MALLET ROBERT (1915-2002)

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Poète et universitaire français. Fils d'avocat, diplômé en droit et en lettres, Robert Mallet s'engage en 1942 dans la Résistance. Après la guerre, il se voue à la poésie, à l'édition et à l'université. Auteur d'une thèse et d'un ouvrage sur Francis Jammes, il publie bientôt ses propres poèmes et devient conseiller chez Gallimard. Il y annote de nombreux recueils de poésie et de correspondance. Critique littéraire dans plusieurs périodiques, il anime également des émissions radiophoniques. Ses entretiens avec les plus grands écrivains de l'époque, Paul Léautaud et Jean Paulhan notamment, constituent des archives irremplaçables. Parmi ses œuvres poétiques, qui conjuguent les influences de Mallarmé, Valéry et Apollinaire, se signalent particulièrement Les Signes de l'addition (1953), Mahafaliennes (1962), Quand le miroir s'étonne (1974), Silex éclaté (1976), L'Espace d'une fenêtre (1978) et Cette plume qui tournoie (1988). Parallèlement à ses activités littéraires, Mallet assume de lourdes responsabilités universitaires. On le trouve successivement doyen de la faculté de lettres de Madagascar, recteur de l'académie d'Amiens, mais surtout, à partir de 1969, recteur de l'académie de Paris, vice-président du Conseil supérieur de l'Éducation nationale et chancelier des Universités de Paris chargé d'appliquer la réforme d'orientation universitaire. Dans ces fonctions exigeantes, son esprit universaliste et son sens de la mesure font merveille.

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« MALLET ROBERT - (1915-2002) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 janvier 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-mallet/