Romancier portugais dont l'œuvre abondante dénonce avec générosité la condition misérable des exploités et s'inspire avec réalisme des souvenirs d'une expérience mouvementée. Né dans un petit village du nord du Portugal, Salgueiros, d'une famille très pauvre, José Maria Ferreira de Castro part, dès l'âge de douze ans, pour le Brésil et travaille quelques années dans des conditions très dures comme seringueiro (résinier) dans une exploitation de caoutchouc sur les rives du rio Madeira. C'est dans la forêt qu'il écrit son premier roman, Criminoso por ambição.
Après avoir exercé plusieurs métiers à Belém, il se lance dans le journalisme. À vingt et un ans, il se fixe à Lisbonne où, malgré la misère, il continue avec acharnement d'écrire pour les journaux ; il fonde quelques revues, fait éditer quelques ouvrages. Dans les années de l'après-guerre ses œuvres se multiplient : O Êxito facil, Sangue negro (1923), Le Pèlerin du Nouveau Monde (O Peregrino do mundo novo, 1926), O Vôo nas trevas (1927), A Casa dos móveis dourados (1927), A Epopeia do trabalho (1926).
À la révolte et au style imagé de la prem […]
