C'est la jeune et encore faible Federation of Organized Trades and Labor Union (F.O.T.L.U.) qui a appelé les ouvriers américains à faire grève en faveur de la journée de huit heures le 1er mai 1886. Le mouvement, toutefois, a été un succès en raison du renfort apporté par les Knights of Labor (Chevaliers du travail), organisation héritière de traditions maçonniques, alors beaucoup plus puissante que les syndicats. La grève fut l'occasion de grands défilés ouvriers dans les rues des principales villes industrielles des États-Unis. Le 3 mai, quatre ouvriers étaient tués à Chicago. Le lendemain, une bombe explosait dans la même ville, sur la place du Haymarket, lors d'un rassemblement appelé par les anarchistes. Bien que les responsabilités n'aient jamais été établies, la répression qui s'ensuivit de la part des pouvoirs publics s'étendit à toutes les coalitions ouvrières se réclamant des idéologies socialistes et anarchistes.
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Manifestation de Haymarket Affrontement entre policiers et ouvriers lors la manifestation du 4 mai 1886, place du marché au foin (Haymarket), à Chicago. Après un procès inique, neuf dirigeants syndicaux seront condamnés pour l'attentat à la bombe ayant déclenché les violences. Quatre d'entre eux seront pendus le 11 novembre 1……
Crédits: Erich Lessing/ AKG Consulter
Cet épisode eut deux conséquences importantes : aux États-Unis, la constitution de l'A.F.L. (American Federation of Labor) devait se réaliser sous le signe de l'apolitisme le plus strict ; en Europe, en 1889, les socialistes européens décidèrent, lors de la création de la IIe Internationale, de commémorer l'événement chaque 1er mai en faisant de celui-ci une journée internationale des travailleurs.
Jean-Marie PERNOT
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