Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

HOSPICE

Pendant longtemps on ne put distinguer les hospices des hôpitaux ; mais l'institution des hôtels-Dieu, à la fin du Moyen Âge, leur permit un début de spécialisation. Certes, aucune misère ne fut indifférente aux pieux fondateurs (couvents, riches particuliers, municipalités). Cependant dans les villes, les malades étaient le plus souvent dirigés vers les hôtels-Dieu alors que les hospices accueillaient de préférence pèlerins, voyageurs, pauvres et incurables. Certains, très rares, étaient même spécialisés, comme l'hospice des Quinze-Vingts fondé par Saint Louis, en 1254, à Paris, pour les aveugles. Les hospices furent innombrables en Europe occidentale. La plupart des grandes villes en avaient des dizaines, les autres au moins un à l'intérieur et un ou plusieurs à l'extérieur pour recevoir ceux qui arrivaient après la fermeture des portes. Mais on en trouvait aussi dans les villages, surtout ceux des routes de pèlerinage. À chaque passage difficile (rivière, montagne),ces asiles assuraient de surcroît le service d'un bac, l'entretien d'un pont ou la protection de ceux qui passaient les cols (Grand-Saint-Bernard). Les hospices étaient d'autant plus modestes qu'ils étaient nombreux. Ils ne pouvaient héberger habituellement que de trois à vingt-cinq personnes ; chaque pèlerin ne pouvait y rester qu'une ou deux nuits, à moins d'être malade, et les pauvres n'y étaient admis que s'ils n'avaient pas la force de mendier. Le personnel était réduit : le « maître » nommé à vie ou pour un temps (souvent trois ans) et un ou deux frères, une ou deux sœurs pour l'entretien, la préparation des repas et le travail des terres attenantes. Sous le contrôle et la protection des évêques, des municipalités ou des souverains, ils jouissaient de privilèges, telle l'exemption d'impôts. Legs et dons accroissaient leur patrimoine aux revenus duquel pouvaient s'ajouter le produit des quêtes et le bénéfice tiré de différents droits.

Gabriel LLOBET

Retour en haut

Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« HOSPICE » est également traité dans :

HÔPITAL

Écrit par :  Robert-Frédéric BRIDGMAN

Dans le chapitre "Des sanctuaires aux œuvres charitables"  : …  chrétien sont nombreuses mais modestes. Le rôle des pèlerinages n'est pas négligeable, et les *hospices jalonnent les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et les routes de Rome. Les ordres hospitaliers apparaissent au xe siècle, mais il faut attendre le xiie siècle pour que les agglomérations urbaines… Lire la suite
HOSPITALIERS ORDRES RELIGIEUX

Écrit par :  André DUVAL

… *Ordres religieux masculins voués spécialement à l'hospitalité. Ils sont une création du Moyen Âge. Ils procèdent habituellement de l'établissement d'un nouvel hôpital, qui en vient à essaimer ou à s'annexer d'autres maisons ; l'ordre prend ensuite le nom de l'hôpital fondateur. La congrégation des Hospitaliers de saint Antoine, reconnue comme ordre… Lire la suite
HÔTEL-DIEU

Écrit par :  Gabriel LLOBET

… *Terme générique qui s'est imposé à partir de la fin du Moyen Âge pour désigner l'hôpital principal de nombreuses villes. À l'origine, il est malaisé de distinguer les hôtels-Dieu des hospices et des hôpitaux. Il semble cependant qu'on ait voulu désigner ainsi les établissements charitables fondés et contrôlés par les évêques, représentants par… Lire la suite
PAUVRES LOIS DES

Écrit par :  Roland MARX

… *Le miséreux, dans l'Angleterre d'Élisabeth Ire comme dans celle de Victoria trois siècles plus tard, n'est pas seulement une victime qui mérite la charité de cœurs chrétiens ; c'est aussi un marginal dangereux pour l'ordre social. Organiser par un code de lois une série de mesures protectrices de la société plus que de l'individu secouru… Lire la suite
SAINT-BERNARD COL DU GRAND-

Écrit par :  Paul GUICHONNET

… *Entre le Valais et le val d'Aoste, le Grand-Saint-Bernard est l'un des plus anciens passages de l'arc alpin. Il s'ouvre, à 2 472 mètres, entre les massifs du Mont-Blanc et du Grand-Combin, unissant les vallées du Buthier, tributaire de la Doire Baltée et du Pô, et d'Entremont, affluent du Rhône. L'impératif de franchissement a dû triompher de… Lire la suite

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média