Né en Andalousie, ce fils de famille aristocratique, Juan Valera y Alcalá Galiano, commença par la Carrière en accompagnant à Naples le célèbre duc de Rivas, diplomate écrivain. Les obligations de sa profession le transportent en maintes capitales d'Europe, et même vers celles d'Amérique : Rio de Janeiro et Washington ; enfin à Vienne où il fut ambassadeur de 1893 à 1895. À cette dernière date, sa cécité presque totale le ramène en Espagne où il mourra aveugle et octogénaire, mais encore actif.
Quoique réputé surtout comme romancier, Valera débute en littérature par des Essais poétiques (Poesías, 1844), pratique le journalisme en rédigeant de nombreux textes historiques et critiques, même polémiques (voir par exemple sa controverse modérée avec la comtesse de Pardo Balzán sur le naturalisme). Mais ce n'est que vers la cinquantaine qu'il publie son premier roman : Pepita Jiménez, récit en grande partie épistolaire, d'une psychologie assez pénétrante, des amours éthérées mais passionnées d'une jeune veuve avec un séminariste. Parmi les romans qui suivirent, bornons-nous à citer Doña Luz (1879) qui met encore en scène des gens d'Église. Dan […]
