Danse d'origine française, que caractérise un premier balancement sur place par déplacement latéral des pieds (que le vieux français appelait « branlement », d'où le nom dérivé), et qui fut fort en vogue du règne d'Henri III à la mort de Louis XIV. Elle est de rythme binaire (parfois ternaire), de tempo modéré. À ses origines, le branle s'exécutait avant les autres danses. Un bal pouvait commencer par trois branles : les personnes d'un certain âge se réservaient le branle double, au tempo plutôt lent ; suivait le branle simple pour les jeunes ; enfin, un branle gai était l'apanage de ceux qui pouvaient danser un pas rapide. T. Arbeau énumère quatre variétés principales de branles : branle double, branle simple et branle de Bourgogne, au rythme binaire, branle gai, au rythme ternaire. Le branle provient vraisemblablement d'une des parties de la suite en basse-danse, et les branles se constituèrent eux-mêmes en suites. Chaque région de l'Europe connut sa variété. Citons, outre le branle de Bourgogne, ceux de Gascogne, du Poitou, du haut Barrois, d'Écosse, de Malte, le branle Tribory de Bretagne ; il y eut aussi le branle des lavandières, celui des sabots. Dans le branle de sortie, […]
