Compositeur né à Holesov (Holleschau) en Moravie, élève sans doute de Johann Joseph Fux à Vienne, Richter entre, après un voyage en Italie en 1740, au service du prince-abbé de Kempten. À la mort de celui-ci (1747), il est appelé, d'abord comme chanteur, puis comme violoniste, chef d'orchestre et compositeur, à la cour du fameux prince-électeur de Mannheim : lui et Johann Stamitz dominent sans conteste la première génération de l'école à laquelle Mannheim ne tardera pas à donner son nom. C'est alors que Richter compose la plus grande partie de sa production instrumentale : concertos, sonates de chambre, quatuors à cordes (son opus 5 est à peu près contemporain des premiers quatuors de Joseph Haydn), symphonies. Il se distingue, entre autres, de Stamitz, par la façon dont il sait, par-delà toute « galanterie », garder le contact avec l'ancienne écriture fuguée (ce genre de démarche sera bientôt, pour Haydn et Mozart, un des moyens d'accès au style classique). En 1769, Richter arrive à Strasbourg où, jusqu'à sa mort, il occupe les fonctions de maître de chapelle à la cathédrale, en se consacrant pour une grande part, contrairement aux années précédentes, à la musique religieuse.
Marc Henri VIGNAL
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