Écrivain français. Fils d'un général tombé à Sedan en 1870, Paul Margueritte suit des études secondaires au Prytanée militaire de La Flèche, mais il renonce à la carrière militaire et travaille dans l'administration publique. Influencé par l'école naturaliste Paul Margueritte prétend, dans Mon Père (1884), donner une dimension sociale à son témoignage filial. Après La Confession posthume (1886) et Pascal Géfosse (1887), il rompt avec Zola, dont il était d'ailleurs moins proche que des Goncourt, et il signe le Manifeste des Cinq qui, à la suite de la publication du roman de Zola La Terre, clôt son expérience naturaliste. Jours d'épreuve (1889) et La Force des choses (1891) le rapprochent d'une certaine observation psychologique qui n'est pas sans rappeler le roman russe. Il substitue en effet à sa première rigueur dans les descriptions sociales l'analyse précise des drames individuels, vus de l'intérieur, qui eux aussi reflètent, dans une perspective différente, la dimension de l'histoire. La Tourmente (1893) est certainement le meilleur roman de cette période. De 1896 à 1908, il collabore avec son frère Vict […]
