Mot italien choisi par le pape Jean XXIII pour désigner l'un des trois objectifs qu'il assignait au concile dont il avait annoncé officiellement, le 25 janvier 1959, la réunion prochaine : la modernisation de l'Église catholique (ou « aggiornamento »), son ouverture aux autres Églises (œcuménisme), son ouverture au monde.
Le terme avait été choisi à dessein, pour en éviter d'autres, en premier lieu celui de « modernisation », qui évoquait trop les mauvais souvenirs de la crise moderniste du début du xxe siècle, mais aussi celui de « réforme », qui avait une saveur trop protestante et supposait toutes les distinctions que le père Congar avait introduites dans un livre marquant, Vraie et Fausse Réforme dans l'Église (1950, réédité dès l'annonce du concile). Aggiornamento, qui fit rapidement fortune dans tout le monde catholique, demeurait plus modeste et dépourvu de tout précédent historique : « mise à jour » des structures, des orientations, du langage et des formes d'action du catholicisme.
Le concile — le deuxième du Vatican — s'ouvrit le 11 octobre 1962 et dura jusqu'au 8 décembre 1965 ; son œuvre se répartit sur quatr […]
