSENLIT

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Curieusement, les Anciens ne parlent pas du pissenlit (Taraxacum officinale Weber ; composées) dont le nom apparaît au xvie siècle, en même temps que la relation de ses propriétés diurétiques (Jérôme Bock, 1546). Olivier de Serres (1600) est l'un des premiers à mentionner l'emploi cholagogue des fleurs contre la… Lire la suite
PLANTAINS

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Des vingt-cinq espèces françaises du genre, plusieurs ont des emplois médicinaux. On récolte surtout le grand plantain (Plantago major L.), le plantain lancéolé (P. lanceolata L.), les « herbes aux puces » (P. psyllium L., P. ramosa Asch., P. cynops L.). Les emplois sont identiques pour les parties… Lire la suite
PRÊLE DES CHAMPS

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Médicinale très importante, que rien apparemment ne distingue des mauvaises herbes les plus banales, la prêle des champs (Equisetum arvense L. ; équisetacées) peut se confondre avec la grande prêle ivoirine (Equisetum telmateia). Déjà citée par les Latins, mais sans grands commentaires, elle trouve sa première qualification… Lire la suite
PRIMEVÈRE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *« Herbe à la paralysie », « herbe de Saint-Pierre », la primevère officinale (Primula veris L. ; primulacées) a connu de nombreux usages en médecine ancienne, du Moyen Âge au xviiie siècle, où on la prescrivait encore dans certains troubles nerveux, la paralysie et le bégaiement. La tige souterraine (rhizome) de la… Lire la suite
REINE DES PRÉS ou ULMAIRE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Plante diurétique et sudorifique d'un grand intérêt, la reine des prés (Filipendula ulmaria L., Maxim. = Spiraea ulmaria L.) est une rosacée. Peu connue avant le xixe siècle, elle est considérée de nos jours comme l'un des meilleurs remèdes végétaux européens de la cellulite et de l'adipose, très utile aussi… Lire la suite
RENOUÉE DES OISEAUX

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Herbe des plus vulgaires, qui croît jusque sur les trottoirs des villes et qui est l'un des meilleurs toniques astringents indigènes. Pline et Dioscoride (ier s.) recommandaient la renouée des oiseaux (Polygonum aviculare L. ; polygonacées) contre les hémorragies et la diarrhée, indications qu'elle a conservées jusqu'à… Lire la suite
ROMARIN

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Plus connu dans l'Antiquité pour son parfum balsamique que pour ses vertus médicinales, cultivé dans les monastères du Nord dès le haut Moyen Âge, probablement dans un but thérapeutique, le romarin (Rosmarinus officinalis L. ; labiées) accéda au xvie siècle à une renommée exceptionnelle grâce à la fameuse « eau de la… Lire la suite
SALICAIRE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Cette grande et belle plante (Lythrum salicaria L. ; lythracées) n'avait pas échappé aux médecins de l'Antiquité : Dioscoride, la confondant avec la lysimaque à fleurs jaunes (primulacées) qui croît souvent en sa compagnie, la conseillait dans les hémorragies et les flux de ventre. Ces indications, longtemps oubliées, réapparaîtront chez… Lire la suite
SARRIETTE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Aromates de senteur et de saveur assez distinctes, la sarriette des jardins (Satursia hortensis L.) et la sarriette vivace (S. montana) peuvent être confondues pour l'usage thérapeutique. Ces labiées renferment (surtout dans les glandes bien visibles à la loupe sur les feuilles) 0,10 à 0,18 p. 100 d'essence aromatique riche en… Lire la suite
SAUGE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Salvia : « Celle qui sauve. » Son nom seul résume la confiance immense dont la sauge (Salvia officinalis L. ; labiées) a joui au long des siècles. Plus ou moins confondue par les Anciens avec d'autres labiées aromatiques, cultivée dans les monastères au ixe siècle, elle a été considérée au Moyen Âge comme une… Lire la suite
SAULE BLANC

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Arbre médicinal de premier plan, connu depuis des millénaires, le saule blanc (Salix alba L. ; salicacées) était pour Dioscoride (ier s.) hémostatique et contraceptif. D'après Galien (iie s.), peu de médicaments avaient autant d'usages que la sève de saule. Très employé à la Renaissance,… Lire la suite
SÉCRÉTIONS VÉGÉTALES

