Des lustres après leur exécution, en 1953, la culpabilité des époux Rosenberg reste à démontrer. À cette question, les réponses demeurent controversées, le plus souvent marquées au coin de l'idéologie : coupables si l'on se situe dans une optique anticommuniste... et innocents dans le cas inverse. Faute d'une ouverture des archives du K.G.B., le seul témoignage d'anciens agents dans leurs mémoires plus ou moins objectifs permet aujourd'hui d'établir les activités d'informateur du K.G.B. de Julius Rosenberg, mais en aucun cas la fourniture des secrets de la bombe atomique.
À la fin de 1949, le président Truman, en annonçant que l'U.R.S.S. a fait exploser une bombe atomique, rappelle qu'il avait prévu un tel développement dès 1945 ; le général Eisenhower, alors président de l'université Columbia, déclare : « L'information donnée par notre président confirme simplement les prévisions scientifiques. » Cette analyse est vigoureusement combattue par ceux qui proclament l'incapacité de l'Union soviétique à atteindre le niveau de la science et de la technique atomiques des États-Unis autrement qu'en volant à ceux-ci leurs secrets. Les Soviétiques ont-ils bénéficié d'une aide occid […]
