Très jeune, Giulio Evola pense à une carrière artistique et fréquente à Rome l'atelier de Balla. De la même époque datent ses premières compositions poétiques qu'il signe Julius Evola, suivant son penchant pour la culture allemande. En 1917, il participe au conflit, expérience dont il reste trace dans divers poèmes de « mots en liberté » rédigés à la même date. En 1920, Tzara le met en contact avec A. Fiozzi et C. Cantarelli, avec lesquels il constitue le groupe Dada italien qui eut pour organe la revue Bleu, publiée à Mantoue (1920-1921). À Rome, il organise plusieurs soirées dadaïstes tandis que comme peintre, après avoir exposé en 1919 avec les futuristes au palais Cova de Milan, il participe en 1920 à l'Exposition internationale d'avant-garde de Genève. En 1921, il organise une nouvelle exposition Dada chez Bragaglia à Rome, avec Fiozzi et Cantarelli, et les tableaux figurent, l'année suivante, au salon Dada de la galerie Montaigne à Paris. En 1923, il arrête toute activité artistique pour se consacrer à la rédaction de plusieurs livres de philosophie où il élabore le système de l'« idéalisme magique ». Il poursuit en même temps l'étude des doctrines orientales jusq […]
