L'édit de 1635, qui interdisait aux Japonais de sortir du territoire ou d'y revenir s'ils s'étaient installés outre-mer, fait partie d'une série de mesures prises de 1629 à 1639 pour restreindre les échanges avec l'étranger. Celles-ci s'expliquent par la volonté d'arrêter l'hémorragie de métal précieux qu'entraînait le commerce international. On assiste ainsi à une réduction progressive du nombre des partenaires commerciaux, du volume et des lieux d'échanges autorisés. En 1639, il ne reste plus qu'un seul port ouvert, Nagasaki, et uniquement aux Hollandais et aux Chinois pour un nombre limité de bateaux. Le danger que représentait aux yeux des autorités le christianisme (interdit en 1612) fut une raison supplémentaire à la restriction des contacts avec les Occidentaux. Mais, si les livres religieux furent interdits, les écrits scientifiques hollandais marquèrent la vie intellectuelle japonaise de la fin du xviiie et du début du xixe siècle. La réouverture du Japon ne se fit qu'à partir de 1853, sous la pression américaine.
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Persécutions des chrétiens au Japon Sous la dynastie des Tokugawa (1603-1868) la fermeture du Japon à toute influence extérieure s'accompagne de persécutions religieuses. Avant la fin du XVIIe siècle, les chrétiens ont tous été expulsés ou massacrés. Martyre des Jésuites au Japon le 10 septembre 1622, détail. Peinture japonaise, anonyme, XVIIe siècle. Église Santa Maria del Gesù, Rome.…
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François MACÉ
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