Écrit par :  Philippe BOUCHETJean-Charles MESTRE

Dans le chapitre "Applications pharmaceutiques et industrielles"  : …  pharmacie (cf. médicamentspharmacologie) qu'à des usages industriels. Parmi les *principales sécrétions d'intérêt pharmaceutique, on peut citer la résine des poils sécréteurs des sommités fleuries du chanvre indien, responsable des propriétés stupéfiantes de cette drogue, et les nombreuses essences des poils sécréteurs des… Lire la suite
SOUCI, botanique

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Le beau souci officinal des jardins (Calendula officinalis L. ; composées) et son proche parent sauvage, le souci des champs (Calendula arvensis L.), ont les mêmes usages et sans doute la même composition chimique. Le premier, qui seul a été étudié de ce point de vue, renferme un pigment complexe, de la nature des caroténoïdes,… Lire la suite
SUREAU

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Arbuste familier aux usages thérapeutiques étendus, le sureau (Sambucus nigra L. ; caprifoliacées) est connu depuis l'Antiquité. Les palafittes d'Annecy (env. ~ 2500-~ 1800) ont livré ses graines en masse. Il est prescrit comme diurétique et laxatif par les hippocratiques (~ ive s.) et par Dioscoride (ierLire la suite
TAMIER ou HERBE AUX FEMMES BATTUES

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Parent des ignames tropicales et comme elles pourvu d'un énorme tubercule toxique à l'état cru, le tamier (Tamus communis L. dioscoréacées) doit son nom populaire d'« herbe aux femmes battues » à l'usage très ancien de cette souche sur les meurtrissures. Seule partie usitée, la racine, riche en amidon et en mucilage, est littéralement… Lire la suite
THYM

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Condiment des plus communs, le thym (Thymus vulgaris L. ; labiées) doit son parfum à une essence (0,3 à 0,5 p. 100 du poids frais) bien moins toxique que celle des autres labiées aromatiques, composée de 20 à 40 p. 100 de phénols (thymol et carvacrol), d'alcools (bornéol, linalol) et de carbures (pinènes, camphène). La plante renferme en… Lire la suite
TILLEUL

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Les fleurs des tilleuls (Tilia cordata Miller, T. platyphyllos Scop., T. europaea L. ; tiliacées), apparemment inutilisées jusqu'au xvie siècle, sont aujourd'hui à la base de l'une des tisanes les plus populaires. Elles renferment 0,4-0,5 p. 100 d'une essence au parfum suave (contenant du farnésol,… Lire la suite
TUSSILAGE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Toujours remarqué par sa floraison très précoce, le tussilage (Tussilago farfara L. ; composées) ne l'est plus guère parmi les simples. Son nom pourtant (de tussis, « toux », et ago, « je chasse ») résume des propriétés bien réelles. Les feuilles (qui valent à la plante le nom de pas-d'âne) contiennent une substance amère… Lire la suite
VALÉRIANE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Les Latins employaient déjà des valérianes méditerranéennes, mais les propriétés antispasmodiques de la valériane officinale (Valeriana officinalis L. ; valérianacées) n'ont été révélées qu'en 1522 par le Napolitain Fabius Columa (il s'était guéri de l'épilepsie par son usage). La racine de valériane, seule partie employée, renferme une… Lire la suite
VERVEINES

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Le nom de verveine désigne habituellement de nos jours la verveine citronnelle (Lippia triphylla L.), originaire du sud-ouest de l'Amérique du Sud, introduite en Europe à la fin du xviiie siècle et devenue l'une des plantes à tisanes aromatiques les plus communes. Cette exotique a éclipsé la verveine officinale indigène… Lire la suite
VIOLETTE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *La pensée sauvage (Viola tricolor L. ; violacées) aux multiples variétés renferme un peu d'huile essentielle composée surtout de salicylate de méthyle, de l'acide salicylique, des tanins, une saponine. C'est une excellente dépurative, très efficace dans certaines dermatoses : croûtes de lait infantiles, acné, psoriasis, eczéma persistant,… Lire la suite

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