Le 24 mars 1999, à la suite d'une fuite de carburant et de l'échauffement du moteur, la cabine d'un semi-remorque frigorifique s'enflamme alors que le véhicule est au milieu du tunnel du Mont-Blanc (d'une longueur de 11,6 km). Vingt-six véhicules sont détruits dans cet incendie qui fait trente-neuf victimes dont trente-sept par asphyxie.
Cette catastrophe est tout à fait unique dans l'histoire des tunnels routiers : c'est le seul cas où des personnes sont mortes en grand nombre par intoxication. Sont en cause : la fuite de carburant initiale, la remorque frigorifique du premier camion en feu (avec production vraisemblable d'acide cyanhydrique en grande quantité), la nature du chargement (9 tonnes de margarine qui ont fondu et brûlé comme de l'huile), la faible distance entre les véhicules arrêtés, le nombre trop réduit d'abris et l'absence de dispositif d'évacuation autre que le tunnel lui-même, l'absence d'extracteur de fumée dans la zone de l'incendie qui, conjuguée avec une arrivée d'air frais trop importante, a provoqué très rapidement l'envahissement du tunnel par la fumée.
Des travaux de réhabilitation et de modernisation du tunnel du Mont-Blanc, lancés en 20 […]
