FJORDLAND, Nouvelle-Zélande

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Région constituant l'extrémité sud-ouest de l'archipel néo-zélandais. Les paysages du Fjordland, très pittoresques, rappellent ceux des fjords norvégiens : un massif de gneiss a été soulevé jusqu'à 1 000 mètres au sud et 2 500 mètres au nord ; sa surface a été, le plus souvent, réduite à l'état de crêtes par l'encaissement de vallées orientées par des failles et considérablement surcreusées par les grands glaciers du Quaternaire. Après la fonte des glaces, l'océan a envahi ces vallées et les a transformées en baies ramifiées de 20 à 40 kilomètres de longueur. L'origine glaciaire de ces fjords est bien soulignée par leur grande profondeur (près de 400 m pour le Milford Sound) et par la très forte déclivité des parois, échancrées de temps à autre par des vallées suspendues : de nombreuses rivières se jettent dans les fjords par de magnifiques cascades.

Malgré l'exceptionnelle beauté de ces paysages, le Fjordland est peu visité par les touristes : battue par la tempête, la côte est inaccessible et une seule route traverse la montagne (Homer Tunnel) pour atteindre Milford Sound. Le climat est en effet très rude : les vents d'ouest (westerlies) ont ici une très grande intensité, et les perturbations océaniques occasionnent des pluies considérables (5 à 10 m par an). Dans les parties relativement abritées et sur les pentes modérées, une forêt moussue de hêtres à feuilles persistantes (Nothofagus) couvre le sol : c'est là que se réfugient encore quelques-uns des oiseaux reliques, weka, notornis et kiwi.

L'agriculture est impossible, et le pays est pratiquement désert. Une centrale hydroélectrique utilise les eaux du lac Manapouri déversées dans le Doubtful Sound.

—  Alain HUETZ DE LEMPS

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Alain HUETZ DE LEMPS, « FJORDLAND, Nouvelle-Zélande », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/fjordland-nouvelle-zelande/