L'organisation de l'assistance n'est pas propre au monde médiéval. La Grèce antique avait créé un organisme comme le Prytanée, où le citoyen ayant mérité de la patrie pouvait trouver les soins dont il avait besoin. Des traitements médicaux étaient dispensés dans des cliniques privées ou iatreia. Dans les asklepieia, sortes de lieux de pèlerinage, le malade venait chercher auprès des prêtres du dieu Asklépios la guérison de son mal. Une enceinte sacrée renfermait le temple et les portiques où les malades attendaient la manifestation du dieu, signe de guérison. Ainsi Épidaure, Athènes, Cos, Smyrne comportaient d'importantes asklepieia. Rome eut aussi ses sanctuaires d'Asklépios ; le plus important se trouvait dans l'île Tibérine. Mais peut-on parler d'« assistance » alors que tout sentiment charitable est exclu de ces établissements où à l'intérieur de l'enceinte sacrée le malade ne doit pas mourir ni la femme accoucher ? Il existait aussi des cliniques privées, comme la maison du chirurgien à Pompéi où de nombreux outils chirurgicaux ont été retrouvés. Seuls les esclaves des latifundia et les soldats font l'objet d'une assistance, qui n'a toutefois pas […]
