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DICTATURE DE SYLLA

La dictature de Sylla tente de résoudre la crise politique que connaît la République romaine depuis les Gracques, et qui divise l'aristocratie au sujet du gouvernement de la cité. D'origine noble, Sylla s'illustre d'abord dans plusieurs guerres avant d'être élu consul en — 88. La faction populaire lui ayant retiré la direction de la guerre d'Asie au profit de Marius, il n'hésite pas à entrer dans Rome avec son armée – sacrilège sans précédent – afin d'abattre ses opposants et de récupérer son commandement. Il part alors repousser l'offensive de Mithridate en Asie, mais ses adversaires profitent de son absence pour reprendre le pouvoir à Rome et y faire régner la terreur. Ils doivent cependant faire face, dès — 83, à son retour qui provoque la première guerre civile et aboutit à la défaite de ses adversaires. Celui-ci décide alors d'écraser définitivement ces derniers par la proscription en — 82, procédure inédite qui consiste à afficher le nom des centaines d'aristocrates ayant refusé de se rallier et à les éliminer physiquement. Sylla se fait aussi nommer dictateur, afin de procéder à la restauration des institutions aristocratiques, malmenées par plusieurs décennies d'agitation populaire. Son œuvre accomplie, il abdique en — 80 et meurt l'année suivante. Si les historiens modernes s'interrogent sur le sens de son action, qui a consisté à restaurer le gouvernement aristocratique par des moyens – le pouvoir personnel – qui semblent nier ce type de gouvernement, ils s'accordent en tout cas sur le caractère illusoire de sa tentative, puisque son œuvre est démantelée dans les années qui suivent sa mort.

— Xavier LAPRAY

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. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

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