D'abord professeur d'histoire à Toronto et à Oxford, puis diplomate à Londres, Pearson est rappelé au Canada en 1941, et devient sous-secrétaire d'État adjoint. Après avoir été ambassadeur aux États-Unis, il représente le Canada dans des conférences internationales et à l'O.N.U. En 1947, il préside la commission des affaires politiques et de sécurité de l'Assemblée générale des Nations unies. Député en 1948, il est jusqu'en 1957 secrétaire d'État aux Affaires étrangères dans le cabinet Saint-Laurent ; il intervient, en particulier, comme médiateur dans l'affaire de Suez, ce qui lui vaut d'être lauréat du prix Nobel de la paix en 1957. Leader du Parti libéral à partir de 1958, il devient Premier ministre au lendemain des élections de 1963 qui sont favorables à son parti. Il doit faire face à des difficultés intérieures croissantes : en 1965, les libéraux perdent la majorité absolue à la Chambre des communes ; d'autre part, la question québécoise se pose de manière de plus en plus aiguë et tend à devenir un problème central dans la vie politique canadienne. Pearson démissionne de son poste en décembre 1967 et se retire de la vie politique l'année suivante. Son nom est attaché à un rapport dressant un plan d'aide aux pays en voie de développement publié en 1969, le Rapport Pearson.
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