Camarade d'études de Dostoïevski, Dimitri Grigorovitch se rend célèbre par ses nouvelles paysannes : Le Village (Derevjnja, 1846), Antoine le pauvre hère (Anton Goremyka, 1847). Inspirées par George Sand, pathétiques, visant à toucher la sensibilité du lecteur, elles ne résistent pas à la comparaison avec les Récits d'un chasseur de Tourgueniev parus peu après, mais classent leur auteur dans l'école « naturelle » prônée par Bielinski. S'appuyant sur une documentation ethnographique, il écrit ensuite des romans Les Pêcheurs (Rybaki), Les Transplantés (Pereselency), et plus tard l'histoire tragique d'un petit acrobate, Le Garçon de gutta-percha (Guttaperčevyj mal' čik, 1883).
