2 mars 2020Guyana. Élections législatives.

 

Le 2, la coalition formée par le Partenariat pour l’unité nationale (APNU) et l’Alliance pour le changement (ANC) du président David Granger conserve sa faible majorité lors des élections législatives, avec 49,9 p. 100 des suffrages et 33 sièges sur 65. Le Parti progressiste du peuple (PPP) obtient 48,2 p. 100 des voix et 32 élus. Le taux de participation est de 72,6 p. 100. Les observateurs internationaux mettent en cause la crédibilité des résultats. En décembre 2018, le Parlement a adopté une motion de censure contre le gouvernement grâce au vote d’un député dissident de l’ANC. Des élections devaient alors être organisées dans les trois mois. Toutefois, le vote de cette motion a donné lieu à une controverse juridique qui n’a été tranchée qu’en juin 2019 par la validation de la motion de censure.

Le 12, la Haute Cour de justice, saisie du contentieux relatif aux résultats électoraux, ordonne un recomptage partiel des bulletins et interdit à la commission électorale de publier des résultats avant la fin de l’opération, ce qui met un terme aux tentatives de l’APNU d’organiser la prestation de serment du président sortant David Granger.

Le 8 juin, le recomptage des bulletins accorde la victoire au PPP, avec 50,7 p. 100 des suffrages et 33 sièges, contre 47,3 p. 100 des voix et 31 élus pour la coalition APNU-ANC. Aux termes d’un accord électoral, le Parti pour la liberté et la justice ainsi que les formations Un Guyana nouveau et uni et Le Nouveau Mouvement obtiennent 1 siège partagé, qu’ils occuperont au prorata du nombre de suffrages obtenus.

Le 2 août, la commission électorale valide l’élection d’Irfaan Ali, chef du PPP, à la présidence de la République.

—  Universalis



Pour citer l’article

«  2 mars 2020 - Guyana. Élections législatives. », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 février 2021. URL : http://www.universalis.fr/evenement/2-mars-2020-elections-legislatives/