Fils du docteur André Robinet, qui avait été maire adjoint du VIe arrondissement de Paris, petit-fils du docteur Gabriel Robinet, dont il devait associer le prénom à son nom de famille, et arrière-petit-fils du docteur Jean-François Robinet, qui avait été l'ami et le biographe d'Auguste Comte, Louis Gabriel-Robinet ne semblait pas prédestiné à la carrière de journaliste. Pourtant, dès 1924, alors qu'il est élève à l'École alsacienne, il fonde un journal, Le Poussin enchaîné, où il occupe toutes les fonctions. Après ses licences de lettres et de droit, il s'inscrit au barreau, tout en collaborant à La Revue des Deux Mondes. Mais, en 1934, préférant l'écriture à la parole, il quitte définitivement la toge et entre comme reporter à L'Époque et à L'Écho de Paris, où sa première mission consistera à rendre compte de la manifestation du 6 février sur la place de la Concorde. En mars 1937, sur la recommandation de Gérard Bauer, il entre au Figaro. Il n'en ressortira plus et son destin se confondra dès lors avec celui de ce quotidien. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il suit l'équipe rédactionnelle à Lyon, jusqu'à l'interruption […]
